jeudi 24 juillet 2014

La pluie est de retour, quelques soucis aussi !


Après la canicule vécue plusieurs mois durant, l'on assiste à un retour en force de la pluie, mettant ainsi un terme aux inquiétudes relativement à l'installation effective de la saison des pluies. En l'espace de 10 jours, Niamey la capitale a enregistré deux grosses pluies. Si le spectre des inondations provoquées par les eaux du fleuve n'est pas encore à l'ordre du jour, les habitants de la capitale font face à un autre souci. Le ruissellement ou plutôt la stagnation des eaux.
En effet, avec la saison des pluies, certaines rues de la capitale sont réputées pour leur impraticabilité. Dans certains quartiers comme Bobiel, Nord Faisceau, Lazaret, Zarmagandey à la Rive droite, pour ne citer que ceux-là, ce sont de véritables mares saisonnières qui font leur apparition, compliquant davantage les problèmes de transport pour les populations résidentes. Ainsi, il suffit de dire au taximan le nom de certains quartiers pour qu'il appuie sur son accélérateur. Le plus gentil multiplie par deux, voire par trois, les frais de la course de taxi. Du reste, aucun quartier n'est d'ailleurs épargné.


Mise à part, les désagréments qu'implique une telle situation en termes de mobilité, les eaux stagnantes créent un véritable ''eldorado'' pour les moustiques qui viennent s'y reproduire. Ce qui ajoute aux soucis des ménages le risque de chopper le paludisme, notamment pour les plus jeunes. La question de la stagnation des eaux soulève toute la problématique de la voirie dans notre capitale. Et la responsabilité est partagée. Pour les pouvoirs publics, les infrastructures sont non seulement vétustes mais aussi insuffisantes, sans compter que les nouveaux quartiers qui poussent, à la faveur de l'urbanisation accélérée, sont totalement dépourvus d'infrastructures d'assainissement.
L'autre aspect de la question, c'est le manque d'entretien desdites infrastructures et le comportement des populations qui n'hésitent pas à transformer des caniveaux en décharges pour déchets solides. Le résultat et les conséquences sont là et s'imposent impitoyablement à tous. Chaque année, on reprend le même refrain: rues et maisons inondées. Et c'est parti pour le calvaire, tant que le ciel nous sera clément.
Siradji Sanda
 
 
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