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Jeunesse du Niger

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jeudi 16 avril 2015

9eme Rencontre Annuelle du Réseau des ONG Francophones sur le Climat



Le Niger participe a la 9eme Rencontre annuelle du Reseau Climat et Developpement a Paris du 14 au 18 avril 2015. Cet atelier dont le thème est « Quels defis l’accord de Paris sur le Climat doit-il relever selon la société civile africaine francophone ? ». 14 pays sont representes et 70 participants.
Le Niger est représenté par Issa Garba du Réseau de la Jeunesse Nigérienne sur les Changements Climatiques, Ali Bonguere de EDDER, Moutari Abdoul Madjid de l’ONG Développement pour um Mieux Etre et Sani Ayouba de JVE Niger. 


Cette rencontre ce tient a Paris dans ce contexte d’accueil par la France de la 21e Conférence des Parties a la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique communément appelé « les Négociations Climat » 
Chaque année depuis 2007, le RC&D organise un atelier annuel en vue de la définition de la stratégie de plaidoyer des organisations de la société civile francophone dans le cadre des négociations internationales sur le climat. Cette année, dans l’objectif de renforcer la voix de la société civile francophone dans les négociations et compte tenu de l’importance que revêt le sommet Paris Climat 2015, l’atelier annuel du réseau se tiens à Paris du 14 au 18 avril 2015, afin de pouvoir faciliter le dialogue entre les représentants de la société civile africaine francophone et la Présidence Française.   Il sera précédé, les 12 et 13 avril, d’une réunion  restreinte avec la « taskforce » COP21 du Réseau Climat & Développement.
 Le Réseau Climat & Développement est le seul réseau rassemblant les ONG francophones – majoritairement africaines – sur les questions de climat et de développement. Il comporte à ce jour plus de 70 ONG membres. Chaque année, le Réseau Climat & Développement participe aux conférences internationales sur le climat pour rencontrer les décideurs francophones, décrypter les négociations et rappeler les enjeux clé pour les pays les plus pauvres et vulnérables. En 2015, les membres de la société civile africaine francophone seront amenés à jouer un rôle important dans les négociations et l’ambition de l’accord à Paris fin 2015, à la fois tant que principaux acteurs de terrain dans la lutte contre la vulnérabilité et les impacts climatiques dans leurs pays et de part leurs expériences pratiques, porteurs de propositions et solutions concrètes pour l’enrichissement du dialogue international.

AAS 

mardi 23 décembre 2014

Fait divers : Des réseaux de voleurs de motos démantelés par les services de la police, 130 engins récupérés


Une vue des motos récupérées par la police Une vue des motos récupérées par la police
Suite aux multiples déclarations de vol de motos enregistrées par les services de la police dans la communauté urbaine de Niamey et à l'intérieur du pays aux mois de novembre et décembre 2014, la direction de la Police Judicaire à travers la brigade de recherche et d'investigation a ouvert une enquête dans la perspective de mettre la main sur ces individus qui troublent le sommeil et la vie des paisibles citoyens. Une enquête minutieuse qui fort heureusement a permis à la Police Judicaire de démanteler plusieurs groupes de malfrats composés de vingt trois (23) individus, tous des jeunes. Ce réseau de voleurs de motos a été présenté aujourd'hui, à la presse dans les locaux de la Police judicaire.
Selon le Chef du service central Information et Relation Publique de la Direction Générale de la Police Nationale, le capitaine de police Adili Toro, l'interpellation de ces 23 individus a permis à la brigade de recherche et d'investigation de la police judicaire de récupérer trente deux (32) motos volées qui sont actuellement parquées à la PJ. Il faut préciser que parmi le groupe de malfrats, il y a des recéleurs. En effet, le mode opératoire ou la stratégie adoptée par ce groupe d'individus consiste à voler des motos à partir de Niamey pour aller les liquider dans les localités de Manguize ; Torodi et Balleyara. Une fois qu'ils volent une moto, il y a au sein du groupe un spécialiste qui lui change systématiquement le numéro du châssis, toute chose qui rend difficile à la police, le travail de recherche et d'identification de la moto volée.

