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Jeunesse du Niger

Unisons-nous et construisons le Niger de demain

lundi 1 avril 2019

1ère CONFERENCE CLIMAT SAHEL Niamey 2019

mercredi 8 mars 2017

Journée de la femme: rencontre avec une cyber nigerienne


Pouvez-vous vous présenter et présenter votre parcours ?

Je suis Ramatou Salifou (état civil) et Inna Karanta sur les réseaux sociaux.  Je suis courtière en assurances et activiste-web, Initiatrice du groupe Nigérien Cyber citoyen avec des amis du web, nous nous efforçons d’amener le nigérien à un changement de mentalité en devenant tout simplement un citoyen modèle.

D’où vous est venu l'idée d'un mouvement sur internet et comment est-il né ? 

Il est né tout naturellement de nombreux coups de gueule sur les réseaux sociaux, nous nous sommes réunis avec les amis et avons décidé de lancer cette initiative afin d’apporter notre plus à la construction de la nation, une nation ne peut se bâtir dans la délation et l’ignorance des textes qui régissent la vie en communauté. Aussi, nous nous battons pour faire connaitre au grand nombre leurs droits et devoirs à travers nos écrits et campagnes de sensibilisation terrain et vidéos. 
Comme l'indique le nom du groupe, Nigérien Cyber citoyen, il s'agit donc de réunir la communauté web nigérienne autour de ce que nous appelons Notre Cause Commune. Cette initiative citoyenne est née donc sur les réseaux sociaux et réunie les nigériens sur le terrain lors d'actions de salubrité, de collecte de fournitures scolaires, de construction de classes en paillote...

Que fait concrètement Nigérien Cyber Citoyen et pourquoi est-ce important au Niger ? 

Comme je l’ai dit plus haut, l’objectif c’est le changement de mentalité. Le groupe a centré son combat sur l’insalubrité dans nos villes. A travers ce dernier, nous voulons amener le nigérien à devenir un bon citoyen, celui-là même qui pourra impacter à son tour son entourage. Nos actions se déroulent dans la ville de Niamey çà va de l’enlèvement de dépotoirs géants, à des séances de salubrité dans les écoles et au cimetière. Nous faisons des spots de sensibilisation autour de thèmes variés.
 Niameyzé, un jeune nigérien auteur de bandes dessinées contribue à cette lutte à travers les dessins avec des messages de sensibilisation.

Nous avons des cyber citoyens dans tout le pays, un clin d'œil au maire d’Agadez initiateur de séance de salubrité avec les agadezois, aux cyber citoyens d'Arlit, de Tillabéry, Diffa, Zinder, Tahoua, Maradi, Dosso et ceux de la Diaspora qui contribuent comme ils peuvent.
L'engagement citoyen est important au Niger car lui seul est capable à l'heure actuelle de réunir tous les nigériens dans un combat commun.
  
Quelle est la place des femmes dans la marche pour un changement de mentalité ? 
Je suis une femme, le noyau dur de NCC c’est Habiba Wahab Raoufou, Aicha Bolho, Balkissa Seyni, Fanta Traoré, Kimba Hadiza  Maiga, Aissa Magagi GANDA, Kadi Salifouizé Fanta Traoré et tant d’autres femmes que je porte dans mon cœur pour leur engagement en faveur d’un lendemain meilleur pour tous, pour vous dire combien, les femmes sont engagées. Nous sommes les 1éres à en pâtir lorsque la société va mal, alors nous ne pouvons qu'être à l'avant-garde de ce changement de mentalité.

Pourquoi est-il important d'impliquer les femmes dans tous projets de développement ? 

La femme, est Amour, Grâce, Beauté, elle porte sur elle tout le poids de l’humanité, elle enfante, elle sécurise le socle familial, elle éduque et guide l’enfant pour devenir un homme. La laisser en dehors des projets de développement serait un tort à l’humanité.

Avez-vous un message à faire passer aux femmes du Niger en cette journée du 8 mars ?

