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Jeunesse du Niger

Unisons-nous et construisons le Niger de demain

lundi 16 septembre 2013

Rencontre avec le Président du Conseil National de la Jeunesse du Niger



Monsieur le Président, veillez-vous présenter à nos lecteurs
Je m’appelle Aliou Oumarou, Président du Conseil National de la Jeunesse et je vous remercie d’avoir pensé à nous donner cette occasion pour nous  adresser à notre jeunesse.

Vous êtes depuis deux ans à la tête du CNJN. Parlez-nous de cette institution ainsi que de la mission qui lui a été assignée
Le Conseil National de la Jeunesse du Niger (CNJN) est un organe consultatif  indépendant  et apolitique placé sous la tutelle du Ministère  en charge de  la jeunesse. Il regroupe toutes les organisations de jeunesse du milieu rural et urbain, en milieu scolaire et extra scolaire.
Le Bureau National du CNJ est composé de 33 membres élus (filles et garçons) issus des  huit (8) régions du Niger, il est aussi représenté par 15 membres au niveau régional, départemental et communal et, conformément à la Charte Nationale de la Jeunesse, le CNJ est composé de jeunes dont l’âge varie entre 15 et 35 ans.

 Que faites-vous en vue de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des jeunes?

Ne représentant pas un syndicat mais un organe consultatif, je profite d’ailleurs pour féliciter notre équipe qui joue de façon digne et responsable sa mission de défense des intérêts matériels et moraux de la jeunesse nigérienne où qu’elle se trouve.

En deux ans, on peut dire que grâce au dynamisme de nos différents membres et au concours de nos partenaires (Unicef, UNFPA,OIM, HACP, Oxfam, SOS-Civisme, OIF, Ambassade de France, Ambassade des USA, Centre Culturel Américain,   PEDEV-II, CNEDD, ANLC, media)  ont peut se féliciter d’avoir fédéré les structures de jeunesse autour du CNJ, d’avoir contribué à l’annulation du concours de douane de 2011, d’avoir renforcé les capacités de plus de 3500 de nos membres en termes de leadership, lutte contre le terrorisme, gestion des conflits, gestion de projets, contrôle citoyen de l’action publique, citoyenneté, changement climatique, Gestion Axée sur les Résultats (GAR), bonne gouvernance, lutte contre corruption etc.
J’espère que ce n’est pas de trop de dire aussi que nous sommes parvenus à régler un problème crucial qui mine les « palais » de Zinder. C’est gratifiant de constater que depuis notre passage en avril 2012, plusieurs « palais » de la ville de Zinder ont été transformés en associations de développement.
Enfin, on se félicite d’être le premier bureau du CNJ à être reçu officiellement par le chef de l’Etat, son Excellence Issoufou Mahamadou, qui place la jeunesse au cœur de ses actions.

Beaucoup de jeunes vous reprochent de ne pas agir, avez-vous une réponse à leur donner? 

Nous agissons mais peut-être certains de ces jeunes n’ont pas eu la chance de suivre toutes ces actions nobles que nous avons menées. Mais en deux ans (2), on a donné plus de visibilité au CNJ et aux actions qu’il a menées, ce qui n’était pas le cas il y a de cela cinq ans avec l’ancien bureau national.
Je reconnais également que nos structures de base ne parviennent pas, jusqu’à présent, à mener des actions de visibilité comme elles le souhaitent, mais nous sommes en réflexion au niveau national avec ces structures pour régler cette question de visibilité qui nécessite, vous en conviendrez  avec moi, beaucoup de moyens.

Recevez-vous un soutien de la part des autorités ou autres organismes ?

Malheureusement, malgré la bonne volonté du chef de l’Etat, nous ne comprenons pas pourquoi ce gouvernement s’abstient toujours de nous donner les moyens. Nous ne disposons pas d’un budget de fonctionnement, ni d’un siège pour assurer une permanence.
En deux ans, la subvention mise à notre disposition par le ministère de la Jeunesse est carrément ridicule. Mais je t’invite à les approcher pour t’en rendre compte.