C'est pourquoi, le capitaine de police Adili Toro a lancé un appel aux usagers de la circulation de faire un effort pour avoir toutes les pièces de leurs moyens de déplacement. ''Il a été aussi constaté par les services de la Police que 80% des motos récupérées, ont été volées soit à la devanture de la maison ou à l'intérieur de concessions. C'est dire qu'il y a aussi une négligence de la part de certaines personnes'', a fait remarquer le capitaine Adili Toro.
Au cours du dernier trimestre de l'année 2014, les services de la police ont enregistré sur l'ensemble du territoire national 691 cas de déclarations de vols de motos dont 368 cas dans la seule ville de Niamey. Les investigations de la brigade de recherche de la police judicaire ont permis de récupérer 130 motos sur les 368 volées à Niamey. Ce travail titanesque de la police judicaire dont le rôle est de sécuriser les personnes et leurs biens mérite d'être salué et encouragé. L'enquête suit son cours et il revient simplement aux populations d'aider la police a mener à bien sa mission.
Hassane Daouda

lundi 15 décembre 2014

Moutari Kalala





Originaire d’Arlit, Amadou Tidjani Moutari alias Kalala fait partie de la génération montante du football nigérien. A 20 ans, Kalala a déjà à son actif plusieurs buts en équipe nationale. Sociétaire de l’ancien club de Samuel Eto’o, Kalala a conquis les supporteurs de Anzhi Makachkala.
 
 
 
 
 
 
Parlez-nous de vos débuts en football.

J’ai commencé à jouer au football à l’âge de 12 ans. Avant, je jouais avec mes amis dans le désert où j’ai vécu. En fait, nous jouons avec une chose pouvant être appelée à peine une balle. Nous faisons usage de tout matériel à portée de main, en essayant de lui donner une forme de la balle.

Ensuite, j’ai intégré un centre de formation appelé Aïr Football académie à Arlit sous la conduite de Frédéric Acosta. Dans ce centre, j’ai eu la chance d’avoir une très bonne formation avec un entraîneur rigoureux et passionné.
Comment avez-vous intégré l’équipe nationale ?

J’ai intégré l’équipe nationale A en 2011 au début des préparations pour la CAN 2012. J’étais le plus jeune de l’équipe, tous les anciens m’ont bien accueilli et ont facilité mon intégration dans l’équipe.
Votre aventure avec le MENA en 2012 a failli être gâchée par votre fracture lors de la première CAN face au Gabon. Comment avez-vous vécu cette situation ?

Oui ce fut un coup dur pour moi. Jouer la CAN, c’est le rêve de tout jeune africain. Moi j’ai eu la chance de voir mon rêve se réaliser, mais qui se termine malheureusement au bout de 3 minutes par une blessure. Après je me suis dit qu’il y aura certainement une autre opportunité de jouer d’autres CAN.
Le Mena a participé à deux CAN, selon vous pourquoi le Niger n’a-t-il pas brillé à ces compétitions ?

Avant même d’aller à la première CAN, l’objectif était clair, c’est aller apprendre. Pour la seconde, on voulait faire mieux que notre première participation. C’est normal que le peuple demande beaucoup et on est conscient de cela. C’est à nous de continuer à travailler et mouiller le maillot pour faire plaisir à tout le peuple nigérien.
Devrons-nous continuer à croire au football nigérien ?

Oui Bien sûr. Le football nigérien est sur une bonne dynamique et en plus on a énormément de talents. C’est de continuer à travailler, avec le temps on arrivera à satisfaire les attentes de tout un peuple.
Parlez-nous de votre carière internationale ?


J’avais 17 ans quand je suis parti pour la France. Je l’avoue, ça n’a pas été facile surtout que j’étais arrivé avec une blessure. Il y a des moments où je rentre à la maison déprimé avec des larmes aux yeux. Ma chance aussi, c’était d’avoir des gens à mes côtés qui réussissaient à me remonter le moral, aujourd’hui je ne peux que les remercier. Par Après j’ai commencé à me retrouver petit à petit. Toutes ces épreuves m’ont rendu encore plus fort mentalement et je n’ai jamais lâché. Ce sont ces genres de situations qui te font grandir.
Aujourd’hui vous êtes engagé avec Anzhi, parlez-nous de cette nouvelle aventure.

