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Jeunesse du Niger

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lundi 11 janvier 2016

« Les africains doivent eux même préserver leurs ressources »Issa Garba Tahirou






L’infatigable militant écologiste nigérien présent à la COP21, échange avec Flamme d’Afrique sur les attentes des pays africains notamment le Niger à cette rencontre international de sauvegarde du climat. Sceptique, il pense que les africains doivent eux même préserver leurs ressources.

1°) Les énergies vertes, ne sont-elles pas un luxe pour nos compatriotes surtout quand on sait les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés?

Dans le cadre du changement climatique, avoir des panneaux solaires dans un pays comme le Niger qui est en proie au changement climatique nous ne pensons pas que ça soit un luxe. Pour le monde entier avoir des énergies qui sont renouvelables et surtout propres est très importante parce que il faut le dire, nous sommes aujourd’hui dans une situation de résilience face aux émissions de gaz à effet de serre. Tous les projets qui doivent êtres initiés par tous les pays doivent être des projets qui sont sobres en carbone, c'est-à-dire des projets qui rentrent dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il ne s’agit pas d’avoir n’importe quel type d’énergie, il s’agit d’avoir des énergies qui sont propres, qui ne polluent pas. Le peuple nigérien doit avoir le minimum pour qu’ils puisse être en possession de ces énergies solaires ou éoliennes ; le pays a toutes les potentialités énergétiques mais seulement qui sont mal exploitées par défaut de politique énergétique. Pour cela, il faut détaxer les panneaux solaires, il faut détaxer les photovoltaïques.

2°) la France entend débloquer de plus de deux milliards d’Euros d’ici 2020 pour aider au financement du développement des énergies renouvelables, avec tout ce qui se passe au niveau de nos pays avec la pollution de l’environnement par ces multinationales, ne pensez vous pas que cette aide substantielle c’est pour compenser les dommages causés par ce pays pollueur ?

En tant qu’acteur de la société civile nous pensons que ça ne doit pas rentrer dans ce cadre là, si c’est cela, il va falloir quantifier les tonnes de carbones qui sont éjectés par AREVA, quantifier  le dommage causé par Areva sur la biodiversité sur la personne humaine même. Il faut les évaluer, pour que ces sociétés  payent la facture des dommages qu’elles ont causé aux peuples africains car pour beaucoup de gens la nappe phréatique au niveau d’Arlit est contaminée par des réactifs qu’ils utilisent. Et, il ne faut pas que ces fonds soit une dette, nous n’avons aucune raison de nous endetter, ce sont eux qui ont pollué, qui ont pillé, ils doivent payer la facture et nous allons maintenons le cap, nous allons maintenir la pression pour que ça soit ainsi.
3°)  En tant qu’acteur et observateur, ne pensez vous pas que ces pays émergents essaient au cours de ces négociations d’imposer leurs points de vue ?
Nous, africains nous devons savoir ce que nous voulons et ce qui nous attendons de Paris 2015. Ces pays développés ne peuvent pas nous influencer ; les négociations c’est une question de positionnement, c’est une question d’arbitraire ; il est important que nous puissions nous défendre, être à la hauteur de ces négociations là, de savoir ce qui nous attend, il ne s’agit  pas tout simplement de se mettre en costume cravate  et de venir s’asseoir remplir une chaise, alors qu’on a des idées qui sont des idées  limitées, en une minute on t’écrase. Si on prend l’exemple de la chine, c’est un pays qui peut amener milles experts sur toutes les questions, or si on prend en Afrique un pays africain sa délégation ne dépasse guère cinquante, et sur les cinquante(50) il n’ya pas plus de deux(2) qui sont en salle qui réfléchissent, qui font le décryptage réel de ce qui est en train de se faire comme contexte. Ils se focalisent assez souvent sur les documents qui sont sortis par la société civile pour prendre des positions. L’Afrique doit savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle défend et il est important que nos techniciens soient clairs avec nos politiciens. Il est tout aussi important que nos politiciens puissent prendre leur courage et taper sur la table pour dire  ‘’non’’ nous ne sommes pas d’accord. Sur beaucoup de question, l’Afrique ne dit rien, elle ne parle pas alors que nous sommes le continent le plus touché par les effets du changement climatique. Mais quand les gens attendent que François Hollande ou Laurent Fabius parlent à leurs noms, négocient à leurs noms, c’est regrettable, les Présidents africains sont venus ils ont fait des beaux discours mais après leurs départs, les techniciens, les ministres qui sont là politiquement n’assument pas leurs rôles, ils assument un rôle des enfants de la France, ils ont des intérêts qu’ils  veulent défendre au détriment des intérêts du peuple africain.
4)°Les pays développés en finançant ces genres de rencontre, ne cherchent-ils pas à imposer leurs voix ?
Nous sommes là sur financement des partenaires, mais ils ne nous imposent pas des idées. Je dis ce que je pense, je dis ce que je crois en face du partenaire, évidemment nous savons qu’ils trouvent  tous ces financements à partir de ces multinationales là, mais nous, nous nous en foutons pas mal. L’essentiel pour nous c’est de venir, de défendre notre position, notre pensée, défendre les intérêts des populations que nous représentons ici. S’ils pensent que c’est un moyen pour contourner, pour déjouer certaines choses leur stratégie sera vouée à l’échec. Nous n’avons aucun contrat avec ces sociétés là

