vendredi 5 décembre 2014

ALTEN/Conférence débat à l'IFTIC : Traite des enfants liée au travail domestique et la mendicité», thème de la conférence

                                  


    L'Association de Lutte contre le Travail des Enfants (ALTEN), a organisé, samedi dernier, une conférence débat, à l'Institut de Formation aux Techniques de l'Information et de la Communication (IFTIC) à l'intention des étudiants dudit établissement. Cette année, l'action de ALTEN en faveur des droits des enfants est placée sous le signe de «Traite des enfants liée au travail domestique et la mendicité». Cette rencontre d'échange avec les étudiants de l'IFTIC entre dans le cadre de la semaine mondiale contre l'esclavage des enfants et constitue la troisième étape après les entretiens avec les étudiants de l'ENSP et ceux de l'ENAM. Elle a été l'occasion pour les deux conférenciers de développer deux sous thèmes. Le premier a été présenté par le coordonnateur de l'Ong ALTEN M. Mahamadou Moussa et a porté sur l'esclavage tandis que le second sous thème développé par M. Doullaye Hamidou a été axé sur la mendicité des enfants.

    Dans sa présentation, le coordonnateur de l'ALTEN, M. Mahamadou Moussa a rappelé que cette ONG créée depuis 1997 agit pour prévenir le travail des enfants à travers des activités comme la sensibilisation et bien d'autres actions susceptibles de permettre à l'enfant d'échapper à toute forme de travail ou d'exploitation. Les enfants estime-t-il, ont droit à la vie, à l'enregistrement, à la santé, à l'éducation, à l'information, bref au bien-être. M. Mahamadou Moussa s'est aussi appesanti sur la lutte initiée par l'ONG Global Marche de l'indien Kailash Satyarthi, ingénieur électricien militant pour l'éducation et contre le travail des enfants, co-prix Nobel de la paix 2014 dont la détermination a permis de libérer plusieurs dizaines de milliers d'enfants du travail forcé. Cette mobilisation en faveur des enfants cadre parfaitement avec les ambitions et les objectifs de l'ALTEN. C'est pourquoi, a expliqué M. M ahamadou Moussa, cette année, l'ONG a choisi trois écoles à savoir l'Ecole Nationale de la Santé Publique (ENSP), l'Ecole nationale d'Administration et de la Magistrature (ENAM) et l'Institut de Formation aux Techniques de l'Information (IFTIC) pour sensibiliser les étudiants par rapport à cette problématique.
    L'Ong ALTEN a aussi rencontré les autres acteurs défenseurs du domaine pour envisager une piste fédératrice permettant de coaliser les efforts malgré que cette préoccupation soit prise en compte par plusieurs ministères de notre pays. Le coordonnateur de l'ONG estime que des efforts ont été faits par le Gouvernement à travers notamment le Programme de Développement Economique et Social du Niger (PDES) et dans d'autres programmes et mécanismes institutionnels militant en faveur des droits des enfants. Il a cité entre autres, le Plan du Développent Sanitaire (PDS), le Programme de lutte contre le travail des enfants, le programme national de lutte contre la traite des enfants, le Programme du développement intégré des jeunes enfants et certaines conventions qui, une fois en application permettront au mieux de protéger les enfants. Par ailleurs, estime le coordonnateur de ALTEN, la population doit comprendre qu'on peut bel et bien réduire ou faire disparaitre la mendicité dans notre pays, car on peut apprendre le coran à l'école tout comme chez soi.
    Pour sa part, le second conférencier, M. Doullaye Hamidou, s'est longuement appesanti sur le thème de la mendicité qui d'ailleurs reste un phénomène interdit et réprimé par les lois de la République mais dont certaines formes de subsistance apparaissent quelque fois à travers certains abus liés à la mendicité, au phénomène de boy, de travail domestique, etc. C'est pourquoi, le conférencier a exhorté les différents acteurs à poursuivre la sensibilisation à l'endroit des parents, des marabouts et des leaders communautaires pour permettre aux enfants, porteurs d'avenir de toute société, de jouir pleinement de leurs droits fondamentaux pour qu'ils puissent contribuer au développent de notre pays.
    Par ailleurs, en réaction à ces deux communications, un débat s'est engagé entre les communicateurs et les participants. Des réponses et éclaircissements ont été apporté par les deux conférenciers qui espèrent que les étudiants, visiblement bien outillés, serviront de relais dans la diffusion des idéaux qui militent en faveur du respect des droits des enfants.

    Mamane Abdoulaye

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