A travers une loi, le gouvernement nigérien a décidé de rappeler des agents retraités à la fonction publique pendant que le travail pour les jeunes diplômés se raréfie. Qu’en pensez-vous?
Cette décision  a été une insulte pour la jeunesse nigérienne et notamment pour les jeunes diplômés. Comment expliquer que, dans un pays où la jeunesse représente plus de 70% de  la population, un gouvernement s’aventure à prendre de telles décisions ? C’est pourquoi nous demandons aux jeunes de se mobiliser et de faire une union sacrée autour du CNJ pour défendre nos intérêts, car personne ne le fera à notre place

Le régime de la 7ème République a promis beaucoup à la jeunesse, pensez-vous qu'il est en train de tenir ses engagements?
Je ne saurais vous dire le contraire, car je suis convaincu que les politiques actuelles  du Président de la République peuvent contribuer à absorber effectivement beaucoup de jeunes et à régler ce problème crucial de l’emploi des jeunes. Mais ce que nous regrettons malheureusement, ce sont les animateurs de ces politiques qui ne jouent pas pleinement leur rôle. Les enfants des pauvres sont toujours mis sur la touche, les enseignants contractuels ainsi que les appelés du service civique national ne sont pas bien traités, les étudiants évoluent dans des conditions extrêmement difficiles et je pense qu’il est grand temps que cela change.


Quelles sont les ambitions du CNJN pour la jeunesse nigérienne?

Nous avons comme ambition de lutter avec tous nos moyens pour que la jeunesse nigérienne soit bien formée, qu’elle trouve de l’emploi décent dans l’équité et l’égalité, que le PAC (parents amis et connaissances) soit banni, que l’école nigérienne retrouve sa noblesse d’antan, que la jeunesse travaille les terres pour l’autosuffisance alimentaire de notre pays et que la paix et la stabilité s’installent durablement dans notre pays car c’est la condition de tout développement. 


vendredi 13 septembre 2013

Tentative avortée de vol d'enfant à Zinder

 Dans la journée du mardi, une dame originaire de Tessaoua, a été arrêtée pour tentative de vol d'enfant.  Cette femme qui n'est pas à sa première opération, a comme mode opératoire, attraper l'enfant et monter sur une moto. Heureusement que pour cette fois-ci, les choses ont mal tourné pour elle. Grâce aux cris de détresse du gamin, les gens qui étaient à coté ont pu secourir cet enfant qu'elle s'apprêtait à amener avec elle. Arrêtée, elle avala la puce de son téléphone portable pour faire disparaitre les traces de ses complices et de l'éventuel réseau. La femme est présentement dans la main de la police où une enquête a été diligentée sur cette affaire.

Par Bachir Djibo
Photo : Jeunesse du Niger

jeudi 12 septembre 2013

le 21 septembre sera la journée internationale de la paix, que feras-tu ce jour?


La Journée internationale de la paix, observée chaque année le 21 septembre, est un appel international au cessez-le-feu et à la non-violence. Cette année, le Secrétaire général Ban Ki-Moon, en appelle aux jeunes du monde entier afin qu’ils prennent position pour la paix, sous le thème : « Jeunesse pour la paix et le développe-ment ».  La Journée internationale de la paix a été décidée en 1981 en vertu de la résolution 36/67 de l’Assemblée générale des Nations Unies pour cadrer avec sa séance d’ouverture, qui se tient annuellement le troisième mardi de septembre. La première Journée de la paix a été observée en septembre 1982. En 2001, l’Assemblée générale a unanimement adopté la résolution 55/282, établissant le 21 septembre comme journée annuelle de non-violence et de cessez-le-feu. Les Nations Unies invitent tous les pays et tous les peuples à respecter l’arrêt des hostilités durant cette Journée et à la commémorer aves des mesures éducatives et de sensibilisation du public aux questions liées à la paix.
La journée internationale pour la paix est célébrée depuis dans plusieurs pays à travers le monde. Elle se veut une manifestation annuelle en faveur de la paix avec les communautés. Peace One Day est une coalition dONG basée en Angleterre et qui se propose dorganiser à travers des structures partenaires des manifestations partout dans le monde. Lune des activités proposées est lorganisation dun match de football en simultané dans plusieurs pays pour faire passer des messages sur la paix et les diffuser sur internet et autres médias.
C’est dans ce cadre que JVE Niger se propose dorganiser un match de football le 21 septembre en simultanés dans les régions de Zinder, Tillabéry et Niamey. Ces matchs de gala seront précédés des communications sur les questions de la paix et le rôle de la jeunesse dans le maintien et la promotion de la paix. 
Et toi que feras-tu pour célébrer la journée de la paix?