5°) Quelle est selon vous la contribution du Niger à ce sommet mondial sur le climat et qu’attendez vous de cette conférence en tant qu’acteur de la société civile ?
La contribution  du Niger n’était pas obligatoire, parce que si vous prenez les Contributions Prévues Déterminées au niveau National(CPDN), le Niger l’a élaboré et l’a soumis à la convention, et la convention a tenu compte et il y’a des grands pays qui n’ont pas aujourd’hui ces CPDN et  c’est regrettable. La pollution du Niger fait 0,6 % même pas 1%, nous n’avons pas des sociétés, ni des multinationales qui polluent. Le Niger a fait des efforts  que nous saluons dans l’espoir que ça va générer des ressources en élaborant ces Contributions Prévues Déterminées au niveau National


COP21 « Les africains doivent eux même préserver leurs ressources »

Interview avec le Coordonnateur National du Réseau de la Jeunesse Nigérienne sur les changements climatiques Issa Garba Tahirou

L’infatigable militant écologiste nigérien présent à la COP21, échange avec Flamme d’Afrique sur les attentes des pays africains notamment le Niger à cette rencontre international de sauvegarde du climat. Sceptique, il pense que les africains doivent eux même préserver leurs ressources.

1°) Les énergies vertes, ne sont-elles pas un luxe pour nos compatriotes surtout quand on sait les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés?
Dans le cadre du changement climatique, avoir des panneaux solaires dans un pays comme le Niger qui est en proie au changement climatique nous ne pensons pas que ça soit un luxe. Pour le monde entier avoir des énergies qui sont renouvelables et surtout propres est très importante parce que il faut le dire, nous sommes aujourd’hui dans une situation de résilience face aux émissions de gaz à effet de serre. Tous les projets qui doivent êtres initiés par tous les pays doivent être des projets qui sont sobres en carbone, c'est-à-dire des projets qui rentrent dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il ne s’agit pas d’avoir n’importe quel type d’énergie, il s’agit d’avoir des énergies qui sont propres, qui ne polluent pas. Le peuple nigérien doit avoir le minimum pour qu’ils puisse être en possession de ces énergies solaires ou éoliennes ; le pays a toutes les potentialités énergétiques mais seulement qui sont mal exploitées par défaut de politique énergétique. Pour cela, il faut détaxer les panneaux solaires, il faut détaxer les photovoltaïques.

2°) la France entend débloquer de plus de deux milliards d’Euros d’ici 2020 pour aider au financement du développement des énergies renouvelables, avec tout ce qui se passe au niveau de nos pays avec la pollution de l’environnement par ces multinationales, ne pensez vous pas que cette aide substantielle c’est pour compenser les dommages causés par ce pays pollueur ?

En tant qu’acteur de la société civile nous pensons que ça ne doit pas rentrer dans ce cadre là, si c’est cela, il va falloir quantifier les tonnes de carbones qui sont éjectés par AREVA, quantifier  le dommage causé par Areva sur la biodiversité sur la personne humaine même. Il faut les évaluer, pour que ces sociétés  payent la facture des dommages qu’elles ont causé aux peuples africains car pour beaucoup de gens la nappe phréatique au niveau d’Arlit est contaminée par des réactifs qu’ils utilisent. Et, il ne faut pas que ces fonds soit une dette, nous n’avons aucune raison de nous endetter, ce sont eux qui ont pollué, qui ont pillé, ils doivent payer la facture et nous allons maintenons le cap, nous allons maintenir la pression pour que ça soit ainsi.

3°)  En tant qu’acteur et observateur, ne pensez vous pas que ces pays émergents essaient au cours de ces négociations d’imposer leurs points de vue ?