Je viens de m’engager pour 4 saisons avec Anzhi Makachkala. C’était mon ancien coach en Ukraine qui m’a fait venir. Je savais que l’équipe est forte. Car je la suivais depuis l’époque où les joueurs classés mondialement l’ont rejoint (Diarra, Eto’o, Traoré, Roberto Carlos). Maintenant, je suis heureux d’être une partie de ce grand club. Mon objectif c’est d’avoir énormément de temps de jeu, continuer a travaillé pour franchir un palier et apporter un plus au MENA national.
Comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?

Maintenant, c’est de tout donner pour franchir un palier. Mon rêve c’est de jouer dans un grand championnat d’Europe et la ligue des champions. Cependant, je demeure conscient que tout cela passe par le travail et la chance.
Qu’est-ce que ça vous fait d’être l’un des rares footballeurs nigérien à jouer à l’extérieur?

On essaye à chaque fois de donner une meilleure image de nous et de notre pays pour pouvoir attirer des recruteurs chez nous. Malgré tout cela, je garde la tête sur les épaules.
Beaucoup de jeunes vous prennent déjà comme modèle, comment gérez-vous cette responsabilité et quel conseil leur donneriez-vous ?

Oui cela fait énormément plaisir de voir les jeunes me prendre déjà comme idole. Pour moi, ce n’est pas une pression, mais une motivation d’aller encore plus haut. Dans le football même si tu as le talent, il faut beaucoup travailler et être discipliné tout en restant toujours à l’écoute de tes encadreurs. C’est comme cela que tu grandi. c’est pour vous mes petits frère ( rires).

Première rencontre des mentors et des Facilitateur Communautaire de la région de Tahoua



 

Cette rencontre qui a vu la participation de Madame Nora Legean de l'UNFPA Ny et Monsieur Manirou, superviseur de l'ONG LAFIA MATASSA en présence du représentant de l'UNFPA bureau Tahoua Docteur Hanikoye a pour but d’echanger avec les nouveaux mentors et Facilitateur Communautaire de la région de Tahoua.

Leur mission, dispenser 31 session de formation à l’intention des jeunes filles de 10à 19 sur les compétences de vie courante, les capacités financières, la santé et l'hygiène, et enfin la santé sexuelle et reproductive. Les localités concernés sont le Département de Tahoua(Tébaram,toudouni Farfarou, guidan Meli), la Commune de Bambaye (bambaye,moulela,Mogheur), la ville de Tahoua ( ARC1 et ARC2) Bagaroua et Adoua,Birnin Nkonni,tajaé1,tajaé2,Faska,Madaoua,Tassara,Egawen,Tarisadat,Kao,Idouk,Inadougoum,Amokey et Tchinta

Notons par ailleurs que ce programme est financé par UNFPA et exécuté par l'ONG LAFIA MATASSA.

vendredi 12 décembre 2014

IDI SARKI

Parler de Idi Sarki, c’est parler d’un poids lourd de la musique moderne nigérienne. De son vrai nom, Ibrahim Adamou, Idi Sarki a fait ses débuts dans le groupe de rap Djoro G en compagnie de « Kamikaz » et « Moc Ice ». Aujourd’hui, il évolue en carrière solo avec à son actif deux albums.


Le groupe Joro G a connu un grand succès, pourquoi mettre fin à une telle aventure ?

Djoro G a été une de mes plus belles aventures dont on gardera toujours des souvenirs inoubliables. Après le départ de « Kamikaz » du groupe, « Moc Ice » et moi avions continué et sortie même le 2ème album de Djoro G. Un an plus tard, « Moc Ice » pour des raisons professionnelles, s’est trouvé obligé de raccrocher. C’est à partir de ce moment qu’a débutée ma carrière solo.
Apres ces années de carrière en mode solo, quel bilan dressez-vous ?

Pour celui qui est habitué à chanter en groupe, chanter en solo n’est pas chose aisée. Mais avec le temps, je me suis habitué. Le bilan, je pense qu’il est largement positif. Avec deux albums, je participe à pas mal de festivals internationaux, des tournées nationales pour ne citer que ceux-là.
Vous êtes plus connu dans le domaine des chansons du « love » à l’exemple du tube « MAN NI GO ? » (Où est tu ?), pourquoi un tel choix ?