vendredi 6 septembre 2013

L'avortement au Niger


Dans nos villes africaines, il n'est aujourd'hui presque plus un tabou de parler d'avortement. Ce qui n'était pas le cas il y a tout juste quelques décennies. L'avortement correspond à l'expulsion d'un produit de conception de l'utérus avant la date de viabilité foetale. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), on considère qu'un foetus est potentiellement viable s'il pèse plus de 500 grammes et/ou âgé de plus de vingt-deux semaines d'aménorrhée (moins de cinq mois). Quatre sortes d'avortement sont à distinguer :
- L'avortement spontané qui survient de lui-même.
- L’interruption volontaire de grossesse. C'est l'avortement provoqué légalement dans certains pays et interdit au Niger.
- L'avortement thérapeutique, provoqué en vue de sauver la mère d'un danger que la grossesse lui fait courir. 
- L’avortement clandestin, qui survient à la suite de manoeuvres destinées à interrompre la grossesse, dans un contexte illégal.
L'avortement est l'accident le plus fréquent dans la pratique obstétricale. Dans le monde, on estime que 20 millions d'avortements à risque sont pratiqués chaque année, entraînant plus de 80 000 décès. 
Au Niger, une étude menée en 2007 à la maternité Issaka Gazoby de Niamey notait que 2,23% d'avortements étaient provoqués clandestinement, par rapport au nombre de naissances dans la même période. 
Ces chiffres, sont malheureusement très loin de la réalité, en raison du caractère clandestin de la pratique, qui explique que les femmes concernées ne viennent à la maternité qu'en cas de complications avérées. La tranche d'âge des patientes se situe entre 15 et 40 ans avec une moyenne de 29 ans représentant les 81,46%. Elles sont en majorité ménagères (50,99%). Ensuite viennent les élèves - étudiantes (19,80%) puis les fonctionnaires (5,30%). Les prostituées, les commerçantes, toutes font partie des clientes des avorteurs clandestins. Ces femmes sont majoritairement célibataires et n'utilisent pas de méthodes contraceptives. 
Pour mettre un terme à la grossesse, plusieurs méthodes sont utilisées, qui comportent très souvent des risques pouvant conduire jusqu'à la mort de la patiente. Il s'agit du dilatateur, des curettes et pinces de tout genre, des sondes (sondes vésicales, branchettes d'arbre, aiguille à tricot…), des comprimés, de la nivaquinine, des produits chimiques, des crottes d'animaux, du piment, des herbes diverses…
Les avorteurs sont pour la plupart des professionnels de la santé, des tradipraticiens ou les femmes elles-mêmes. Les conséquences sont multiples : hémorragie, perforation interne, traumatisme, infarctus iterine, stérilité, les moins chanceuses mourant pendant qu'elles "essaient de donner la mort à leur futur enfant". La prévention de la mortalité maternelle passe, selon l'OMS, par l'intégration des soins d'avortement en urgence dans tous les systèmes de soins d'un pays, du poste de santé rural aux services les plus perfectionnés du tertiaire. 
L'avortement est l'une des questions les plus controversées dans le monde, tant sur le plan moral que juridique, créant ainsi des points de vues opposés entre ceux qui reconnaissent à la femme le droit d'avorter et ceux qui s'y opposent fermement. Le débat va au-delà de la médecine et de la pratique médicale et s'est fait une place dans les domaines de la religion, de la morale et même de la philosophie.

Hamadou Hassane Hamidou


Que pensez-vous de ce phénomène ? Laissez votre commentaire


mercredi 4 septembre 2013

Sukabé, le rendez-vous annuel des enfants


Les enfants du Niger soutenus par ceux de la sous région sont réuni depuis le 1er Septembre à Dosso à l'occasion de la 10ème édition du festival d’intégration artistique et culturelle « Sukabé ». Sukabé veut dire enfant en fulfuldé. Plus de 200 enfants venus de tout le Niger ainsi que d’une dizaine de pays de la CEDEAO ont répondu à ce rendez-vous auquel . Les participants vont ainsi rivaliser de créativité et de talent culturelle à travers plusieurs disciplines, telles que la danse traditionnelle, le théâtre, la danse moderne ou encore le conte. Selon les initiateurs de cette rencontre, Sukabé est un regroupement de jeunes qui vise à favoriser l'intégration africaine et l'épanouissement des jeunes africains. Ainsi, tout est mis en oeuvre lors de cette manifestation appuyée par l’Unicef afin de permettre aux enfants de fraterniser, d’échanger et consolider une amitié durable. 

