mardi 22 juillet 2014

Deuxième étape de la formation des rappeurs Nigériens au CCFN Jean Rouch de Zinder


 
Après Smarty de la formation Yelen l’année passée, c’est au tour de Smokey, un poids lourd du rap burkinabé, d'apporter lui aussi sa contribution dans la formation des rappeurs Nigériens. Il a fallu d’abord faire une sorte de bilan des compétences déjà acquises lors de la prémière étape de l’atelier entre ces deux formateurs pour mieux préparer la dite formation a annoncé Smokey.

 Organisé du 11 au 20 Juillet 2014 par le Centre Culturel Franco-Nigerien sur  financement de l’UNICEF/NIGER, cet atelier de formation régroupant une vingtaine d’artistes venus des differentes régions du pays vise à donner des armes et outils nécessaires à ces jeunes rappeurs pour développer et redynamiser leurs metier. Préparer ces rappeurs et ceux qui font la musique urbaine pour qu’ils puissent  etre suffisamment autonomes, indépendants, et  acquérir une connaissance réelle du terrain que ça soit au plan national comme international pour pouvoir finaliser et exporter leurs oeuvres(convainquante pour leurs  publics, leurs environnements et aussi compétitves au niveau international).

La formation est axée sur une sorte de méthodologie de l’écriture,  la connaissance du public auquel on s’adresse, le milieu dans lequel on est , la thèmatique, la façon de résumer le contenu d’un texte (tout ce qui est information, tout ce qui peut permettre d’agrementer le texte, le rendre lisible, odible et interessant ; les causes et les effets), la forme poètique du texte et après , travailler sur les outils ; c'est-à-dire les dictionnaires générals, les dictionnaires des mots…ect

Après tout ceci, vient la mise en forme d’un point de vue technique c'est-à-dire l’adapter  à l’instrumentalisation ayant déjà étudié ce que  le centre,  l’échantillonnage et le processus du renvoi au droit d’auteur. On passe ensuite directement à la connaissance de ce que :

-Un auteur

-Un compositeur

-Un éditeur

-Un arrangeur

-Un producteur

Selon Smokey : " Il faut apprendre à chacun à faire sa part de travail ; la musique est une sorte d’équipe un peu à l’image du football où certains sont sur le banc, certains sont sur le terrain. Et en meme temps,  il faut comprendre que tout le monde compte ; l’entraineur, le masseur, l’arbitre…C’est toute cette équipe qui fait en sorte que les choses fonctionnent. Donc les artiste aussi on besoin d’un manager, d’un éditeur, un directeur artistique, un producteur compétent qui ne pense pas à se remplir les poches mais, qui assure une vision et qui pense à la carrière d’un artiste.

Il ajoute que si ce mouvement est un peu éssoufflé au Burkina comme au Niger, les rappeurs sont  aussi responsables. Ils ne doivent pas toujours jeter  la pierre sur les institutions culturelles ou étatiques parcequ’ils n’ont pas su au bout d’un moment rénouvéler  un peu les formes de présentation du mouvement. Donc, il  ya un travail à faire.

Nous devons aussi renforcer notre collaboration Burkina Fasso Niger. Nous pouvons  créer une sorte de plateforme, un réseau  artistique de diffusion des nos œuvres et de promotion de nos spectacles.

Il faut un environnement culturel et meme politique qui soit necessaire  au developpement de tous ces genres musicaux en question. Il faut aussi travailler avec un peu de précision au niveau de la cible, et techniquement sur la qualité de la production pour que ça puisse se rependre."

Après la phase de la construction artistique, l’atelier propose pour la suite : la formation en technique d’élaboration d’un projet  artistique, une formation en ingenierie du studio c’est à dire en programation, en arrangement, en mixage, en mastering…

Pour concretiser les acquits de ces 10 jours d’intenses travaux, une chanson a été réalisée par le collectif des participants. Celle-ci sera mixée par Smokey une fois à Ouaga.

En définitive, le formateur avait rémercié la ville de Zinder, l’UNICEF, le CCFN, le Directeur du CCFN pour  l’acceuil très sympatique, pour aussi avoir mis les outils qu’il fallait pour que l’atelier se passe dans des très bonnes  conditions. Et en fin les rappeurs pour leurs assidutés et leurs participations effectives aux échanges qui leur ont permis d’assimiler très vite les contenus de ce qui leurs a été présenté.

 

Bachir Djibo

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