Nous, africains nous devons savoir ce que nous voulons et ce qui nous attendons de Paris 2015. Ces pays développés ne peuvent pas nous influencer ; les négociations c’est une question de positionnement, c’est une question d’arbitraire ; il est important que nous puissions nous défendre, être à la hauteur de ces négociations là, de savoir ce qui nous attend, il ne s’agit  pas tout simplement de se mettre en costume cravate  et de venir s’asseoir remplir une chaise, alors qu’on a des idées qui sont des idées  limitées, en une minute on t’écrase. Si on prend l’exemple de la chine, c’est un pays qui peut amener milles experts sur toutes les questions, or si on prend en Afrique un pays africain sa délégation ne dépasse guère cinquante, et sur les cinquante(50) il n’y a pas plus de deux(2) qui sont en salle qui réfléchissent, qui font le décryptage réel de ce qui est en train de se faire comme contexte. Ils se focalisent assez souvent sur les documents qui sont sortis par la société civile pour prendre des positions. L’Afrique doit savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle défend et il est important que nos techniciens soient clairs avec nos politiciens. Il est tout aussi important que nos politiciens puissent prendre leur courage et taper sur la table pour dire  ‘’non’’ nous ne sommes pas d’accord. Sur beaucoup de question, l’Afrique ne dit rien, elle ne parle pas alors que nous sommes le continent le plus touché par les effets du changement climatique. Mais quand les gens attendent que François Hollande ou Laurent Fabius parlent à leurs noms, négocient à leurs noms, c’est regrettable, les Présidents africains sont venus ils ont fait des beaux discours mais après leurs départs, les techniciens, les ministres qui sont là politiquement n’assument pas leurs rôles, ils assument un rôle des enfants de la France, ils ont des intérêts qu’ils  veulent défendre au détriment des intérêts du peuple africain.

4)°Les pays développés en finançant ces genres de rencontre, ne cherchent-ils pas à imposer leurs voix ?

Nous sommes là sur financement des partenaires, mais ils ne nous imposent pas des idées. Je dis ce que je pense, je dis ce que je crois en face du partenaire, évidemment nous savons qu’ils trouvent  tous ces financements à partir de ces multinationales là, mais nous, nous nous en foutons pas mal. L’essentiel pour nous c’est de venir, de défendre notre position, notre pensée, défendre les intérêts des populations que nous représentons ici. S’ils pensent que c’est un moyen pour contourner, pour déjouer certaines choses leur stratégie sera  vouée à l’échec. Nous n’avons aucun contrat avec ces sociétés là

5°) Quelle est selon vous la contribution du Niger à ce sommet mondial sur le climat et qu’attendez vous de cette conférence en tant qu’acteur de la société civile ?
La contribution  du Niger n’était pas obligatoire, parce que si vous prenez les Contributions Prévues Déterminées au niveau National(CPDN), le Niger l’a élaboré et l’a soumis à la convention, et la convention a tenu compte et il y’a des grands pays qui n’ont pas aujourd’hui ces CPDN et  c’est regrettable. La pollution du Niger fait 0,6 % même pas 1%, nous n’avons pas des sociétés, ni des multinationales qui polluent. Le Niger a fait des efforts  que nous saluons dans l’espoir que ça va générer des ressources en élaborant ces Contributions Prévues Déterminées au niveau National

mardi 5 janvier 2016

La jeunesse nigérienne en quête de représentativité dans les instances de prise de décisions

De son accession à l'Indépendance, le 3 août 1960, à nos jours, le Niger a connu plusieurs Républiques et régimes politiques. La vie politique était à la fois marquée par des élections démocratiques et d'alternances militaires. Depuis 2011, le pays est à son quatrième régime démocratique durant lequel les jeunes ont toujours su apporter leur contribution dans le processus démocratiques et du développement.
Estimés aujourd'hui à plus de la moitié de la population nigérienne (un peu plus de 17 millions en 2012) ces jeunes s'estiment mal représentés dans la sphère de décisions. Et depuis lors, un combat est déclaré par leurs structures pour une meilleure représentation et prise en compte dans toutes les instances décisionnelles. Les leaders des jeunes soutiennent que leur combat est noble surtout au regard de leurs participations aux grands événements sportifs et culturels dans le pays et dont ils en sont le moteur, mais surtout du rôle décisif qu'ils ont joué dans l'instauration de la démocratie au Niger. C'est notamment le cas avec les ''évènements du 9 février 1990'', (affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Niamey, qui a couté la vie à quatre étudiants), et de la Conférence Nationale Souveraine de 1991. « La jeunesse constitue plus de 65% de la population nigérienne et si on s'en tient aux principes démocratiques, elle doit être au cœur des prises de décisions politiques. Nous allons imposer aux différents partis politiques ; associations et syndicats le respect et la prise en compte des préoccupations de la jeunesse », a- déclaré l'acteur de la société civile, Siradji Issa, président du Mouvement des Jeunes pour l'Emergence du Niger(MOJEN).
Pour le député, Me Ibrahim Djibo, président national de l'Organisation des Jeunes du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS), les jeunes commencent à prendre conscience du rôle qui est le leur. A l'Assemblée Nationale, par exemple, on compte à peu près une dizaine de jeunes sur un total de 113 députés. Me Ibrahim reconnait tout de même, qu'aucun ''quota n'est du point de vue de la loi voté et appliqué en ce qui concerne les jeunes pour les postes électifs et les postes nominatifs contrairement aux femmes''.