Femme nigérienne, tu es espoir et tout repose sur toi depuis la nuit des temps, alors ne faiblit pas. Continues le combat !
A toutes les femmes émancipées, luttons pour que nos mamans dans les campagnes bénéficient de notre savoir.
Un message à mes grandes sœurs et mamans qui luttent pour nos droits, je rêve d’une protection sociale pour la mère et l’enfant nigérien, une couverture universelle maladie qui balayera tous ses programmes de prise en charge qui en réalité ne soulagent pas véritablement les femmes.
Merci à vous de m’avoir permis de m’exprimer. Je salue au passage les hommes qui nous honorent au quotidien et leur demande de rester à nos côtés pour nos combats qui sont aussi les leurs, une femme épanouie sera une meilleure épouse et maman.



mercredi 28 décembre 2016

JVE CAMPAGNE DE PLAIDOYER Liboré Tillabery

mercredi 2 novembre 2016

Zinder: apprendre un métier pour abandonner la violence

Sur financement de l’Unicef, 73 jeunes issus des « palais » et « fadas » de la région de Zinder ont bénéficié d’une formation dans plusieurs métiers porteurs tel l’informatique, la mécanique, la restauration, la couture ou encore les activités génératrices de revenues pour les filles. Au terme de cette formation, ils viennent de bénéficier de kits constitués de machine à coudre, motos, matériel de mécanique…
Ces kits leur permettront un démarrage effectif de leur activité. La cérémonie de remise du matériel a eu lieu en présence du Gouverneur de la région du Damagaram et du chef de Bureau de l’Unicef basé à Maradi.


Pour rappel, les « palais et « fadas » sont des lieux de regroupement des jeunes souvent violent.  Ces jeunes, filles comme garçons, sont issus de milieu défavorisé et ont pour leur majorité quitté l’école dès le bas âge. Faute d’emploi et de formation, ils se retrouvent dans ces groupes sans avenir.



 

lundi 3 octobre 2016

Alerte : la chicha consume silencieusement la jeunesse nigérienne


Mallik, un jeune lycéen est consommateur régulier de cette nouvelle version du tabac depuis 3 ans. Il explique: « J’ai négocié le dispositif à 7500 FCFA. Quand je n’ai pas assez d’argent, je me débrouille avec mes amis pour s’assurer une prise le matin, une autre dans l’après midi et une dernière avant de dormir. Soit juste trois prises par jour ». Or, il s’agit là, d’une habitude qui a un impact négatif économiquement et peut provoquer de graves problèmes de santé.
De nos jours, il est difficile de passer devant une fada sans apercevoir des jeunes, tuyau à la bouche, entrain de dégager une fumée à odeur multiple (fraise, pomme etc.). En effet, en plus de la consommation souvent abusive du thé et de la cigarette, les fadas sont envahies par ce que d’aucun appelle la nouveauté ; une nouveauté qui se révèle plus couteuse et plus nuisible pour ses consommateurs.
Il s’agit de tout un dispositif muni d’un long tuyau qui prolonge une bouteille d’eau bouillante au-dessus de laquelle se fait la combustion d’un produit aromatisé. Bref, c’est ce qu’on appelle communément  la CHICHA, ARGUILLA ou encore NARGUILLÊ.
Pour la majorité des jeunes, prendre de la chicha est juste un geste anodin que tout«jeune civilisé» doit faire pour se faire remarquer. Or il s’agit là, d’une habitude qui a un impact négatif économiquement et peut provoquer de graves problèmes de santé.  Pire, ce phénomène concerne aussi bien les garçons que les filles. Les plus pervers profitent même pour y introduire autre chose à la place de l’eau et du produit aromatisé. Ce qui ouvre une fenêtre à l’alcoolisme et à la consommation de drogues.
Sur le plan économique, il faut acheter le dispositif complet ARGUILLA. Selon la qualité, son prix varie de 10 000 à plus de 50 000FCFA. En plus d’être consommateur de braises, le dispositif requiert l’achat du combustible qui selon  la boite coûte 1000 FCFA à plus…. Mais les vendeurs de ce produit combustible à odeur multiple s’arrangent pour l’offrir à tous les petits détails. C’est-à-dire une pincée jusqu’à 300 FCFA, de quoi assurer une prise!!!
Manque de dialogue entre les jeunes et leurs parents : un facteur aggravant
Malik, un jeune lycéen est consommateur régulier de cette nouvelle version du tabac depuis 3 ans. Il explique: « J’ai négocié le dispositif à 7500 FCFA. Quand je n’ai pas assez d’argent, je me débrouille avec mes amis pour s’assurer une prise le matin, une autre dans l’après midi et une dernière avant de dormir. Soit juste trois prises par jour ».
 En faisant le calcul estimatif, l’on s’aperçoit que chaque fada qui en consomme effectue des dépenses énormes et inutiles pour s’en procurer. A ce gaspillage d’argent, viennent s’ajouter les dépenses liées au thé et à la cigarette dans les fadas. 
Une somme d’argent exorbitante quand on sait que la plupart des jeunes qui consomment ces produits n’ont aucun revenu en dehors de ce que leurs parents leur octroient. Tout cela, c’est sans compter les éventuelles dépenses à venir en cas de problèmes respiratoires ou de cancer. Aussi surprenant que cela puisse l’être, les parents et autres responsables observent les jeunes persévérer dans la consommation mais n’en manifestent aucune inquiétude dans la mesure où il n’y a pratiquement pas de dialogues entre parents et jeunes adolescents.
Coût additionnel pour la santé
Sur le plan sanitaire, les risques de maladies et de contagion sont évidents. En effet, le fait d’utiliser le même tuyau fait de la chicha un véritable vecteur de plusieurs maladies contagieuses dont le traitement est le plus souvent onéreux, telles que, la tuberculose, les hépatites etc. 
En plus d’être vecteur de maladies, plusieurs études ont montré que sa consommation provoque plus de maladies respiratoires et de cancer que la cigarette. Mieux, selon la conclusion d’une méta-analyse portant sur 542 études publiée dans la revue Public health Reports, au cours d’une seule séance de chicha, une personne inhale 125 fois plus de fumée que lorsqu’elle fume une cigarette, mais aussi 25 fois plus de goudron et 10 fois plus de monoxyde de carbone. 
Conclusion de l’étude : « Une séance de Chicha où l’inhalation est plus longue et plus profonde reviendrait à fumer l’équivalent d’un paquet de cigarettes ». Il est en est de même pour la dépendance qu’elle crée chez le consommateur.
C’est pourquoi les parents, les autorités sanitaires et tout acteur de la santé des jeunes doivent porter un regard critique sur la chicha pour qu’elle ne soit pas un véritable problème de santé publique. Pendant que des pays comme la Tanzanie et le Maroc ont réussi à l’interdire, au  Niger,  on constate la prolifération de plusieurs types de chicha. Cependant, il est encore possible de « rectifier le tir »…