Photo : Unicef Niger

mardi 3 septembre 2013

Atelier sur l'impacts du changement climatique sur la pêche


A Tillabery, les communautes de pecheurs vivant autour du fleuve ont bénéficié d'un atelier de sensibilisation sur l'impact du changement climatique sur la pêche.
Témoignage: « Avant il y’avait plus de poissons que maintenant, de 1950 à 1954, c’était extraordinaire la quantité de poissons que nos parents ramenait de la pèche, au rythme actuel, les générations futures trouveront-elles des poissons, connaitront-elles le poisson ? Cela nous inquiète. Disait Abdoulaye Moussa, Président des pêcheurs de la région de Tillabery

lundi 2 septembre 2013

Conference des Jeunes Africains sur l'Environnement et le Developpement Durable

Aux fins de permettre une large participation des jeunes résidant en Afrique de l’ouest, le PNUE a autorise une application spéciale a leur attention. Ainsi, tous les jeunes résidant dans l'espace CEDEAO ou ceux d'ailleurs pouvant prendre en charge leur frais de déplacement, peuvent  remplir la fiche et l'envoyer a tunzatogo@gmail.com avant le 5 septembre. C'est une faveur spéciale que l'ONG Jeune Volontaire pour l'Environnement se félicite d'avoir pu négocier, dans une certaine mesure pour s'assurer d'une bonne représentation de la sous-région qui accueille la Tunzafrika
NB. Ceux qui ont déjà pu soumettre leur application en ligne a la date limite du 23 aout ne sont pas obliges de renvoyer. Encore, cette application est uniquement pour les jeunes devant payer leur propre déplacement à la conférence. Les candidats sélectionnés seront contactes le 7 septembre au plus tard. Nous espérons que vous saisirez cette occasion afin que le maximum de jeunes de la sous-région y soit représenté. NB: Les candidats sélectionnés bénéficieront d'une prise en charge totale dès leur arrivée à Lomé. Merci de partager au sein de vos reseaux
NB: Pour les jeunes residant Togo, le forum national preparatoire de Tunzafrika se tient du 11 au 12 septembre a Lome. Pour soumettre une candidature, allez a http://jve-international.org/8-la-une-de-jve/38-forum-des-jeunes
Cordialement,
JVE Niger

la jeunesse nigérienne


 Selon les statistiques, la moyenne d’âge au Niger est de 15 ans. Cela ne veut pas dire, bien entendu, que nous avons un âge mental de 15 ans mais plutôt qu’il y a beaucoup (BEAUCOUP) plus de jeunes que de vieux…. quelque chose comme 70% de moins de 35 ans il me semble. D’ailleurs, 19% de la population a moins de … 5 ans !
Les jeunes, si nombreux, ont besoin d’espace. Nous voyageons de plus en plus à l’étranger, que ce soit dans la sous-région, au Maghreb, en Europe, en Asie, en Amérique. Même si il y a des barrières imposées par les autres pays : visa (avec des procédures ahurissantes), taxes…
Les jeunes veulent être maîtres de leur destin. Et cela se voit aux efforts qu’ils ont fait pour avoir des diplômes (ainsi qu’aux efforts de leurs familles d’ailleurs …).
Ils veulent aussi communiquer entre eux, donner leur avis, prendre part aux débats de la société. Voyez le nombre de groupes qui fleurissent sur facebook !
Les jeunes, qu’ils soient de milieux pauvres ou aisés, qu’ils soient de la ville, de la campagne ou du désert sont certains d’une chose, c’est qu’ils veulent un lendemain meilleur.
Notre jeunesse est une richesse et nous pouvons dire, à certains égards, qu’elle est mal exploitée. Mais qu’est-ce que cela veut dire? Certains diront que c’est la faute des politiciens qui ne mettent pas assez en place de politiques publiques en leur faveur. Certes, c’est surement vrai.
Mais n’attendons pas que l’on nous tende la main pour faire quelque chose de notre vie. Demain, lève toi et commence à travailler pour réaliser ce qui te fait rêver, ce qui te fait vibrer, ce que tu penses être juste pour toi et pour ceux qui t’entourent.
Je termine avec quelques chiffres encore … (eh oui !) Le nombre d’enfants par femme en moyenne est de plus 7 enfants … Et d’ici 2050 nous serons … plus de 55 millions de nigériens ! Préparons le terrain pour que ceux qui seront jeunes quand nous serons vieux puissent avoir les moyens de réaliser leurs rêves et de vivre mieux.