En 2014, rappelle-t-on, les parlementaires nigériens ont voté une loi qui octroie un quota aux femmes de 15% pour les postes électifs et 25% pour les postes nominatifs, et ceci à la suite d'un combat rude. « Aucun quota similaire n'est encore voté en faveur des jeunes, et pour qu'il en soit, il faudrait peut-être '' que les jeunes s'unissent pour se battre'', a expliqué le constitutionnaliste, Amadou Boubacar Hassane.
Expliquant les raisons profondes de cette faible implication de la jeunesse dans les instances décisionnelles, M. Boubacar Kadri Ousseini, un jeune entrepreneur à Niamey, soutient que'' ces derniers sont les acteurs de leur propre échec''. Ils vendent leurs ambitions et leur conscience aux politiciens. Pire, la jeunesse nigérienne est dormante, et il est grand temps qu'elle se réveille et se batte'' a-t-il, martelé.
Cet avis est tout aussi partagé par Moustapha Maman Boukari, Secrétaire Général de l'Association Islam et Démocratie (AID), qui pense que les jeunes ne sont pas concertés pour les grandes décisions à cause de leur manque d'engagement. M. Moustapha va plus loin en disant que le motif principal de cet ''écartement de la chose publique'' est surtout lié à « l'égoïsme des ainés qui veulent s'accaparer de tout. Il est fort à craindre que cela ne soit pour l'avenir de lourdes conséquences dans le processus du développement socio-économique du pays''.
M. Karim Kimba, président national des jeunes du MODEN/FA Lumana (parti de l'Opposition politique), affirme que la jeunesse nigérienne est bien délaissée à elle-même et « cela engendre un problème de relève qui se répercutera sur le développement socio-économique du pays». Car selon lui, '' il ne peut jamais y avoir de transmission de connaissances et de compétences entre les élites actuelles et les dirigeants de demain que sont les jeunes d'aujourd'hui''.
C'est en réponse à cette grande préoccupation que les autorités de la 4ème République ont créé un cadre de concertation pour les jeunes, appelé le Conseil National de la Jeunesse (CNJ). Cette Institution existe encore sous la 7ème République même si les avis divergent quant à sa crédibilité. Pour le président national des jeunes du PNDS '' il n'y a pas trente-six mille manières de régler le problème. Le combat des jeunes doit être mené par les jeune et pour les jeunes''.

Mahamane Sabo Bachir

Clôture de la session inaugurale de la troisième législature du Parlement des Jeunes du Niger

Les travaux de la session inaugurale de la troisième législature du Parlement des Jeunes du Niger ont pris fin dimanche après-midi, dans la salle de réunion du stade Général Seyni Kountché. Durant deux jours, les députés juniors ont mis en place leur bureau composé de 25 membres (15 filles et 10 garçons) et procédé à l'actualisation des textes régissant l'institution. A l'issue de la session, c'est le député junior Ismaël Habibou Issaka qui a été élu président du bureau. Il est assisté par huit Vice-présidents en raison d'un par région tandis que le député junior Abdoulkarim Nouri Elhadj Souley a été élu Secrétaire Général du bureau. La cérémonie s'est déroulée en présence du président du réseau parlementaire nigérien sur les questions relatives aux parlements des jeunes et de la protection de l'enfant, l'honorable Idrissa Maidadji, des députés nationaux et de plusieurs invités.
Le bureau a été mis en place par les 166 députés juniors présents. Les élections se sont déroulées dans la transparence. Dans son discours de clôture, le président élu a remercié ses collègues députés juniors pour la confiance qu'ils ont placée en lui pour conduire la destinée de leur parlement. « Par ma voix, l'ensemble des membres du bureau s'engagent à mettre en œuvre toutes les décisions que formulera notre institution durant les deux années de notre législature », a confié Ismaël Habibou Issaka. Le président du bureau du parlement des jeunes a également salué le président du réseau parlementaire nigérien sur les questions relatives aux parlements des jeunes et de la protection de l'enfant, ses collègues députés nationaux et les responsables techniques de l'Assemblée nationale qui les ont encadrés tout au long des travaux.