CAN U17: Le Niger, le Ghana et l’Angola qualifiés

Le Niger, le Ghana et l'Angola se sont qualifiés pour la phase finale de la CAN des moins de 17 ans qui se déroulera à Madagascar, pays organisateur, du 2 au 6 avril 2017.


Le Niger a fait match nul, 3-3, à Libreville, face au Gabon, et se qualifie car lors du match aller les Nigériens avaient gagné 1-0. Le Ghana a fait match nul, 0-0, face à la  Côte d'Ivoire lors de son déplacement à Abidjan, et se qualifie après sa victoire sur le sol ghanéen 3-1 à l'aller. L'Angola a battu les Comores à Moroni sur le score de 2-0 et a confirmé sa qualification pour la CAN car lors du match aller, les Angolais avaient gagné 5-0. Ces trois sélections rejoignent Madagascar pour la phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations.

vendredi 13 mai 2016

Le 13 Mai, le Niger célèbre ses héroïnes

Depuis 1991 et la marche historique des femmes nigériennes pour réclamer, une plus grande représentativité au sein de la commission préparatoire de la Conférence Nationale Souveraine, le 13 Mai symbolise la journée nationale de la femme. Une journée mise à profit par les femmes, les pouvoirs publics et les partenaires pour réfléchir sur les préoccupations et défis de la femme nigérienne concernant la promotion et le développement de la femme nigérienne. 
D’ailleurs le thème de cette année porte sur l’autonomisation de la femme en lien avec le développement durable. Une thématique qui cadre bien selon la Ministre de la Promotion de la Femme et de la protection de l’Enfant avec les priorités des autorités de la 7ème République, celles de donner aux femmes l’opportunité d’être de véritables et incontournables actrices du développement. Au Niger, les femmes représentent 50,60% de la population malheureusement malgré ce poids numérique elles sont les plus analphabètes avec un taux de 72% et les plus pauvres. En effet quatre pauvres sur cinq sont des femmes du fait qu’elles continuent de crouler sur le poids des pesanteurs socio-culturelles et économiques malgré qu’elles mènent souvent des Activités Génératrices de Revenus. En cause leur dépendance matérielle caractérisée par un faible pouvoir de décision, une pénibilité des travaux et de nombreuses barrières les empêchant l’accès aux services de base et leur dépendance financière qui se traduit par une monétisation faible, de nombreuses barrières aux connaissances, aux emplois et aux ressources productrices. C’est pourquoi l’autonomisation de la femme se veut une stratégie visant à réduire la situation de dépendance générée par des irrégularités de genre. Ainsi dans son message en prélude en cette journée de la femme nigérienne, la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant a rappelé la série d’actions menées par le Gouvernement dans ce sens avec l’élaboration du Programme de Développement Economique et Social qui fait la part belle à l’autonomisation de la femme sans oublier la création d’une direction de l’autonomisation des femmes et l’élaboration d’un programma nationale d’autonomisation des femmes. Elle a invité le Gouvernement, les députés nationaux, les leaders d’opinion, les chefs traditionnels et religieux et tous les acteurs à des réflexions fécondes pour que désormais les résultats plus conséquents puissent être enregistrés en matière d’autonomisation des femmes en vue de leur participation pleine, efficiente et entière au développement durable. Il faut noter que cette journée de la femme qui est à sa 25 ème édition sera célébrée avec faste par les femmes nigériennes sur toute l’étendue du territoire à travers plusieurs et diverses activités.

