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Jeunesse du Niger

Unisons-nous et construisons le Niger de demain

mercredi 8 mars 2017

Journée de la femme: rencontre avec une cyber nigerienne


Pouvez-vous vous présenter et présenter votre parcours ?

Je suis Ramatou Salifou (état civil) et Inna Karanta sur les réseaux sociaux.  Je suis courtière en assurances et activiste-web, Initiatrice du groupe Nigérien Cyber citoyen avec des amis du web, nous nous efforçons d’amener le nigérien à un changement de mentalité en devenant tout simplement un citoyen modèle.

D’où vous est venu l'idée d'un mouvement sur internet et comment est-il né ? 

Il est né tout naturellement de nombreux coups de gueule sur les réseaux sociaux, nous nous sommes réunis avec les amis et avons décidé de lancer cette initiative afin d’apporter notre plus à la construction de la nation, une nation ne peut se bâtir dans la délation et l’ignorance des textes qui régissent la vie en communauté. Aussi, nous nous battons pour faire connaitre au grand nombre leurs droits et devoirs à travers nos écrits et campagnes de sensibilisation terrain et vidéos. 
Comme l'indique le nom du groupe, Nigérien Cyber citoyen, il s'agit donc de réunir la communauté web nigérienne autour de ce que nous appelons Notre Cause Commune. Cette initiative citoyenne est née donc sur les réseaux sociaux et réunie les nigériens sur le terrain lors d'actions de salubrité, de collecte de fournitures scolaires, de construction de classes en paillote...

Que fait concrètement Nigérien Cyber Citoyen et pourquoi est-ce important au Niger ? 

Comme je l’ai dit plus haut, l’objectif c’est le changement de mentalité. Le groupe a centré son combat sur l’insalubrité dans nos villes. A travers ce dernier, nous voulons amener le nigérien à devenir un bon citoyen, celui-là même qui pourra impacter à son tour son entourage. Nos actions se déroulent dans la ville de Niamey çà va de l’enlèvement de dépotoirs géants, à des séances de salubrité dans les écoles et au cimetière. Nous faisons des spots de sensibilisation autour de thèmes variés.
 Niameyzé, un jeune nigérien auteur de bandes dessinées contribue à cette lutte à travers les dessins avec des messages de sensibilisation.

Nous avons des cyber citoyens dans tout le pays, un clin d'œil au maire d’Agadez initiateur de séance de salubrité avec les agadezois, aux cyber citoyens d'Arlit, de Tillabéry, Diffa, Zinder, Tahoua, Maradi, Dosso et ceux de la Diaspora qui contribuent comme ils peuvent.
L'engagement citoyen est important au Niger car lui seul est capable à l'heure actuelle de réunir tous les nigériens dans un combat commun.
  
Quelle est la place des femmes dans la marche pour un changement de mentalité ? 
Je suis une femme, le noyau dur de NCC c’est Habiba Wahab Raoufou, Aicha Bolho, Balkissa Seyni, Fanta Traoré, Kimba Hadiza  Maiga, Aissa Magagi GANDA, Kadi Salifouizé Fanta Traoré et tant d’autres femmes que je porte dans mon cœur pour leur engagement en faveur d’un lendemain meilleur pour tous, pour vous dire combien, les femmes sont engagées. Nous sommes les 1éres à en pâtir lorsque la société va mal, alors nous ne pouvons qu'être à l'avant-garde de ce changement de mentalité.

Pourquoi est-il important d'impliquer les femmes dans tous projets de développement ? 

La femme, est Amour, Grâce, Beauté, elle porte sur elle tout le poids de l’humanité, elle enfante, elle sécurise le socle familial, elle éduque et guide l’enfant pour devenir un homme. La laisser en dehors des projets de développement serait un tort à l’humanité.

Avez-vous un message à faire passer aux femmes du Niger en cette journée du 8 mars ?