Selon lui, c'est grâce à l'abnégation et la disponibilité de ces aînés que les travaux de la session ont abouti à des résultats positifs et fructueux. Au seuil de la nouvelle année, il a formulé ses vœux les meilleurs de santé, de bonheur, de prospérité et de succès à l'ensemble de ses collègues. Il faut noter que le Parlement des jeunes du Niger est une tribune d'apprentissage pédagogique de la démocratie. L'exercice auquel les jeunes sont invités s'apparente aux procédures de l'Assemblée Nationale.
En outre, le Parlement des jeunes, comme le parlement senior, est une émanation du peuple, il regroupe les jeunes élèves de toutes les régions du pays, sélectionnés uniquement sur la base de l'excellence dans le travail et un comportement exemplaire à l'école. Il est une exigence de l'apprentissage de la vie démocratique et sociale, une prolongation de l'école où se transmettent les valeurs de société et de civilisation aux jeunes générations. Le parlement des jeunes peut être considéré comme une école de la vie, où les valeurs positives de la communauté et les principes cardinaux de la démocratie, sont enseignés.

lundi 28 décembre 2015

COMMUNIQUE DE PRESSE DES ETUDIANTS NIGÉRIENS BÉNÉFICIAIRES DE LA BOURSE SPÉCIALE (Sup Management/Fès Maroc)‏

Point de Presse de la Délégation des Etudiants Nigériens   bénéficiaires de la  Bourse Spéciale (D.E.N.B.S)
Chers militantes et militants de la délégation des étudiants nigériens bénéficiaires de la bourse spéciale inscrits à Sup ’management Fès/Maroc ;
En cette date du 26 décembre 2015, le C.E de la DENBS tient à informer l’opinion publique nationale et internationale sur des questions concernant nos conditions de vie et d’études ;
Entre temps, nous rappelons que le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation a fait sortir un arrêté N° 00083 en date du 05 Août 2014, fixant les modalités de mise en œuvre d’un programme spécial du gouvernement pour la formation des étudiants ;
Nous précisons également que le titre II dudit arrêté  prévoit en son article 6 que :
La bourse d’études comprend :
·         Une indemnité de subsistance ;
·         Un titre de transport ;
·         Des œuvres universitaires lorsque des prestations inhérentes sont assurées ;
·         Des frais de formation.
Cependant, une fois sur le territoire Marocain, tout a changé :
·         La veille de notre départ une somme de 138 000 Fcfa nous a été remise comme frais d’installation. Contre toute attente, l’ANAB nous fait croire que ce montant représentait la première tranche (octobre-novembre-décembre 2014) de notre indemnité de subsistance ;
·         Sur l’indemnité de subsistance qui est de 210 euros par trimestre, il est effectué un prélèvement de 120 euros (soit disant la contribution de chaque étudiant aux œuvres universitaires), contrairement à ce que dit l’article 6 précité faisant la distinction entre (indemnité de subsistance et œuvres sociales);
·         Concernant les 110 camarades arrivés en février 2015, l’ANAB refuse de leur payer leur bourse trimestrielle d’octobre-novembre-décembre 2014 ;
·         Il faut noter également que la prise en charge médicale n’est pas assurée, raison pour laquelle les étudiants payent eux mêmes leurs ordonnances ;
·         Et pire, pendant les vacances universitaires 2014-2015, les œuvres sociales ont été suspendues ;
·         Malgré cette suspension, un prélèvement de 60 euros a été effectué sur le montant de la bourse de cette période. Les 45 euros restants n’ont pas été perçus par les étudiants et se trouve à l’ambassade de la République du Niger au Maroc jusqu’à la régularisation.
En conséquence, nous étudiants nigériens bénéficiaires de la bourse spéciale rappelons au gouvernement nigérien que nos droits sont bafoués avec la complicité de certains responsables de ce programme ;
Réclamons et exigeons dans l’immédiat :
1.      Le remboursement de nos premières tranches d’indemnité de subsistance ;
2.      Le rappel de la bourse pour les 110 camarades arrivés en février 2015 ;
3.      Le remboursement des montants imputés sur les bourses déjà perçues, soit au total 240 euros par étudiant ;
4.      le paiement de l’intégralité de la bourse des vacances ;
5.      Le remboursement des frais  d’ordonnances déjà payées ;
6.      L’effectivité de la prise en charge des frais médicaux ;
Enfin,
v  Nous remercions les efforts du gouvernement de la 7eme République pour l’initiative de ce programme spécial et demandons au Président de la République, chef de l’Etat de prendre les mesures nécessaires afin que la lumière soit faite autour de l’exécution de ce programme ;
v  Nous déplorons le comportement des hommes politiques qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition à la veille des élections ;
v  Présentons nos condoléances aux familles des victimes suite aux attentats du groupe terroriste Boko-Haram ;
v  Et saluons le courage de nos forces de défenses et de sécurité dans la défense de l’intégrité du territoire national.
Vive le Niger !!!                                                           
Vive l’USN !!!                                                                 
Vive la DENBS !!!
Tous unis nous vaincrons.