mardi 3 mai 2016

Le Climat change et toi? #NIGER

vendredi 29 avril 2016

Yali 2016: Daouda

En cette matinée de vendredi, nous vous invitons à découvrir le profil du monsieur le plus dynamique du groupe. Son engagement pour l'épanouissement de la jeunesse n'est plus à prouver. Il été élu meilleur startup de l'année par TOTAL. Lui c'est Daouda Hamadou
Daouda Hamadou Lauréat de la 1ère édition du Challenge TOTAL Niger Startupper de l'Année 2016 avec son application mobile "Guida" pour la recherche de logements, Daouda HAMADOU est un jeune entrepreneur très passionné.
Diplômé en Informatique Industrielle de l’Ecole des Mines de l’Industrie et de la Géologie de Niamey (EMIG) depuis 2004 et comptant près de 10 années d'expérience professionnelle dont 6 années passés chez AREVA en tant qu’ IT Manager jusqu'en 2014 où il décida de quitter son emploi pour se lancer dans l'entrepreneuriat.
Il a ainsi fondé en 2014 sa propre entreprise, NOVATECH, incubée au CIMPEN et offrant des services numériques en Serveurs & Réseaux Informatiques, Développement d’Applications Web & Mobiles, Consultation et Formation en TIC.
Très engagé, Daouda est impliqué dans les questions qui touchent la jeunesse nigérienne, en particulier dans les domaines de l'Entrepreneuriat et du Leadership. C'est ainsi qu'il est très actif dans des communautés telles que la Lean Startup SAMARIA, Give1Project Niger, la Fada Tech, et le Google Developper Group de Niamey où il forme et encadre de nombreux jeunes dans le domaine du Leadership, de la Technologie et de l’Entrepreneuriat. Pour lui, le Leadership, la Technologie et l'Entrepreneuriat sont des secteurs clés pour le développement du Niger à travers la Jeunesse et a l'intention de s’impliquer d’avantage à travers ses activités entrepreneuriales et bénévoles.
L'un de ses grands projets, après le YALI, est de créer un grand Fablab où les jeunes apprendront l'innovation pour le développement.
Il passera six semaines à Dartmouth College à Hanover, dans le New Hampshire dans le programme Business and Entreprneurship du YALI.

Yali 2016: Samy

L'habit ne fait pas le moine mais c'est par l'habit qu'on reconnait le moine. Les représentants du Niger au YALI 2016 ont la chance d'avoir une entrepreneure dans la mode et le textile. Elle c'est Samira Ben Ousmane plus connue sous le nom Samy Ben Ousmane.
Samira Ousmane M. est une jeune entrepreneure dans la mode et le textile. Initialement diplômée d’une licence en Airline management obtenue à Accra au Ghana, elle travailla en tant qu’agent commercial a Air France puis responsable commerciale chez Niger Air Cargo jusqu’en 2013 avant de se tourner vers la mode, sa passion d’enfance. Elle ouvre alors sa maison de couture en 2013 et fut sollicitée pour participer au défilé panafricain du Festival International de la Mode en Afrique (FIMA) quelques mois plus tard grâce à sa première collection de robes de soirée. Styliste autodidacte, elle participera ensuite à plusieurs défilés de mode au Niger et dans la sous-région. En Septembre 2015 elle fut sélectionnée par le comité de présélection du FIMA à Paris pour représenter le Niger au concours jeunes stylistes du même festival. Passionnée et déterminée, elle fait la promotion de la culture africaine à travers ses créations modernes et colorées et voudrait développer le secteur du textile au Niger avec des matières premières nigériennes.
Samira est aussi passionnée par le développement de la femme, elle est co-fondatrice et directrice du premier magazine de la femme nigérienne appelée LaNigerienne Mag et créa une association nommée SmartLadies pour développer l’entreprenariat féminin au Niger, promouvoir la femme chef d’entreprise et accompagner les jeunes filles dans leur scolarisation. A travers plusieurs projets, elle voudrait amener les femmes nigeriennes à entreprendre et à atteindre leur indépendance financière.
Samira suivra une formation de six semaines en Business et Entreprenariat à l’université de Texas a Austin.