Par Salamatou Taro
Retrouver son blog sur www.salamatoutaro.wordpress.com

mardi 27 août 2013

Zoom sur le CCAJ de ZInder



A l’instar des autres régions, Zinder a un Cadre de Concertation des Associations de Jeunes (CCAJ) qui est le “porte parole” de plus de 47 structures de jeunesses dans cette partie du Niger. Chacunes de ces associations est represntée au CCAJ par deux membres. Soutenu par des partenaires tels que l’Unicef, le cadre de concertaion de Zinder, parvient à mener plusieurs activités dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’environement ou encore des sports et de la culture. C’est ainsi que des séances de formation sur la gestion non-violentes des conflits, sur les changements climatiques, des seances de salubrité et bien d’autres initiatives ont été conduites par ces jeunes réunis autour du CCAJ. L’objectif aussi d’un tel cadre, c’est d’aider les structures membres du CCAJ dans la mise en oeuvre de leurs projets car comme le dit le slogan du CCAJ, « Ensemble on va plus loin ». Aujourd’hui, ils ont leur propre siege dans laquelle, ils tiennent leurs réunions. Leurs ambitions, c’est de voir toutes les associtions de jeunes de Zinder en particulier et ceux du Niger en général contribuer efficacement au développement du pays.
Lawan Karimou, Point Focal du CCAJ/Zinder
Par Jeunesse du Niger
Photo : Islamane Abdou

lundi 26 août 2013

la 13eme journée scientifique, culturelle et sportive du REMAO


Niamey, la capitale du Niger abrite du 21 au 31 Août la 13eme journée scientifique, culturelle et sportive du réseau des étudiants en médecine de l’Afrique de l’Ouest (REMAO), sous le thème : La couverture universelle en santé.  
8 pays sont au rendez-vous avec plus de 400 participants. Il s’agit du Sénégal, du Togo, du Burkina Faso, du Bénin, du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée.
Durant les dix jours de cette rencontre, les étudiants vont compétir dans divers domaines.
La majorité des compétitions scientifiques, reposeront sur la communication scientifique et le génie-médical ou encore le jeu des chiffres et des lettres. Pour la communication scientifique, les thèmes ont été annoncés aux différents candidats avant leur arrivée à Niamey, cela afin de faciliter la recherche. En sport ils s'affronterons en football, basketball... Et en culture, les étudiants feront découvrir la diversité culturelle de leurs pays.
Les participants effectueront aussi des excursions au musée national Boubou Hama de Niamey et à Kouré.

samedi 24 août 2013

Quand on fait de sa passion son métier


Epris  du cinéma depuis sa tendre enfance, Jaloud Zaynou a toujours caressé  le rêve de devenir réalisateur alors que sa famille lui prédestinait une carrière militaire. Ainsi, après son CFEPD il fut admis au prytanée militaire de Niamey où il ne termina pas son cycle secondaire comme prévu, car, comme pour confirmer le dicton selon lequel nul n’échappe à son destin, il a fini dans un lycée d’enseignement général où il décrocha son bac. Alors vint le moment propice, car se dit-il quoi de plus logique que de poursuivre ses études dans une école où sa passion constitue une unité d’enseignement fondamentale. C’est ainsi que son choix fut porté sur l’IFTIC (institut de formation aux techniques de l’information et de la communication).
Après deux ans de formation en production-réalisation, le géni qui sommeillait en lui ne tarda pas à s’affirmer au grand jour: ce jeune homme aux ambitions ahurissantes réalisa en décembre 2012 son premier film dénommé «la fille du gouverneur» alors qu’il n’avait que 21 ans.
Le 23 mars 2013, les gens entraient par milliers au palais des congrès de Niamey pour acclamer ce chef d’œuvre qui  dépeint le cinéma nigérien sous une nouvelle dimension, à travers un scénario révolutionnaire, adéquat aux exigences du 21eme siècle. Accompli avec des moyens de bord, ce film constitue pour Jaloud une sorte de ticket d’entrée à la cour légendaire des cinéastes nigériens et la clef d’un succès imminent.

Par Omar Manga Aichou
Photo : Nomade Prod.

vendredi 23 août 2013

Le Franc CFA menacé de disparition au Niger ?



Avant de quitter Niamey, si on m’avait dit que quelqu’un refuserait un paiement en francs CFA au Niger, je n’y aurais pas cru. C’est pourtant arrivé.
A Mainé Soroa, dans la région de Diffa, à quelques kilomètres du Nigeria, j’achète du pain local un matin et fièrement, je sors un billet de 1000Fcfa pour payer. Le revendeur me dit tout bonnement en haoussa « ni baani amsar irin wanan cudi, say Nera » (moi je ne prends pas ce genre d’argent ; je ne prends que la Nera (la monnaie du Nigeria) ». Pourquoi ? Il me répond qu’il ne maîtrise pas le franc CFA et que même s’il l’acceptait, ce serait un problème ensuite car beaucoup de gens sont comme lui. Est-il Nigérian? Pas du tout, me répond-il, ajoutant qu’il a vécu la majeure partie de sa vie à Diffa. Comment puis-je payer ce que je viens d’acheter alors ? Il ne maîtrise pas le CFA et moi, je ne maîtrise pas la Nera. Nous avons été obligés  de faire appel à un intermédiaire connaissant la valeur des deux monnaies pour enfin conclure cet achat.
Me renseignant davantage sur la situation du franc CFA dans la localité, j’ai appris et constaté que ce commerçant n’était pas une exception. A Mainé mais aussi dans les autres zones frontalières avec le Nigeria, la plupart des transactions se font en Nera.
Seules résistent encore à cet « envahissement » les institutions étatiques. Par exemple, pour payer les factures d’électricité, d’eau, la poste ou à la justice, il faut obligatoirement des CFA. Mais jusqu’à quand ?