mercredi 23 décembre 2015

La chicha est plus dangereuse que la cigarette

Des experts internationaux de la santé réunis à Abou Dhabi ont averti que fumer le narguilé, la pipe à eau très répandue et qui fait des émules ailleur, pouvait être plus nocif que la cigarette.
Selon l'Atlas du tabac, lancé lors de la conférence mondiale sur le tabac ou la santé, "une simple bouffée de narguilé est presque égale au volume de fumée inhalé avec une cigarette".
Pour un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), "une séance de chicha - autre nom utilisé pour la pipe à eau - peut être équivalent à fumer 20 à 30 cigarettes (...) ce qui peut être très dangereux".
Le narguilé, qui jusque récemment était surtout fumé par des hommes âgés, est devenu une grande source d'inquiétude pour les mouvements anti-tabac, dans la mesure où il est de plus en plus populaire sur les campus universitaires.
La chicha a la cote chez les jeunes
Le nombre d'adeptes s'est en effet développé ces dernières années aux Etats-Unis et en Europe voir même en Afrique

. "Des jeunes entre 18 et 24 ans, éduqués et urbains" fument de plus en plus le narguilé, a indiqué à l'AFP Gemma Vestal, qui travaille pour l'"Initiative pour un monde sans tabac", un département dépendant de l'OMS.
Selon Ghazi Zaatari, de la faculté de médecine de l'Université américaine de Beyrouth, les saveurs aromatiques ajoutées au tabac offrent aux jeunes fumeurs une alternative "plus douce" au goût du tabac traditionnel.
Peu de mesures de restriction
Gemma Vestal met en garde contre la grande quantité de monoxyde de carbone dans le narguilé. "Ses effets nocifs comprennent un impact sur le système respiratoire, le système cardio-vasculaire, l'activité orale et les dents", indique l'étude de l'OMS.
Alors que les compagnies internationales de tabac investissent de plus en plus dans le créneau du narguilé, selon des experts, peu de mesures ont été prises pour freiner l'utilisation des narguilés, comparées à celles prises contre la cigarette.
Selon l'Atlas du tabac, "les pipes à eau relèvent d'une catégorie moins ou pas contrôlée de produits liés au tabac".