mercredi 27 avril 2016

YALI 2016: Aicha

Nous sommes particulièrement fiers de vous annoncer que parmi les représentants du Niger au YALI 2016, nous avons aussi une réalisatrice. Profil rare au Niger et c'est pour cela que nous vous invitons à encourager Macky Kidy Aicha. Son dernier film "L'arbre sans fruit" a reçu plusieurs distinctions aussi bien sur le plan national qu'international.

Macky Kidy Aicha est titulaire d’une maîtrise ensociologie à l'Université Abdou Moumouni de Niamey. Elle débute sa carrière de cinéaste au Forum Africain De film Documentaire de Niamey.
Après l'obtention de son master II en Réalisation Documentaire de création à L'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, le cinéma devient son activité
Pour mieux partager son expérience, elle enseigne les étudiants du Master I Réalisation documentaire à l'Institut de Formation en Technique de l'Information et de la Communication IFTIC.
Elle est volontaire au PDEVII/ USAID où elle forme des étudiants en technique de facilitation de cinéma mobile pour une communication sociale en faveur de la paix.
Aicha participera à un programme de six semaines en leadership civic à l'Université Wagner à New York.

YALI 2016: Rabia

Vous avez certainement entendu parlé de la plateforme NIGERELECTIONS2016 lors des derniers scrutins. Le saviez-vous ? Toute la plateforme a été développé par une experte de code au nom de Rabia Moussa Découvrez la geek du groupe des YALI2016

Ingénieure en informatique et jeune entrepreneure, Rabiatou HAROUNA MOUSSA décide en Novembre 2014 de revenir vivre dans son cher pays d’origine, le Niger, dans l’optique de mettre ses compétences au service de ce dernier. Elle est chef projet de SAADUWA (plateforme de communication basée sur SMS pour la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance) en parallèle de sa fonction d’Ingénieur Billing/Mediation chez Orange. Elle a également développé un site de monitoring pour les élections 2016 au Niger. Passionnée de technologie et du monde des affaires depuis son enfance , Rabiatou est en train de mettre sur pied une startup de gestion de données et d’informatique décisionnelle et envisage de réaliser de nombreux projets mettant la technologie au service du développement. Raison pour laquelle, elle a opté pour Business & Entrepreneurship. Cette femme déterminée est très disposée à relever de nouveaux défis et cherche à être le changement qu'elle veut voir au Niger .

YALI 2016: Amadou

Amadou BOUKAR a obtenu un Master en Droit & Institutions, spécialité droit de l’entreprise en 2007. Depuis, il a travaillé dans le domaine des ressources humaines pendant 6 ans chez ADM VALUE au Maroc. Nanti de cette expérience, il décida de rentrer au Niger où il fût consultant juridique et fiscal en cabinet avant de rejoindre un service du Cabinet du Premier Ministre comme expert-assistant en environnement des affaires. Sa mission principale s’articule sur la formulation des politiques publiques en matière d’environnement des affaires et du développement du secteur privé. Dans le domaine associatif, il est co-fondateur et Vice-Président du ‘‘Collectif ZZ’’ qui a pour objectif de faire du ‘‘business social’’ à travers le temps au Niger et en Afrique. A travers ce collectif, il organise des Fadas au Niger afin de mener des discussions sur des sujets de l’entreprenariat et par la même occasion crée un réseau dynamique nommé ‘‘Alumni’’ entre des jeunes promoteurs nigériens, des avocats, et autres spécialistes du secteur privé. Amadou participera à un programme de six semaines en gestion publique à l'Université Georgia State à Atlanta, en Géorgie.