Femme nigérienne, tu es espoir et tout repose sur toi depuis la nuit des temps, alors ne faiblit pas. Continues le combat !
A toutes les femmes émancipées, luttons pour que nos mamans dans les campagnes bénéficient de notre savoir.
Un message à mes grandes sœurs et mamans qui luttent pour nos droits, je rêve d’une protection sociale pour la mère et l’enfant nigérien, une couverture universelle maladie qui balayera tous ses programmes de prise en charge qui en réalité ne soulagent pas véritablement les femmes.
Merci à vous de m’avoir permis de m’exprimer. Je salue au passage les hommes qui nous honorent au quotidien et leur demande de rester à nos côtés pour nos combats qui sont aussi les leurs, une femme épanouie sera une meilleure épouse et maman.



mercredi 28 décembre 2016

JVE CAMPAGNE DE PLAIDOYER Liboré Tillabery

mercredi 2 novembre 2016

Zinder: apprendre un métier pour abandonner la violence

Sur financement de l’Unicef, 73 jeunes issus des « palais » et « fadas » de la région de Zinder ont bénéficié d’une formation dans plusieurs métiers porteurs tel l’informatique, la mécanique, la restauration, la couture ou encore les activités génératrices de revenues pour les filles. Au terme de cette formation, ils viennent de bénéficier de kits constitués de machine à coudre, motos, matériel de mécanique…
Ces kits leur permettront un démarrage effectif de leur activité. La cérémonie de remise du matériel a eu lieu en présence du Gouverneur de la région du Damagaram et du chef de Bureau de l’Unicef basé à Maradi.


Pour rappel, les « palais et « fadas » sont des lieux de regroupement des jeunes souvent violent.  Ces jeunes, filles comme garçons, sont issus de milieu défavorisé et ont pour leur majorité quitté l’école dès le bas âge. Faute d’emploi et de formation, ils se retrouvent dans ces groupes sans avenir.



 