Le conflit au Nigeria oblige plus d’un million d’enfants à quitter l’école

Le conflit au Nigeria oblige plus d’un million d’enfants à quitter l’école

Malgré la réouverture de certaines écoles, l’insécurité reste un obstacle à l’éducation. La violence et les attaques contre les populations civiles du Nord-Est du Nigeria et ses pays voisins ont forcé plus d’un million d’enfants à quitter l’école, selon l’UNICEF.
Le nombre d’enfants qui passent à côté de leur scolarité à cause des conflits s’ajoute aux 11 millions d’enfants en âge d’aller à l’école primaire au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger et qui n’étaient pas scolarisés avant le début de la crise.
« C’est un chiffre effarant, » déclare Manuel Fontaine, le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Le conflit a été un énorme choc pour l’éducation dans la région, et la violence a maintenu beaucoup d’enfants hors des salles de classe depuis plus d’un an, augmentant leur risque d’abandonner complètement l’école. »
A travers le Nigeria, le Camerounle Tchad et le Niger, ce sont plus de 2 000 écoles qui restent closes en raison du conflit – pour certaines depuis plus d’un an- et des centaines qui ont été attaquées, pillées ou incendiées. Au Nord du Cameroun, seulement une école sur les 135 fermées en 2014 a pu rouvrir cette année.
Dans le Nord-Est du Nigeria, l’UNICEF a soutenu le retour à l’école de 170 000 enfants dans les zones les plus sûres des 3 états les plus affectés par le conflit, où la majorité des écoles ont pu rouvrir. Cependant beaucoup de salles de classe sont surpeuplées du fait que certains bâtiments soient utilisés pour héberger les très nombreuses personnes déplacées à cause du conflit. Dans ces zones, certains enseignants déplacés, ayant eux-mêmes fui les combats, s’engagent dans le maintien de l’école et les classes fonctionnent souvent avec un système de roulement pour permettre à plus d’enfants de suivre les cours.
Dans d’autres régions cependant, l’insécurité, la peur des violences et des attaques empêchent beaucoup d’enseignants d’assurer les cours et découragent les parents d’envoyer leurs enfants à l’école. Rien qu’au Nigeria, environ 600 enseignants ont été tués depuis le début de l’insurrection de Boko Haram.
« Le défi à relever est de maintenir les enfants en sécurité sans interrompre leur scolarité, » a ajouté Manuel Fontaine. « Les écoles ont été les cibles d’attaques, et les enfants ont peur de retourner à l’école ; plus ils restent déscolarisés, plus ils ont de risques d’être victimes d’abus et d’être recrutés par des groupes armés. »
Avec les gouvernements, les ONG et d’autres partenaires, l’UNICEF a mis en place des espaces temporaires pour l’éducation, a rénové et agrandi des écoles, au bénéfice de 67 000 enfants. De plus, l’UNICEF a formé des enseignants au soutien psychosocial et a fourni à 132 000 enfants déracinés par le conflit du matériel scolaire, notamment dans des écoles locales qui hébergent des élèves déplacés.
Cependant, les contraintes de sécurité et le manque de financements entravent l’accès à l’éducation et l’approvisionnement en matériel scolaire d’urgence. Pour l’instant, l’UNICEF a reçu 44% des financements requis en 2015 pour répondre aux besoins humanitaires des enfants au Niger, au Nigeria, au Cameroun et au Tchad.
En 2016, l’UNICEF aura besoin de près de 23 millions de dollars pour fournir un accès à l’éducation aux enfants affectés par les conflits dans les 4 pays, dont la plupart vivent dans la région du Lac Tchad.

lundi 21 décembre 2015

Don de vetements aux populations vulnerables

En cette période de froid, nombreuses sont les personnes qui n’ont pas les moyens de se vêtir correctement pour ainsi se protéger. Le manque de protection en cette période peut pourtant provoquer plusieurs maladies. Un groupe de jeunes réuni autour d’un mouvement qui porte comme nom « Au Cœur de la Solidarité » a décidé de parler au nom de ces personnes vulnérables en organisant une collecte d’habits. Durant des semaines, ils ont collecté auprès des bonnes volontés des habits constitués pour la plus part de vêtements de protection contre le froid, de draps mais aussi du vivre.
« Au cœur de la Solidarité » a saisi la journée du 18 décembre pour remettre ces vêtements aux personnes qui en ont besoin. Une façon d’apporter le sourire à ces « ces oublier du système » en cette journée de fête nationale. C’est le quartier Saga de Niamey qui a abrité cette cérémonie sobre mais pleine d’émotions.

Cette action combien salutaires de la part des jeunes démontre la place qu’occupe le mot SOLIDARITE dans les cœurs et les actions d’une jeunesse engagée à changer les choses.  


jeudi 17 décembre 2015

Classement IDH du Niger

Après la publication du classement de l'IDH 2015, qui place notre pays, le #Niger 188e sur 188 pays retenus pour cette édition, les langues se sont délitées et beaucoup d'entre nous se sont précipités pour désigner "facilement" le gouvernement comme "Responsable" de cette situation. Si cela est en partie vrai, le mea-culpa doit être général. En effet, les critères que le PNUD prend en compte pour établir son classement relèvent, pour leur majorité, d'ordre structurel. Ce qui laisse penser que le problème de l'éducation, pour ne citer que celui-ci, ne date pas d'aujourd'hui. Et le piteux état dans lequel "végète" ce secteur combien stratégique est le résultat des mauvaises politiques conduites par les précédents dirigeants et actuels ainsi que le Peuple qui a démissionné de son rôle de "contrôleur"de l'action publique. Les pays qui caracolent dans ce classement ont pour la plupart fait de l'Education leur premier poste de dépenses publiques. Ce qui contraste avec le choix opéré par nos autorités d'allouer de maigres ressources financières à l'Education. Et la suite, nous la connaissons.
On a coutume de dire que "mieux vaut tard que jamais".
Aux problèmes d'ordre structurel, réformes et mesures structurelles à mettre en œuvre.
Être 188e/188 signifie juste qu'on doit revoir notre copie, rien n'est figé et que de nombreuses opportunités s'offrent à nous. On a la chance d'avoir de modèles de développement en face de nous et qui nous sont facilement transposables. A nous de copier les "bons".
Ce qui suppose, par ailleurs, de s'intéresser davantage à l'exercice du pouvoir qu'à la conquête de celui-ci. Ce qui est loin d'être gagné.