YALI 2016: Bachir

Issoufa Bachir Bounou a plus de quatre (4) ans d'expérience de travail dans les instituts de recherche et les ONGs. Issoufa est actuellement le chargé de recherche-développement de l’ONG-Comité d’Appui au Développement Local (CADEL). Les domaines d'expertise de Issoufa concernent l'amélioration de la production agricole à travers la gestion intégrée de la fertilité du sol et la vulgarisation des technologies agricoles. Par le biais de deux (2) projets qu'il gère à l’ONG-CADEL, Issoufa a intégré un nombre important de femmes dans l'agro-business pour maintenir leur bien-être familial et accroitre leur résilience au changement climatique. Issoufa est Ingénieur Agro-environnementaliste de l’Université Abdou Moumouni/Niger. Il a récemment décroché un Doctorat en Sciences du Sol de l'Université Kwame Nkrumah des Sciences et Technologies/Ghana. A la fin de la formation Mandela Washington Fellowship 2016, Issoufa prévoit d’intensifier ses activités de recherche et de diffusion de technologies agricoles pour améliorer la sécurité alimentaire de sa communauté

YALI 2016: Houssein

Lui c'est Houssein, plus connu sous le pseudo Houssein Abil. Diplômé en commerce international avec une spécialisation en marketing, Housseini est le gestionnaire de communauté de CIPMEN, le premier incubateur d'entreprises au Niger qui vise à lancer des startups réussies et de construire un écosystème dynamique qui soutient les entrepreneurs. Hous est aussi un blogueur, spécialiste des médias sociaux qui a 5 ans d'expérience dans l'entreprenariat. Très dynamique, avec un bon sens de leadership, il est actuellement impliqué dans plusieurs associations telles que Give1Project, FadaTech ... Dans le cadre de cet engagement, il contribue à soutenir d'autres jeunes sur l'entreprenariat et à renforcer leurs capacités. Il est parmi ces jeunes qui n’hésitent pas à mettre leurs compétences et leurs connaissances au service de leur communauté. Son ambition est d'inspirer et de créer une communauté de jeunes entrepreneurs sociaux afin de rompre avec les ambitions individuelles.
Dans le cadre du YALI 2016, il fera l'université d'ARIZONA dans le track de Public Management.
Pour plus d’infos visiter son blog sur www.ahousseini.com

jeudi 7 avril 2016

Campagne sur les changements climatiques



Les Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) & le Réseau de la Jeunesse Nigérienne contre les Changements Climatiques (RJNCC) avec l’appui de l’Ambassade de France à travers le Fonds d’Appui aux Sociétés Civiles du Sud(FASCS) ont lancé le projet « Campagne de Plaidoyer et de Mobilisation sur les Changements Climatiques (CPMCC) au Niger. L’objectif principal de ce projet est de Mobiliser toutes les parties prenantes sur les enjeux liés aux changements climatiques et la promotion du Développement Durable dans notre pays.


Formation des artistes sur les changements climatiques

Les premières activités de ce projet ont concerné les artistes musiciens nigériens. Il s’agit de Filo, ‘la Diva’,  Kal et le groupe de Rap Processus Verbal ‘PV’. Ces derniers ont à l’issue d’un atelier de formation sur les changements climatiques et le développement durable ainsi que de plusieurs répétions, enregistrées une chanson sur le changement climatique « Tchangi Yanayi ». Le clip de la dite chanson est en cours de réalisation et sera bientôt disponible sur internet et dans les medias nigériens.
Séance de Repetion au CFPM-Taya

Merci à ces artistes désormais ambassadeurs du climat pour leurs engagements. 

 Le climat change et toi ?


lundi 21 mars 2016

La femme de la semaine : Balkissa Chaibou, la Nigérienne qui a dit "non" au mariage forcé

A 12 ans, Balkissa Chaibou a été promise en mariage à l’un de ses cousins. Mais amoureuse des études et rêvant de devenir médecin, elle a décidé de se battre pour ses droits fondamentaux. Ainsi, elle a choisi de refuser cette union. Un parcours incroyable et rare au Niger.
Dans de nombreux pays du continent africain, les mariages précoces et forcés sont monnaie courante. C’est notamment le cas auNiger où d’après des chiffres de l'UNICEF datant de 2013, près de 36% de jeunes filles sont mariées à 15 ans et 75% à 18 ans. Malgré tout, il existe des résistantes comme Balkissa Chaibou. Alors qu’elle n’avait que 12 ans, elle a appris qu’elle avait été promise à un cousin venant du Nigeria. Un destin tout tracé qui l’aurait empêché de réaliser son rêve : devenir médecin. Elle a donc décidé de se battre de toutes ses forces quitte à aller devant la justice. Une histoire qu’elle a racontée à la BBC dans un puissant témoignage.