lundi 3 octobre 2016

Alerte : la chicha consume silencieusement la jeunesse nigérienne


Mallik, un jeune lycéen est consommateur régulier de cette nouvelle version du tabac depuis 3 ans. Il explique: « J’ai négocié le dispositif à 7500 FCFA. Quand je n’ai pas assez d’argent, je me débrouille avec mes amis pour s’assurer une prise le matin, une autre dans l’après midi et une dernière avant de dormir. Soit juste trois prises par jour ». Or, il s’agit là, d’une habitude qui a un impact négatif économiquement et peut provoquer de graves problèmes de santé.
De nos jours, il est difficile de passer devant une fada sans apercevoir des jeunes, tuyau à la bouche, entrain de dégager une fumée à odeur multiple (fraise, pomme etc.). En effet, en plus de la consommation souvent abusive du thé et de la cigarette, les fadas sont envahies par ce que d’aucun appelle la nouveauté ; une nouveauté qui se révèle plus couteuse et plus nuisible pour ses consommateurs.
Il s’agit de tout un dispositif muni d’un long tuyau qui prolonge une bouteille d’eau bouillante au-dessus de laquelle se fait la combustion d’un produit aromatisé. Bref, c’est ce qu’on appelle communément  la CHICHA, ARGUILLA ou encore NARGUILLÊ.
Pour la majorité des jeunes, prendre de la chicha est juste un geste anodin que tout«jeune civilisé» doit faire pour se faire remarquer. Or il s’agit là, d’une habitude qui a un impact négatif économiquement et peut provoquer de graves problèmes de santé.  Pire, ce phénomène concerne aussi bien les garçons que les filles. Les plus pervers profitent même pour y introduire autre chose à la place de l’eau et du produit aromatisé. Ce qui ouvre une fenêtre à l’alcoolisme et à la consommation de drogues.
Sur le plan économique, il faut acheter le dispositif complet ARGUILLA. Selon la qualité, son prix varie de 10 000 à plus de 50 000FCFA. En plus d’être consommateur de braises, le dispositif requiert l’achat du combustible qui selon  la boite coûte 1000 FCFA à plus…. Mais les vendeurs de ce produit combustible à odeur multiple s’arrangent pour l’offrir à tous les petits détails. C’est-à-dire une pincée jusqu’à 300 FCFA, de quoi assurer une prise!!!
Manque de dialogue entre les jeunes et leurs parents : un facteur aggravant
Malik, un jeune lycéen est consommateur régulier de cette nouvelle version du tabac depuis 3 ans. Il explique: « J’ai négocié le dispositif à 7500 FCFA. Quand je n’ai pas assez d’argent, je me débrouille avec mes amis pour s’assurer une prise le matin, une autre dans l’après midi et une dernière avant de dormir. Soit juste trois prises par jour ».
 En faisant le calcul estimatif, l’on s’aperçoit que chaque fada qui en consomme effectue des dépenses énormes et inutiles pour s’en procurer. A ce gaspillage d’argent, viennent s’ajouter les dépenses liées au thé et à la cigarette dans les fadas. 
Une somme d’argent exorbitante quand on sait que la plupart des jeunes qui consomment ces produits n’ont aucun revenu en dehors de ce que leurs parents leur octroient. Tout cela, c’est sans compter les éventuelles dépenses à venir en cas de problèmes respiratoires ou de cancer. Aussi surprenant que cela puisse l’être, les parents et autres responsables observent les jeunes persévérer dans la consommation mais n’en manifestent aucune inquiétude dans la mesure où il n’y a pratiquement pas de dialogues entre parents et jeunes adolescents.
Coût additionnel pour la santé
Sur le plan sanitaire, les risques de maladies et de contagion sont évidents. En effet, le fait d’utiliser le même tuyau fait de la chicha un véritable vecteur de plusieurs maladies contagieuses dont le traitement est le plus souvent onéreux, telles que, la tuberculose, les hépatites etc. 
En plus d’être vecteur de maladies, plusieurs études ont montré que sa consommation provoque plus de maladies respiratoires et de cancer que la cigarette. Mieux, selon la conclusion d’une méta-analyse portant sur 542 études publiée dans la revue Public health Reports, au cours d’une seule séance de chicha, une personne inhale 125 fois plus de fumée que lorsqu’elle fume une cigarette, mais aussi 25 fois plus de goudron et 10 fois plus de monoxyde de carbone. 
Conclusion de l’étude : « Une séance de Chicha où l’inhalation est plus longue et plus profonde reviendrait à fumer l’équivalent d’un paquet de cigarettes ». Il est en est de même pour la dépendance qu’elle crée chez le consommateur.
C’est pourquoi les parents, les autorités sanitaires et tout acteur de la santé des jeunes doivent porter un regard critique sur la chicha pour qu’elle ne soit pas un véritable problème de santé publique. Pendant que des pays comme la Tanzanie et le Maroc ont réussi à l’interdire, au  Niger,  on constate la prolifération de plusieurs types de chicha. Cependant, il est encore possible de « rectifier le tir »…

CAN U17: Le Niger, le Ghana et l’Angola qualifiés

Le Niger, le Ghana et l'Angola se sont qualifiés pour la phase finale de la CAN des moins de 17 ans qui se déroulera à Madagascar, pays organisateur, du 2 au 6 avril 2017.


Le Niger a fait match nul, 3-3, à Libreville, face au Gabon, et se qualifie car lors du match aller les Nigériens avaient gagné 1-0. Le Ghana a fait match nul, 0-0, face à la  Côte d'Ivoire lors de son déplacement à Abidjan, et se qualifie après sa victoire sur le sol ghanéen 3-1 à l'aller. L'Angola a battu les Comores à Moroni sur le score de 2-0 et a confirmé sa qualification pour la CAN car lors du match aller, les Angolais avaient gagné 5-0. Ces trois sélections rejoignent Madagascar pour la phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations.