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vendredi 31 juillet 2015

Le drone de Facebook est prêt.

Un an et demi après l’ouverture de son Connectivity Lab, Facebook vient d’achever la construction de son premier prototype de drone. « Nous allons maintenant passer aux vols d’essai en conditions réelles », a indiqué Jay Parikh, vice-président en charge de l’ingénierie sur le projet, lors d’une conférence de presse organisée au siège de la société à Menlo Park.
Baptisé Aquila, le drone développé par Facebook doit permettre de fournir un accès à Internet dans les régions qui en sont encore aujourd’hui dépourvues. « Cela concerne 400 millions de personnes », assure le responsable. La société s’est fixée pour objectif de connecter tous les habitants de la planète. Pour y parvenir, elle veut souhaite lancer un nombre très important de drones, ainsi qu’une constellation de petits satellites.
Aquila avait été présenté brièvement lors de la dernière conférence développeurs de Facebook au mois de mars dernier.

Un drone solaire et une technologie laser au sol

Ce premier prototype a été conçu et fabriqué en Grande Bretagne. Il s’agit d’une gigantesque aile dont l’envergure dépasse les 30 mètres. Sa structure en fibre carbone est « rigide et extrêmement légère », explique l’ingénieur Yael Maguire.
Le drone pèsera aux alentours de 400 kg, dont 25 kg d’équipements de communication. Doté de panneaux solaires, il pourra rester dans les airs pendant trois mois avant de revenir sur terre. Lancé par l’intermédiaire d’un ballon, Aquila évoluera à une altitude de 90.000 pieds (27 km) pendant la journée, et de 60.000 pieds (18 km) la nuit, « afin d’économiser de l’énergie », assure Jay Parikh. A cette hauteur, le drone sera aussi à l’abri des avions de ligne et des conditions météorologiques, ce qui permettra de faciliter sa conception.
Autre avantage : « il n’existe pas encore de règles pour ces altitudes », ajoute Yael Maguire. L’appareil pourra fournir une connexion à Internet dans un rayon de 80 km. La clé du dispositif repose sur un laser au sol, autour duquel le drone volera en cercle. Facebook assure que ce laser fournira un connexion de plusieurs dizaines de gigabits par seconde. « Dix fois plus que le système le plus avancé actuellement », s’enthousiasme Yael Maguire. Le réseau social n’a cependant pas précisé le débit qui sera offert au sol.
Facebook ne souhaite pas non plus donner d’indications sur le temps encore nécessaire au projet. « Il reste d’énormes défis techniques à relever », justifie Jay Parikh. La société travaille aussi avec les autorités, qui pour le moment imposent la présence d’un pilote par drone, ce qui rendrait le système beaucoup moins efficace. Mais ses responsables sont confiants. Et ils estiment que leur solution est nettement moins chère que les systèmes actuels.

A la rencontre de Amadou Mamane Abdoul Kader, ingénieur calcul et génie civil

« Mon histoire débute un matin de l’été 1987 à Tchirozérine, une petite ville située à 73 km au Nord-Ouest de la ville d’Agadez. Tchirozérine est connue pour son usine de production d’électricité à partir de la houille (communément appelée charbon minéral ou charbon fossile), exploitée par la Société Nigérienne du Charbon d’Anou Araren (SONICHAR SA).
Elève de ma mère dès l’âge de deux ans au jardin d’enfants, j’ai rejoint l’école primaire Anou Araren à l’âge de 7 ans, où j’ai réalisé tout mon cursus scolaire de base I. A l’obtention de mon certificat d’études primaires, j’ai intégré le CEG (Collège d’Enseignement Général) de Tchirozérine. Suite à l’obtention de mon brevet d’étude du premier cycle, j’ai opté pour le concours du Lycée d’Excellence de Niamey. Les résultats s’avérant positifs, je me suis embarqué pour trois années d’aventure sur la rive droite du fleuve Niger. »

Le Lycée d’Excellence de Niamey

« Trois magnifiques années ! Trois années au cours desquelles, j’ai côtoyé des jeunes nigériennes et nigériens très brillants venant des quatre coins du Niger. Il faut croire que le Lycée d’Excellence de Niamey n’est pas seulement une école, c’est aussi une famille : on se découvre le premier jour et on se méfie les uns des autres (concurrences scolaires obligent !), ensuite on galère ensemble, on bosse ensemble, pour finalement triompher ensemble. J’avoue que ce climat de fraternité, d’une part, et de persévérance collective, d’autre part, a fortement contribué à ma réussite scolaire, aussi bien au Lycée d’Excellence qu’après le lycée. Permettez-moi de rendre ici un hommage mérité à toute la promotion 9 LEX. »

La Faculté des Sciences et Techniques d’Errachidia (Maroc)

« Mon baccalauréat en poche, je me suis envolé avec certains de mes frères de la terminale C pour le Maroc. En effet, à l’obtention de mon bac, j’ai bénéficié d’une bourse de coopération Nigéro-Marocaine (gérée à l’époque par l’ANAB), afin de poursuivre mes études en maths – informatique – physique à la Faculté des Sciences et Techniques (FST) d’Errachidia. Le choix de poursuivre notamment vers les mathématiques et la physique était étroitement lié à mon cursus lycéen orienté vers les matières scientifiques. Il faut noter que dès mon plus jeune âge, mon rêve était de devenir ingénieur : quoi de plus naturel quand on a grandi au sein d’une cité industrielle ? »

L’Ecole Nationale de l’Industrie Minérale de Rabat (Maroc)

« Après deux années à la FST d’Errachidia, et suite aux concours des grandes écoles d’ingénieurs, j’ai rejoint l’Ecole Nationale de l’Industrie Minérale de Rabat (ou ENIM, aujourd’hui renommée « Ecole Nationale Supérieure des Mines de Rabat »), une des plus prestigieuses écoles d’ingénieurs du Royaume Chérifien. En effet, il est possible d’intégrer un cursus d’ingénieurs sans pour autant passer par les classes préparatoires classiques ; à l’instar de mon propre parcours, il suffit de valider son DEUG ou son DEUST (équivalent bac + 2 années d’études supérieures) avec une bonne moyenne (une très bonne, ma foi, c’est encore mieux !) et bien sûr de réussir aux concours. Donc pour les plus motivés, armez-vous de courage !
Le choix de l’ENIM a été sans appel : je voulais être ingénieur des mines et assurer la relève dans les mines nigériennes. Il faut dire qu’à l’époque le contexte minier était des plus prometteurs, des investissements colossaux étaient au rendez-vous, notamment avec le groupe Areva. Dès mes premiers jours à l’ENIM, j’ai tout de suite apprécié l’école ; à l’exception, bien entendu, de l’horrible période de bizutage. Notons qu’en plus d’offrir une scolarité gratuite à ses élèves ingénieurs, l’ENIM fait partie de la liste des écoles reconnues pour la richesse des activités socioculturelles qu’elle propose.
Ecole Supérieure des Mines de Rabat (ex ENIM) © Amadou Mamane Abdoul Kader
Ecole Supérieure des Mines de Rabat (ex ENIM) © Amadou Mamane Abdoul Kader
Après deux année d’études à l’ENIM, étant très bien classé, j’ai été retenu pour une formation permettant l’obtention d’un double diplôme d’ingénieurs en France, dans le cadre d’un partenariat entre l’ENIM et certaines grandes écoles françaises. L’idée de ce partenariat est de réaliser deux années dans chacune des deux écoles pour finalement obtenir les deux diplômes des deux écoles : une opportunité à saisir sans trop se poser de questions ! L’inscription offre d’office une scolarité gratuite (à l’exception des frais d’assurance maladies qui demeurent obligatoires en France) aux heureux retenus. J’avais alors le choix dans une panoplie d’écoles toutes aussi prestigieuses les unes des autres : l’Ecole Centrale de Lyon, L’Ecole des Mines de Saint-Etienne, l’INSA de Lyon, les Mines d’Alès, etc. Mon choix s’est finalement porté vers l’Ecole Centrale de Lyon, et ce pour deux raisons : la première porte sur le classement de l’école parmi les écoles les mieux cotées (6ème derrière les plus prestigieuses écoles parisiennes, selon le palmarès L’Etudiant 2010 des écoles d’ingénieurs que j’avais consulté alors ; l’école se place aujourd’hui en 3ème place en terme d’excellente académique, selon le même classement) et la deuxième sur l’option génie civil qu’elle proposait. Je souhaitais en effet préparer un second diplôme dans un domaine aussi proche possible que celui du premier. »

L’Ecole Centrale de Lyon (France)

« A la rentrée 2011-2012, j’effectuais mes premiers pas à l’Ecole Centrale de Lyon. L’accueil et le suivi d’intégration lors de la première semaine sont assurés chaleureusement par le BDE (Bureau des Elèves) : inscription, remise de livrets d’information, visite découverte à travers Lyon, pique-nique au parc de Miribel, etc.
Des cours magistraux aux travaux dirigés, en passant par les travaux pratiques, la formation centralienne est très dense. Cette formation dite généraliste, permet aux élèves centraliens d’étudier et de découvrir plusieurs domaines dans un temps resserré : mécanique, mathématiques, informatique, matériaux, management, électronique-électrotechnique-automatique, biologie, nanotechnologies, etc. L’objectif est de former de futurs responsables capables de s’adapter à toutes les situations. L’Ecole Centrale de Lyon offre par ailleurs la possibilité d’accéder à la bourse CMIRA (Bourse de Coopération et Mobilité Internationale de la région Rhône-Alpes), dont j’ai pu bénéficier pendant ma seconde année d’études à l’école.
A l’instar de toutes les formations d’ingénieurs de renom, les stages d’été sont obligatoires : 1 mois minimum en première année, 3 mois minimum en deuxième année et 6 mois en dernière année. Ayant intégré l’école en deuxième année, j’ai réalisé mon premier stage, d’une durée de quatre mois, et mon stage de fin d’étude (6 mois) au sein de l’entreprise SCANSCOT Technology. Il s’agit d’un bureau d’étude suédois implanté à Lyon, très à la pointe en matière de calcul par la méthode des éléments finis (vérification de résistance des structures, résistance aux séismes, calcul thermique, calcul d’impact, résistance à la fatigue, etc.), dans le secteur du génie civil. Ces stages m’ont offert l’opportunité de percer le secret des éléments finis, au travers de l’utilisation du progiciel ABAQUS, mais également de découvrir la Suède grâce à plusieurs séjours au siège social de l’entreprise. »

Entrée dans la vie professionnelle

Fin 2013, remise des diplômes © Amadou Mamane Abdoul Kader
Fin 2013, remise des diplômes © Amadou Mamane Abdoul Kader

« Fin septembre 2013, je parachevais ma formation par l’obtention de mes deux diplômes : ingénieur des mines de l’Ecole Nationale de l’Industrie Minérale et ingénieur généraliste de l’Ecole Centrale de Lyon. En octobre 2013, je suis recruté en tant qu’ingénieur structure et mécanique par le bureau d’étude SCANSCOT Technology, avec lequel j’avais donc déjà collaboré pendant presque deux années. Je poursuis aujourd’hui mon parcours professionnel au sein de l’entreprise APTISKILLS, implantée principalement en Ile de France, Rhône-Alpes et PACA (région Provence Alpes Côte d’Azur), en tant qu’ingénieur calcul (code éléments finis ANSYS) orienté génie civil. Comme dans de nombreuses entreprises françaises, le processus de recrutement s’est déroulé en deux étapes : entretien avec les ressources humaines, puis validation technique avec les managers et / ou chefs de projets. »

Mes projets et suggestions

« A court terme, je me concentre sur l’acquisition d’expériences professionnelles me permettant d’atteindre le niveau de chef de projet confirmé. A plus long terme, j’envisage de développer au Niger l’utilisation de la méthode des éléments finis, où elle demeure aujourd’hui quasi inexistante, en créant, par exemple, une entreprise spécialisée en la matière.
Pour conclure ce portrait, je dirais qu’en chacun de nous se trouvent des potentialités. Chez certains, ces potentialités se matérialisent naturellement avec une certaine aisance, mais chez la plupart d’entre nous il faut travailler à les révéler. Mes suggestions ? Fixons-nous des objectifs, ayons confiance en nous-mêmes, soyons patients, endurants et disciplinés, persévérons et la réussite viendra d’elle-même ! »


Source ONG OSE Niger

vendredi 24 juillet 2015

Affaire des fuites au Bac 2015 : La justice rend son verdict


La justice a rendu son verdict dans l’affaire des fuites des épreuves qui a entachée le bon déroulement du baccalauréat 2015.
Ce jeudi 23 juillet, le Tribunal de Grande Instance (TGI/HC) de Niamey, a condamné les 16 étudiants interpellés dans le cadre de cette affaire et de l’enquête qui a suivi, à des peines de prison de 6 mois dont deux mois ferme et quatre avec sursis. Le délibéré du verdict s’est déroulé au Palais de Justice de Niamey en présence des parents et amis des inculpés ainsi que des responsables de l'USN, de la société civile et des représentants de la presse.
Après le prononcé du verdict, les avocats des élèves ont décidé de faire appel du jugement.
La police a arrêté une vingtaine de personnes qui ont été par la suite placés en détention en attendant leur jugement qui a débuté depuis quelques jours. Parmi les accusés, des étudiants en majorité mais aussi des enseignants-chercheurs dont de hauts responsables du service du Bac qui relève de l’Université Abdou Moumouni de Niamey.
L’acteur de la societé civile Kaka Touda Mamane Goni, lui aussi interpellé dans le cadre de cette affaire pour avoir accordé une interview à une télévision de la place après avoir relayé également la fuite d’une épreuve, a été condamné à 3 mois d’emprisonnement dont deux avec sursis. Ayant déjà passé deux semaines en prison, il sera libre dans deux semaines.
La procédure a été des plus rapides dans le cadre du traitement de cette affaire mais dans une large mesure elle laisse un goût d’inachevé dans l’opinion nigérienne qui estime que le gouvernement aurait pu mieux faire. C’est le cas de le dire, les personnes qui viennent d’être condamnées ne sont qu’un menu fretin par rapport à l’ampleur de la fraude et les responsables de l’organisation du baccalauréat et même le ministère des enseignements supérieurs auraient dû également rendre des comptes.
L’Union des scolaires nigériens (USN) a d’ailleurs fait savoir qu’elle apporte son soutien aux élèves inculpés qui n’ont servi que de bouc émissaire dans cette affaire. Même le puissant syndicat des enseignants-chercheurs (le SNECS) a publiquement apporté son soutien à ses membres interpellés en qualifiant le scandale du bac 2015 de « sabotage ».
Il convient de rappeler que le rectorat de l’Université e Niamey a déposé plainte à la suite de la fuite des épreuves qui ont terni l’image de l’enseignement supérieur du pays.

Insalubrité à Niamey : Après la pluie, les rues boueuses

Il suffit de quelques millimètres de pluies pour que les rues de Niamey deviennent impraticables. Envahies par les eaux, les routes bitumées deviennent de véritables mares.
Chaque pluie est un calvaire pour les usagers. Et pourtant, Niamey, la capitale nigérienne, bénéficie depuis quelques années d'un important programme d'infrastructures de voirie urbaine dans le cadre du Programme Niamey Nyala. C'est ainsi que routes, échangeurs et caniveaux sont construits à grands frais par l'Etat. Ces infrastructures sont en principe très utiles en cette période de saison des pluies. Mais, le paradoxe est plus que saisissant. La ville de Niamey est sale. Le constat est palpable.

Décharges sauvages dans certains quartiers, flaques d'eau voire des mares font leur apparition dans d'autres ; les deux se mélangent souvent dans d'autres quartiers encore, des caniveaux bouchés... une situation qui n'est pas pour faciliter la vie des citoyens de la capitale. Mais à qui la faute ? La responsabilité est partagée : d'abord, les autorités municipales à qui incombe directement la responsabilité d'entretenir la voirie urbaine. Ce qui n'est pas toujours le cas. Ensuite, les populations qui ont aussi le devoir de respecter les règles d'hygiène et de participer au maintien d'une hygiène des voies et lieux publics.
Au regard de la situation d'insalubrité qui touche divers endroits de la capitale, il est légitime de s'interroger sur la capacité des différents acteurs à assurer la viabilité des infrastructures ainsi réalisées à grands frais. Le premier magistrat du pays n'a du reste pas caché, cet état de fait, lors de la cérémonie de lancement des travaux du 3ème échangeur de Niamey. La nécessité d'un changement de comportement de la part des populations relativement aux questions de salubrité s'impose. ''C'est à notre portée, c'est à la portée des populations de Niamey, de rendre cette ville propre'', avait déclaré le Président Issoufou Mahamadou.

jeudi 23 juillet 2015

Yali 2015 : Almoctar Allahoury

Almoktar a travaillé dans le domaine du conseil aux entreprises pendant sept ans avec Accenture Conseil et Performances Management Consulting, et pour les grandes entreprises en Europe et en Afrique. Depuis 2013, il est le PDG de CIPMEN, le premier incubateur d'entreprises au Niger qui vise à lancer des startups réussies et de construire un écosystème dynamique pour soutenir les entrepreneurs. Almoktar est titulaire d'un Master en Management Information System de l'école d'ingénieur de Limoges en France. Grace à cette bourse, Almoktar espère continuer à façonner l'avenir du Niger à travers l'entrepreneuriat.

mercredi 22 juillet 2015

Yali 2015 : Amina Mamane Sanoussi

Amina travail dans le domaine des infrastructure depuis 2011. Elle travaille actuellement sur la création d'un cabinet de consultant en ingénierie ainsi que sur la façon de promouvoir les matériaux locaux afin de les utiliser dans le processus de construction. Une de ses réalisations a été la conception et le suivi des travaux de réalisation d'un terminal qui a remplacé un hangar abritant les passagers dans le nord du Niger. Avec la construction du terminal, l'aspect sécurité a été augmenté et la construction a servi à promouvoir le développement durable, car elle a été faite avec des matériaux locaux par des artistes locaux. Amina est un ingénieur des mines et de l'industrie, avec sa spécialisation en génie civil. À la fin de la formation et de bourses de stage, elle espère obtenir suffisamment de connaissances et de l'expérience pouvant lui permettre de créer et de gérer sa propre entreprise de retour au Niger.