« Je suis rentrée de l’école vers 18 heures et ma mère m’a appelée. Elle a levé le doigt vers un groupe de visiteurs et a dit de l’un d’entre eux, "C’est celui qui va t’épouser". Je pensais qu’elle plaisantait. Elle a ajouté, "Vas défaire tes tresses et te laver les mains". C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’elle était sérieuse », a expliqué Balkissa Chaibou avant de poursuivre : « Quand j’étais petite, je rêvais de devenir docteur. Prendre soin des gens, porter une blouse. Aider les gens »Quelque chose que son union aurait rendu impossible«Ils m’ont dit que si je l’épousais je ne pourrais plus étudier. Mais c’est ma passion. J’aime vraiment cela. C’est là que j’ai réalisé que ma relation avec lui ne marcherait pas », a-t-elle expliqué.
Si elle a continué à travailler dur à l’école, lorsqu’elle a eu 16 ans, des valises et une tenue de mariée sont arrivées : « J’ai ressenti beaucoup de peine, ça m’a brisé le cœur. Je voyais que je luttais pour me réaliser et ces gens seraient un obstacle à mon évolution ». A partir de là, elle a décidé de tout faire pour échapper à cette situation. Et bien que sa mère ait compris le désir de sa fille, en tant que femme, elle n’avait pas le statut pour l’aider. Balkissa Chaibou a ensuite essayé de passer un marché avec son père : elle épouserait son cousin et ne le verrait que pendant les vacances jusqu’à ce qu’elle obtienne son baccalauréat. Malheureusement, cela n’a pas fonctionné. En effet, son père n’a pas osé aller à l’encontre de la décision de son frère ainé, père du marié, car traditionnellement chez les Touaregs (ethnie de Balkissa Chaibou) l’enfant le plus âgé détient le pouvoir de décision sur ses cadets. En désespoir de cause,Balkissa a demandé de l’aide au principal de son lycée Moumouni Harouna. Ce dernier l’a orienté vers une ONG, la Centre for Judicial Assistance and Civic Action, qui a engagé des actions judiciaires contre son père et son oncle. Devant le tribunal, son oncle a affirmé qu’elle mentait et que tout était un malentendu. L’affaire a donc été classée. Mais lorsqu’elle est rentrée chez elle, il a menacé de la tuer. Malgré tout, avec le risque de la prison, il est reparti au Nigeria et la jeune femme a pu aller à l’université.
Une action qui a tout changé
Grâce à sa persévérance, Balkissa Chaibou a réussi à faire changer l’opinion de ses parents sur les mariages forcés : « Nous en avons fini. Nous en avons peur. Quand une fille grandit, elle peut choisir son mari. Nous ne pouvons pas ». Aujourd’hui âgée de 19 ans, elle a décidé de continuer à se battre contre ce genre d’unions. Pour cela, elle visite des écoles et s’entretient avec les chefs tribaux pour discuter de cette problématique. « C’est l’effet papillon. Une fille dit non et les autres s’attroupent et demandent, "Pourquoi tu as dit non ?" », a expliqué la jeune femme à un groupe de jeunes filles avant de poursuivre : « Je ne dis pas qu’il ne faut pas se marier. Mais il faut choisir le bon moment. Le conseil que j’ai pour vous est de vous battre. Je sais qu’étudier n’est pas facile mais vous devez vous forcer car ces études sont votre seul espoir ». Aujourd’hui, elle est en école de médecine et se rapproche de son rêve.
Si ces mariages forcés continuent dans les pays comme le Niger, c’est en partie pour des raisons économiques. Comme l’a expliqué à la BBC Monique Clesca, représentante des Fonds des Nations unies pour la population dans le pays, les femmes ont beaucoup d’enfants et les marier permet d’avoir une bouche en moins à nourrir. L’autre raison pour laquelle ces unions perdurent est la croyance qu’ils permettront d’éviter les grossesses hors des liens du mariage. Espérons que le parcours de Balkissa Chaibou aidera à faire bouger les choses.

mardi 1 mars 2016

Niamey abrite la première édition de la journée africaine de l’alimentation scolaire.