Oui c’est vrai que le public ma plus connu avec ce son, Pourtant, l’album comportait 11titres à travers lesquels je parlais de beaucoup de choses comme les difficultés que rencontrent les jeunes, la scolarisation de la jeune fille. Cela est dû au fait que ces couches sont les plus vulnérable. Seulement, les medias ont plus fais la promo de « MAN NI GO ? ».

Je m’inspire du quotidien. Ce qui se passe dans ma société, ce dont le peuple a envie de parler. On le dit à travers nos chansons, c’est pour cela qu’un adage dit que « l’artiste est la voix des sans voix ».
Vous arrivez à chanter dans plusieurs langues locales à la fois, pourquoi un tel mixage ?

Je ne choisis pas les langues que je chante. Je parle aussi bien le haoussa que le djerma. Donc quand je chante, j’essaie de voir laquelle des langues est la mieux adaptée. Chanter en langue locale pour moi, c’est promouvoir notre identité,garder ses racines, ne pas oublier d’où l’on vient. C’est aussi nous faire entendre pratiquement par tous, et le message passera mieux.
2014 est marquée par votre retour en force avec des vidéos d’envergure internationale. Est-ce un message que vous avez voulu passer ? A quoi nous attendre dans les prochains jours ?

Ce retour en force, c’est le retour en force de la musique nigérienne toute entière, pas celui de Idi Sarki seulement. Après plusieurs années de musique, je me suis dit qu’il faut à présent se faire connaitre au niveau international. Longtemps on nous a reproché de faire des vidéos amateurs, nous rendant pratiquement invisibles sur les grandes chaines de télévisions. Le message est clair : l’international, le Niger est là !

Il est grand temps de montrer une nouvelle face de la musique nigérienne avec des clips de niveau international. Il faut s’attendre à du lourd !
La chanson nourrit-elle son homme au Niger ? Faites-vous un autre métier en dehors de la musique ?

La musique peut nourrir son homme si tu la prends au sérieux comme tout autre boulot d’ailleurs. Pourl’instant,il n y a que ça que je fais comme boulot et je suis fière de le faire.
Le Hip Hop à vos début et le Hip Hop de maintenant, y a –t-il eu une évolution ?

Ce n’est plus la même motivation encore moins les mêmes convictions. A nos débuts, on bossait dur. Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour que les jeunes fassent de belles choses. Mais triste est de constater qu’ils ne bossent pas. Et si le Hip Hop nigérien peine à s’exporter, c’est d’abord pour manque de travail comme je l’ai dit auparavant. A cela s’ajoutent les autorités, la population et la diaspora qui ne mettent pas leur apport. En général, la musique au Niger est une affaire de l’artiste seulement.
Pour finir, Si vous devriez vous adressez à la jeunesse, que leur diriez-vous ?

Mon message aux jeunes, c’est de se dire que la jeunesse représente le fer de lance de toute une nation sans laquelle aucun développement digne de ce nom n’est possible. Donc, toi jeune qui me lis présentement,sois conscient de ta responsabilité et l’avenir t’appartiendra.

Cérémonie de lancement du manuel pour l'intégration des droits de l'enfant dans la coopération au développement : Le contenu et les enjeux du manuel sur les problématiques des droits de l'enfant au cœur du développement

                           


    La table de séance lors du lancement
    La table de séance lors du lancement

    La ministre de la Population, de la Protection de la Femme et de la Protection de l'Enfant, Dr Maikibi Kadidiatou Dandobi, a présidé ce jeudi, dans la salle de réunions du Grand Hôtel de Niamey, la cérémonie de lancement du manuel pour l'intégration des droits de l'enfant dans la coopération au développement.
    Ce manuel se présente comme une boite d'outil pour les droits des enfants au Niger. Il permettra à l'Etat, aux Partenaires Techniques et Financiers, ainsi que tous les acteurs intervenant dans le domaine de l'enfance et des droits humains d'une manière générale, de considérer la problématique de la protection de l'enfant dans les programmes du développement.
    A cette cérémonie de lancement, on notait la présence de l'ambassadeur, chef de Délégation de l'Union Européenne au Niger, SE. Raul MATEUS PAULA, de la représentante résident de l'UNICEF au Niger et des représentants du Corps Diplomatique.
    La cérémonie a enregistré également la participation des organisations nationales et internationales, des Partenaires Techniques et Financiers, ainsi que de plusieurs acteurs intervenant dans ce domaine.