Par Islamane Abdou
photo : Jeunesse du Niger


jeudi 22 août 2013

Une victoire pour les footballeuses nigériennes


Personne ne les croyait favorites pour cette deuxième journée du Tournoi de Football Féminin Ouest Africain de Ouaga. Pour preuve, notre équipe féminine a perdue lors de sa première sortie 8 buts à 0, contre celle du Burkina Faso.  Face à l’adversaire beninoise, il fallait montrer que les filles nigériennes n’étaient pas partie pour perdre tous les matchs.  La rencontre fut serrée, et le but de Kabira Nassam, vient libérer tout un peuple. C’est sur ce score de 1 but à 0 que le match a pris fin.  Bien que Kabira aie marqué le but, la fille du match a été Habsatou Rabo qui a été presente dans tout le jeu.  Avec cette victoire le Niger se classe 2ème de sa poule et disputera la troisième place le 24 août prochain avec le vainqueur du match Togo-Côte d’Ivoire.
Première sortie depuis 2009 et deja une victoire, la premiere dans une compétition sous-regionale.  Peut être que le football feminin reussira là où celui des hommes a faillit en tout cas, bonne chance et courage à nos footballeuses. Tout le Niger est fière de vous.

Photo : Jeroen Roovers

mercredi 21 août 2013

Camp des jeunes 2013 : une édition inédite




“De tous les camps auxquels nous avons participé, celui-ci a le plus réussi”, faisaient entendre beaucoup de campeurs. L’édition de cette année a en effet été une grande reussite. Qu’est-ce qui a fait cela ?  Lors de septième édition de Mainé Soroa, les jeunes ont été au devant du projet. Toutes les questions organisationnelles leurs ont été confiées. En tant qu’acteurs, ils avaient la mission de faire la différence. Hébergement, restauration, transport, santé, bref les jeunes ont assuré à tous les niveaux. Une réussite qui n’aura peut être pas été possible sans l’implication des autorités coutumières, qui se sont dit disponible à accompagner les jeunes. Le camp des jeunes, c’était aussi des activités d'intérêt communautaire. A Mainé, les campeurs ont effectué une série d’actions telles que le désensablement, la fixation des dunes, le traitement des cauris, les plantations d'arbres mais aussi des actions de sensibilisation sur la citoyenneté.
8 jours durant, les coupures des réseaux téléphoniques empêchants aux campeurs de joindre leurs familles et bien d'autres facteurs de "découragements", n’ont pas empechés aux 400 filles et garçons venus de tout le Niger et de divers horizons, de partager leurs experiences tout en fraternisant dans un climat de paix et de solidarité. 

Par islamane Abdou
Photo : Jeunesse du Niger/2013

mardi 20 août 2013

Inondations au Niger

La quasi totalité des huit régions du Niger, y compris celle d'Agadez située aux portes du désert, sont touchées par les inondations, indique le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU dans son dernier Bulletin publié à Niamey. Les régions de Maradi (centre-sud) et Zinder (centre-est), habituellement en proie aux crises alimentaires du fait de la sécheresse, sont parmi les plus affectées par les inondations. Deux fillettes âgés de 3 et 5 ans ont péri dimanche dans l'effondrement de leur maison dans un village de Zinder où 135 millimètres de pluies sont tombés en quelques heures, a indiqué la radio privée Anfani.
Parmi les nombreux blessés on dénombre deux femmes enceintes à Zinder et Maradi, précisent Anfani et Ocha. Dans la seule ville de Maradi, également la capitale économique du pays, un millier de personnes sont sans-abris après l'effondrement d'une centaine de maisons, note Ocha. Les sans-abris sont déjà relogés dans des écoles et le gouvernement annonce l'envoi de vivres aux sinistrés notamment à ceux de Maradi, a indiqué à l'AFP la municipalité de Maradi. Dans la zone de Tilabery, à Banibangou, une centaine d'habitations se sont effondrées mettant prés de 18 000 personnes en situation d’urgence.
 