Ce 1er mars 2016 a marqué le lancement de la première édition de la journée africaine consacrée à l’alimentation scolaire. C'est Niamey qui a aceuilli cette première édition.  
Cette journée, dont le thème central est : « L’alimentation scolaire liée à la production locale, vecteur de développement durable en Afrique » a été célébrée à travers diverses activités sur l’ensemble du continent et rehaussée par une série d’événements officiels dans la capitale nigérienne, Niamey. La journée africaine de l’alimentation scolaire a été instituée par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement lors du 26 e sommet de l’Union africaine, en reconnaissance de la valeur immense de l’alimentation scolaire liée à la production locale pour maintenir davantage les enfants à l’école et améliorer leur performance scolaire ainsi que pour stimuler la production de revenus et l’entrepreneuriat dans les collectivités locales.
Un certain nombre de pays africains expérimentent déjà les programmes d’alimentation scolaire ; cependant, le financement inadéquat et la trop grande dépendance envers les bailleurs de fonds étrangers, une mauvaise logistique et la fourniture d’aliments secs sans diversité alimentaire font que ces programmes ne parviennent pas toujours à atteindre l’objectif visé. C’est pourquoi l’on s’est dorénavant tourné vers l’alimentation scolaire fondée sur la produits locaux, du fait de son approche intégrée et multisectorielle.
Au Niger, 10% seulement des écoles primaires bénéficient d’un programme d’alimentation scolaire. Pourtant les cantines scolaires sont importantes : un enfant bien nourri se concentre mieux et apprend plus facilement qu’un enfant au ventre vide! 
Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) travaille en collaboration avec 65 Etats à travers le monde dans la mise en œuvre de programmes d’alimentation scolaire qui constituent un filet de protection efficace, permettant de s’assurer que plus de 18 millions d’enfants ont accès à l’éducation et à la nourriture. En Afrique seulement, le PAM travaille avec 39 Etats. Dans le cadre de la lutte contre la faim, les repas scolaires constituent un excellent investissement dans l’avenir de la génération future.

lundi 29 février 2016

Commentaire : La paix, la paix seulement !

Qui a déjà dit qu'au Niger, nous n'avons que notre démocratie à vendre aux yeux du monde extérieur qui nous observe? C'est bien le cas! Car, aujourd'hui, la maturité politique du peuple nigérien ne souffre d'aucune ambiguïté. En effet, dimanche et lundi derniers, les électeurs ont afflué vers les bureaux de vote, dans tous les coins et recoins de notre pays, pour aller départager les 15 candidats en lice pour le premier tour de la présidentielle, mais également pour choisir les élus qui seront dignes de les représenter au sein de la Représentation nationale, à l'hémicycle. Dans un sursaut patriotique, les 7,5 millions d'électeurs se sont mobilisés pour accomplir leur devoir civique. C'est un scrutin exemplaire que les Nigériens ont offert à la face du monde. Dans les longues files de votants qui se sont formées devant les 25.793 bureaux, il planait une plaisante atmosphère ambiante de discipline et de sérénité. Laissant derrière eux le vent quelque peu délétère de la campagne électorale, les Nigériens de tous bords ont exercé leur droit de vote dans le calme profond, sans la moindre anicroche.

Un comportement qui a d'ailleurs été souligné et salué par toutes les équipes mobilisées sur le terrain pour l'observation du déroulement des opérations du vote, aussi bien des institutions internationales que de la société civile nigérienne. Par ce comportement, le peuple nigérien a convaincu les observateurs venus de presque tous les coins du monde que le Niger reste et demeure un bon exemple en matière de démocratie. Car, l'enjeu est tellement de taille qu'on pouvait craindre que l'enjeu ne tue le jeu: celui de la démocratie! Surtout que c'est le cas généralement en Afrique où les scrutins électoraux riment souvent avec violences, avec leurs lots de souffrances pour les paisibles populations. Parce qu'imbibé des valeurs démocratiques et républicaines profondes, le peuple nigérien a su éviter de tomber dans ce piège infernal. C'est pourquoi nous disons que c'est un véritable pari que notre pays vient de gagner avec le bon niveau de déroulement des opérations de vote. Cela, en dépit de certains dysfonctionnements observés çà et là, et qui pourraient amener certains acteurs à perdre leur sang-froid et à poser éventuellement des actes désespérés. Non, tout le monde a su garder son calme et le processus suit son cours normal dans la tranquillité des cœurs et des esprits, au grand bonheur des Nigériens et de ceux qui nous observent.
C'est pourquoi, à cette phase cruciale du décompte des voix, où le pays s'apprête à découvrir le verdict qui jaillira des urnes, il nous parait judicieux d'appeler, d'appeler tous les acteurs politiques, du responsable au simple militant de base, à rester sereins et à faire preuve de tolérance et de fair-play politique. Car, la paix, c'est cette valeur précieuse qui, une fois qu'on la perd, l'on finit par tout perdre. Comportons-nous en citoyens modèles, quelle que soit la situation, pour honorer le Niger, notre bien commun à tous. Oui à la primauté de la raison sur la passion, oui à l'amour de la paix, car ''la paix nourrit, le trouble consume''. Et que ...Vive et prospère le Niger !

Assane Soumana(onep)