    Dans son discours de lancement du manuel, la ministre de la Population, de la Protection de la Femme et de la Protection de l'Enfant, Dr Maikibi Kadidiatou Dandobi, a rendu hommage à l'Unicef et à l'Union Européenne pour leur initiative conjointe d'élaborer ce guide pratique pour intégrer les droits de l'enfant dans la coopération au développement. Elle a souligné que cet outil devrait permettre à tous les acteurs du développement de réaffirmer leur engagement à mettre en œuvre cette convention, et à les aider à identifier de nouvelles stratégies et interventions pour parvenir à la réalisation des droits et au bien-être de tous les enfants.
    En effet, ce guide pratique nous rappelle, à juste titre, que les enfants sont au cœur du développement humain et qu'ils doivent être notre principale priorité et les premiers bénéficiaires de nos ressources.
    L'élaboration de ce guide par les partenaires au développement témoigne, si besoin est, de leur engagement d'accorder une place importante sur toutes les questions qui concernent les enfants. Les enfants, du fait de leur vulnérabilité et de leur potentiel pour l'avenir d'un pays, interpellent toujours fortement les acteurs du développement.
    Parlant de ce document, la ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant a indiqué que ce guide rappelle les principaux concepts et principes relatifs aux droits de l'enfant, et les engagements internationaux en faveur des droits de l'enfant. Il fournit également des orientations et des outils pratiques pour les mettre en application dans les lois, les budgets et les politiques nationales, et ce, quel que soit le secteur concerné. Parlant aussi de l'atteinte des engagements formulés dans la Convention relative aux droits de l'enfant, Dr Maikibi Kadidiatou Dandobi a souligné que c'est ensemble, et grâce à des partenariats de grande envergure, que les promesses formulées dans cette Convention deviendront réalité.
    Pour sa part, SE. Raul Mateus Paula, ambassadeur, chef de la Délégation de l'Union Européenne, a rappelé à l'assistance que cette activité vient un jour seulement après la célébration de la Journée Mondiale des Droits de l'Homme, suite à laquelle il a été organisé une journée d'information pour la société civile nigérienne relative à l'Appel à Propositions de l'Instrument Européen pour la Démocratie et les Droits de l'Homme (IEDDH) que la Délégation de l'Union Européenne a lancé au Niger. Cela est la preuve de l'attention toute particulière que la Délégation de l'Union Européenne porte sur la promotion des droits de l'Homme en général, et des droits des enfants en particulier au Niger.
    Pour SE. Raul Mateus Paula a indiqué que point n'est besoin de rappeler que les enfants constituent le groupe le plus fragile des couches vulnérables de toute société, et qu'ils requièrent une attention et une protection particulières, surtout dans un pays comme le Niger, où ils représentent un pourcentage très important de la population. Il a souligné par la suite que ce Manuel sur les Droits de l'Enfant, objet de cette cérémonie officielle au Niger, sert à donner aux enfants la voix publique qu'ils n'ont pas. Il sert à attirer l'attention du grand nombre sur la place que mérite d'occuper le bien-être des enfants dans nos obligations personnelles et collectives, nos responsabilités institutionnelles et sociales. Il sert aussi à indiquer comment soutenir les Droits des Enfants, non seulement dans les secteurs et programmes qui les visent traditionnellement en tant qu'entité, à travers l'Education par exemple, mais aussi par les interventions de la coopération au développement dans tous les domaines.
    Il a fait remarquer que ce Manuel s'intéresse à la manière dont les principaux acteurs peuvent protéger les Droits de l'Enfant dans des domaines aussi variés que les infrastructures, la gouvernance ou l'appui budgétaire. ''Les Droits de l'Enfant ont toujours occupé une place particulière dans la politique extérieure de l'UE qui s'est dotée, depuis 2011, d'un "Programme pour les Droits de l'Enfant" qui vise à renforcer les engagements en matière de promotion, de protection et de réalisation des Droits de l'Enfant dans l'ensemble des politiques et actions de l'UE, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des Etats membres'', a-t-il poursuivi.
    Au terme de son discours, il a réaffirmé l'engagement de son institution et de l'UNICEF à soutenir le Niger dans cette politique. Ainsi, il a indiqué qu'à travers ce Manuel, l'Union Européenne et I'UNICEF offrent une ressource privilégiée qui permettra de garantir la prise en compte des droits de l'enfant par l'ensemble des acteurs du développement, ''afin qu'ensemble, nous continuons à soutenir ceux qui en ont le plus besoin, notamment les Femmes et les hommes de demain''.