L'ONU a averti que le Niger risque d'être confronté cette année à une "invasion massive" de criquets pèlerins, du fait des fortes pluies qui ont favorisé l'éclosion des larves des acridiens. Actuellement, la campagne agricole bat son plein au Niger, pays très sec, souvent confronté à de sévères crises alimentaires du fait de la sécheresse ou des dégâts causés par les criquets.

Source AFP et Oxfam
 Photo : Association Thedil, Inondations de 2012

samedi 17 août 2013

Session parlement des jeunes à Zinder




« Dans  nos propositions de lois, nous allons demander à ce qu’un accent soit mis sur les questions liées à la santé de l’enfant » a annoncé Garba Bana, président du parlement des Jeunes du Niger. Dans les pédiatries, les enfants peinent parfois à être pris en charge comme il le faut, a-t-il ajouté.  La capitale du Damagaram accueil en effet, du 15 au 23 Août, la première session parlementaire au titre de l’année 2013 des députés juniors du Niger.
La santé, l’éducation, la protection des enfants, La sécurité routière, sont autant de questions sur lesquelles se pencheront les 113 représentants des âgés de moins de 18 ans. Participent aussi à cette session, les anciens députés juniors, ceux du parlement des jeunes francophones, les députés seniors, mais aussi l’Unicef-Niger. Afin d’amener, ces élus à mieux comprendre les sujets sur lesquels ils vont débattre, une série de présentations sont prévues.
Cette session, est l’avant dernière qu’ils tiendront, avant l’installation du prochain parlement junior prévue pour décembre 2013.
Par Islaman Abdou
Photo : Jeunesse du Niger/2013

mercredi 14 août 2013

Mohamedine, chargeur de téléphone en zone rurale


Le développement du secteur de la téléphonie mobile au Niger n'a pas épargné nos zones rurales. Mais dans un grand nombre de ces localités, le courant électrique fait défaut.
Alors comment recharger son téléphone ? 
La génération consciente a trouvée la solution. La recharge se fait grâce aux panneaux solaires ou aux groupes électrogènes.
Depuis plus de 5 ans,  à Doukou dans le département de Madaoua (région de Tahoua), Mohamedine, un jeune de 22 ans a fait de la recharge des batteries de téléphones portables son principal métier.   Comment procède-t-il ?
“Je me suis fait confectionner cette planche sur laquelle sont installées plusieurs prises électriques alimentées par un groupe électrogène. Ensuite, je branche les chargeurs universels, des chargeurs compatibles avec toutes les catégories de batteries de cellulaires. La recharge de la batterie coûte 100 Fcfa. Je gagne en moyenne 2000 Fcfa par jour. Je fais aussi le tour des villages, le jour des marchés.”
Astucieuse initiative qui, en plus d’aider les communautés les plus éloignées à rester joignables, contribue à garder les jeunes chez eux : “Je n’ai pas de projet d'aller ailleurs, parce que, grâce à ce travail, j’arrive à subvenir à mes besoins ainsi qu’à ceux de mes proches ”,  conclut Mohamedine.

lundi 12 août 2013

Journée Internationale de la Jeunesse


L’objectif de la Journée internationale de la jeunesse est de promouvoir, tout particulièrement auprès des jeunes, le Programme d’action mondial pour la jeunesse à l’horizon 2000 et au-delà. Ce programme encourage l’action en faveur des jeunes dans dix domaines prioritaires : éducation, emploi, malnutrition et pauvreté, santé, environnement, toxicomanie, délinquance juvénile, loisirs, petites filles et jeunes femmes et pleine et entière participation des jeunes à la vie de la société et à la prise de décisions. Une action de mise en œuvre du Programme aux niveaux national, régional et mondial y est également recommandée.
Les jeunes, qui selon les critères des Nations Unies correspondent à la tranche d’âge 15 à 24 ans, représentent un sixième de la population mondiale. La majorité de ces jeunes hommes et femmes vit dans des pays en développement et leur nombre devrait augmenter substantiellement au XXIè siècle.
En 1998, par une résolution adoptée lors de la première Conférence mondiale des ministres de la jeunesse - tenue par le Gouvernement portugais en collaboration avec les Nations Unies à Lisbonne du 8 au 12 août 1998 - le 12 août a été déclaré Journée internationale de la jeunesse. Cette recommandation a ensuite été entérinée lors de la cinquante-quatrième session de l’Assemblée générale des Nations Unies par l’adoption de la résolution A/RES/54/120, en date du 17 décembre 1999 et intitulée "Politiques et programmes mobilisant les jeunes.
Au mois de décembre 2009, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté la résolution A/RES/64/134 qui marquait le 12 août 2010 comme point de départ de l’Année internationale de la jeunesse sur le thème “Dialogue et compréhension mutuelle”.
Le thème de la Journée internationale de la jeunesse 2013 est « la place de la jeunesse dans le développement de la société ». Cette journée organisée par l’Association Jeunesse Consciente Dynamique (AJCD) sera célébrée à Brazzaville au Congo.
« Pour libérer le talent des jeunes, nous devons établir des partenariats avec eux. »
M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU
Journée internationale de la jeunesse, 12 août 2012

vendredi 9 août 2013

De plus en plus de jeunes mamans au Niger : un phénomène inquiétant


Dans le CSI de Kantché (Zinder), des mères attendent
le début de la consultation médicale de leurs enfants


Aïcha a 15 ans. Elle a été mariée lorsqu’elle avait six ans. Aujourd’hui, elle est mère d’un garçon. Nous l’avons rencontrée au centre de santé intégré de Kantché, dans la région de Zinder. Elle est venue avec son fils, qui souffre de diarrhée. « Des situations pénibles, j’en connais », dit-elle. « Lorsque les pluies ne sont pas abondantes, il n’y a pas à manger et je m’inquiète pour mon fils. Je ne sais pas quoi faire.»



Aïcha 15 ans, mère d'un enfant

Assise à côté d’Aïcha, il y a Zeinabou, donnée en mariage à l’âge de 14 ans : elle est 
mère de six enfants après six ans de mariage. Elle ne produit pas assez de lait 
maternel pour nourrir son bébé. Elle espère qu’on va lui donner des vitamines.
Très souvent, elle se retrouve seule à la maison car son mari part vers la capitale
chercher de quoi les nourrir. Actuellement, Zeinabou est la chef du foyer.
« Mon plus grand problème, c’est le manque de nourriture », confie-t-elle.
« Ce serait différent, bien sûr, si j’avais un métier. » 


Zeinabou 20 ans, mère de 6 enfants
Est-il facile de gérer un foyer quand on a quinze ans ? Les deux jeunes femmes 
n’osent pas répondre.  C’est l’infirmière du centre qui va le faire pour elles.


Roukaya, infirmière au CSI de Kantché
Roukaya Laoualy estime que ces filles ne sont pas assez mûres pour 
s’entretenir elles-mêmes, a fortiori entretenir des enfants.
 « Nous sommes vraiment confrontés à des problèmes avec elles », dit-elle. 
Beaucoup de ces jeunes mères ne savent pas bien allaiter, insiste-t-elle.
Chaque année dans le monde, ce des millions de jeunes filles qui sont mariées
avant l’âge de 18 ans.

Au Niger, c’est le cas d’une fille sur deux, ce qui le place parmi les premiers
en matière de mariage précoce. Les raisons qui poussent les parents
à les donner en mariage sont multiples, parmi lesquelles prévenir
des violences sexuelles ou une naissance hors mariage, s’alléger
d’une charge. Mais ces motifs ne tiennent pas face aux conséquences
que peut engendrer le mariage de très jeunes filles : abandon scolaire,
maltraitance et problèmes de santé.
 « Nos parents doivent comprendre qu’il est important de laisser 
une fille grandir avant de la marier. Elle saura alors comment s’entretenir, 
entretenir son mari et ses enfants, rester dans son foyer 5/5 », conclut Roukaya.

Par Islamane Abdou






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mardi 6 août 2013

A la recherche des meilleurs lycéens de Niamey

Chacun d'entre nous a dans sa famille ou son entourage un(e) lycéen(ne) qui présente un potentiel hors du commun.
Grâce à l'African Leadership Academy (ALA), cette personne a aujourd'hui l'occasion d'entrer à l'African Leadership Academy pour terminer son lycée grâce à une bourse de plusieurs dizaines de milliers de dollars, avec à la clé, la possibilité d'intégrer les plus grandes universités internationales.

L'ONG Ose-Niger organise à Niamey dans les prochains jours une session d'information sur l'ALA, animée par par Yahouza Sani Sabo Gado, premier élève nigérien à intégrer cette prestigieuse école. Monsieur Sani Sabo Gado sera également présent pour nous expliquer les raisons qui l'ont poussé à encourager son fils dans son projet de postuler à l'ALA.

6 ans après la création de l'ALA, le Niger y reste très sous-représenté.
Si vous connaissez des lycéens de 15 à 19 ans, avec de très bons résultats scolaires, merci de leur transmettre le message, ainsi que ce lien:https://docs.google.com/forms/d/1JLm5hBov9EvQpKi3LDeCPci9bHmUY3SWIUB2Rki-BIc/viewform