    Ali Maman

    66ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme : ''Les droits de l'Homme 365 jours'', thème de la Journée internationale de droits de l'Homme

                                      

      Lors de la rencontre Lors de la rencontre
      La communauté internationale a célébré, aujourd'hui 10 décembre, la 66ème journée internationale des droits de l'Homme sous le thème ''les droits de l'Homme 365 jours''. C'est en effet, le 10 décembre 1948, soit trois ans après la fin de la seconde guerre mondiale, que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a été élaborée et adoptée par les Nations Libres du monde réunies au sein de l'assemblée générale des Nations Unies. Les Nations Unies ont décidé de donner une plus grande dimension aux questions des droits de l'Homme.
      Signataire de ladite déclaration, le Niger s'est joint à la communauté internationale pour fêter l'anniversaire de cette déclaration. La cérémonie inaugurale des festivités de la commémoration organisée par la chancellerie s'est déroulée à l'académie des arts martiaux de Niamey sous la présidence du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité Sociale, M. Salissou Ada, assurant l'intérim de son homologue de la Justice, Garde des Sceaux. Il y avait notamment le coordonateur du Système des Nations Unies a .i M. Assimawè Pana, des membres du cabinet du ministre et des responsables de la commission Nationale des Droits Humains.
      Devant des centaines de jeunes mobilisés à l'académie des arts martiaux, le ministre Salissou Ada a souligné que la DUDH est un texte historique important qui stipule en son article 1er que ''tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits''.
      La journée internationale célébrée le 10 décembre de chaque année vise à réaffirmer la primauté des droits dans la vie de l'Homme. Cette occasion est aussi saisie par la communauté internationale pour plaider afin que chaque être humain puisse exercer et jouir pleinement de ses droits où qu'il soit et quel qu'il soit, sans aucune discrimination. Le choix du thème de cette année, ''Droits de l'Homme 365 jours'' en dit long sur la volonté des Nations Unies et la marche irréversible de la communauté internationale vers l'affirmation de la dignité humaine.

      Le ministre a précisé que ce slogan implique que chaque jour de l'année est une journée des droits de l'Homme. Donc, a-t-il dit, le thème retenu pour ce 66ème anniversaire de la DUDH souligne que chaque jour est une journée au cours de laquelle tous les êtres humains doivent être traités avec dignité et égalité, que les droits de l'Homme font partie du vécu de l'Homme, de son quotidien, et qu' ils sont inhérents à la personne humaine. Affirmant que les droits sont la ''quintessence des valeurs par lesquelles nous affirmons ensemble que nous appartenons à une même famille, la communauté humaine'', le ministre Salissou Ada a expliqué que les droits ne sont spécifiques ni à un pays, ni à une culture, et ne sont propres ni à une époque, ni à un groupe social. Les droits sont donc universels et inaliénables de toutes les personnes, toute leur vie.
      Le ministre de la justice a.i a rappelé qu'au Niger, les droits de l'Homme se sont renforcés au cours des dernières années par des réformes substantielles sur le plan normatif et institutionnel. Cela relève des efforts sans cesse croissants déployés par le gouvernement en matière de promotion des droits de l'Homme tant au niveau civil, politique, économique, social que culturel. M. Salissou Ada a évoqué la dépénalisation des délits par voie de presse et l'amélioration de l'accès à la justice pour souligner les progrès réalisés au Niger, un pays qui s'est en outre résolument engagé à lutter contre l'esclavage et la traite des personnes à travers des mesures législatives et la mise en place des structures de lutte contre ces phénomènes.
      Ces efforts et avancées ont été salués par les observateurs avertis dont la rapporteuse des Nations Unies sur les formes contemporaines de l'esclavage. Les efforts du Niger en matière de droits à l'alimentation ayant permis d'enregistrer des résultats probants ont été salués par la FAO.
      Mais le ministre a tenu à préciser que ces avancées cachent d'autres défis à relever au niveau des droits sociaux de base. ''Le Niger s'est engagé à développer des initiatives concrètes qui contribueront à l'effectivité des droits sociaux'', a-t-il assuré, avant d'ajouter que les défis auxquels doit faire face la communauté internationale sont immenses. M. Salissou Ada a fait constater que la violence, le terrorisme, la pauvreté et les conflits sont de véritables obstacles à la promotion et à la protection des droits de l'Homme. Il a réaffirmé la détermination de l'Etat du Niger à ''s'acquitter davantage de ses obligations pour accroitre les conditions essentielles afin que toutes les personnes relevant de son territoire puissent jouir de la plénitude de leurs droits et libertés''.
      Pour le coordonateur a.i du SNU, le choix du thème de cette édition est un appel à la responsabilité des Etats et des populations à mettre en œuvre pour garantir la jouissance des droits pour tous et à tout moment. Il rappelle en même temps l'engagement des Nations Unies à travailler auprès des gouvernements pour traduire en réalité les principes de la DUDH. M. Pana a reconnu les avancées enregistrées au Niger, des progrès que la détermination du gouvernement et la bonne collaboration avec ses partenaires ont rendus possibles. Il a lui aussi souligné qu'il y a encore des défis à relever et que des efforts restent à faire pour la réalisation des droits économiques et sociaux, l'accès à la justice, la lutte contre les formes contemporaines d'esclavage, le terrorisme, les questions de la sécurité alimentaire, des réfugiés et des migrants.
      Dans une déclaration rendue publique à l'occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l'Homme, la haute représentante de l'Union Européenne Mme Federica Mogherini a indiqué que le thème de la Journée internationale des droits de l'Homme de cette année, ''Human Rights 365'' -reflète l'aspiration que chacun de nous, où qu'il se trouve, à tout moment, puisse jouir pleinement de tous les droits de l'Homme. Elle a réitéré la détermination de l'UE à faire respecter les droits de l'homme. C'est dans cette optique qu'elle a mis en place le cadre stratégique en matière de droits de l'Homme et de démocratie, assorti d'un plan d'action et désigné un représentant spécial de l'UE (RSUE) pour les droits de l'Homme.
      (lire ci-dessous l'intégralité de cette déclaration).

      Zabeirou Moussa

      Déclaration de Mme Federica Mogherini, de au nom de l'Union Européenne, sur la Journée des droits de l'Homme, célébrée le 10 décembre 2014
      Nous célébrons aujourd'hui la Journée des droits de l'Homme, qui commémore l'adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme par l'Assemblée générale des Nations Unies il y a 66 ans.
      Le thème de la Journée internationale des droits de l'Homme de cette année - Human Rights 365 - reflète l'aspiration que chacun de nous, où qu'il se trouve, à tout moment, puisse jouir pleinement de tous les droits de l'Homme.
      L'UE est déterminée à faire respecter ces droits. Il y a deux ans, nous avons adopté le cadre stratégique en matière de droits de l'Homme et de démocratie, assorti d'un plan d'action, et nous avons désigné un représentant spécial de l'UE (RSUE) pour les droits de l'Homme. Depuis, avec le soutien des États membres de l'UE, nous militons en faveur des droits de l'Homme dans le cadre de plus de 40 dialogues sur ce thème menés avec des pays tiers et nous œuvrons aux côtés d'organisations régionales et multilatérales, parmi lesquelles l'ONU.
      Le RSUE, M. Stavros Lambrinidis, coopère étroitement et de manière proactive avec des partenaires clés et soutient le rôle des organisations de la société civile dans le monde entier. Les délégations de l'UE suivent la situation, font rapport et interviennent sur les questions concernant les droits de l'Homme, parfois dans des conditions très difficiles.
      Nous avons obtenu des résultats importants, mais il reste encore beaucoup à faire. Un des points qui appellent une action de notre part est la torture. La Convention contre la torture a été adoptée par l'ONU il y a trente ans, jour pour jour, et pourtant cette forme de violence est encore largement pratiquée à travers le monde. Il convient que nous nous y attaquions de toute d'urgence.
      Le renouvellement, en 2015, de notre plan d'action en matière de droits de l'Homme et de démocratie sera l'occasion de réitérer notre engagement et de nous attaquer à d'autres obstacles qui se posent à l'universalité et à l'indivisibilité des droits de l'Homme.