jeudi 12 novembre 2015

« L’artiste à la maison d’arrêt. »



L’association culturelle Galgadin Matassa d’Agadez a initié il y’a de cela six mois, une activité au niveau des mineurs de la maison d’arrêt d’Agadez. Cette activité est intitulée «  Artiste à la maison d’arrêt » est programmée une fois par mois.
Ce sont des danses chorégraphiques, karaoké, des sketchs, des contes que les comédiens de la troupe culturelle de l’association présente. L’association a réalisé six (6) prestations au cours des six mois passés conformément à leur plan d’action 2014-2015.
Pourquoi une telle activité au niveau de la maison d’arrêt est la question que se pose pas mal de gens, mais au sein de notre structure nous nous sommes dit qu’il le faut car cette a

ctivité vise entre autre de :
- Faire des prestations culturelles gratuites aux mineurs incarcérés à la maison d’arrêt.
- Servir de cadre de loisir aux mineurs de la maison d’arrêt qui constitue un des droits des enfants.
- Amener les mineurs à participer aux activités récréatives.
- Détendre l’atmosphère au sein du quartier des mineurs.
Il faut noter que depuis six mois que nous avions commencé cette activité, nous la menons sur les fonds propres de l’association. Nous n’avions pas eu d’accompagnement financier des partenaires mais nous remercions quand même les autorités judiciaires et carcérales de nous avoir donné l’autorisation de la mener au sein de la maison d’arrêt.
Nous avons un bilan satisfaisant vu l’engouement que cela suscite au niveau des mineurs de la maison d’arrêt et lors de notre dernier passage un mineur de 15 ans nous a dit ceci « quand vous êtes là, nous oublions même que nous sommes détenus dans une maison d’arrêt… ». Ce sont des propos qui disent long et qui nous poussent à dire que nous sommes sur la bonne voie car certes ce sont des jeunes qui ont un peu dévié mais nous devons accompagner les autorités judiciaires et carcérales à les amener sur le bon chemin.

 Nous lançons un appel aux partenaires de bien vouloir accompagner cette action noble de l’association culturelle Galgadin Matassa d’Agadez qui est un cadre d’épanouissement pour les mineurs incarcérés.

jeudi 5 novembre 2015

Et si Agadez devenait notre base énergétique?

La région d'Agadez, 634.000 Km(2) plus grande que La France métropolitain
551 500 km, dans cette Région la température atteint des pics plus de 50° en été.
Pourquoi ne pas faire comme le Maroc, des grands chantiers des panneaux Photovoltaïques, Nous avons les experts, d'ailleurs c'est un Nigerien Abdou Moumouni qui était parmi les premiers à développer la formule d'Énergie Solaire.
Actuellement que je vous parle au Sud du Maroc le projet «NoorI» « Noor II » « et « Noor III » d’une capacité de 560 mégawatts. Pour ce projet, le Maroc jouit du soutien de bailleurs de fonds tels que la banque publique allemande Kfw (650 millions d’euros) et de la Banque mondiale (400 millions d’euros).
Par analogie, la consommation Du Niger n'atteint pas 560 Megawt cela veut dire avec notre désert seulement nous pouvons avoir notre indépendance.
‪#‎IndependanceEnergetique‬ .
Il faut que les Nigériens se réveillent pour qu'on se pose les vrais Questions liés a Notre Pays et son Avenir.il le faut pour Nous et les Générations suivantes.

Nous Nigérien

lundi 2 novembre 2015

Paris Climat 2015 - COP21 : Optimisme prudent

La planète entière a salué avec un optimisme prudent, le grand bond en avant fait, le vendredi 23 octobre à Bonn, en Allemagne avec l'approbation par 195 pays d'un texte de négociation qui doit déboucher sur un accord mondial et ambitieux pour contenir le réchauffement climatique. Cette grande avancée est intervenue à quelques semaines de la conférence mondiale sur le climat de Paris (COP21), qui doit se tenir du 30 novembre au 11 décembre prochain.
Le texte d'une cinquantaine de pages, qui a été adopté à l'issue d'une harassante semaine de discussions, n'est pas parfait loin s'en faut, pour certains délégués. «Cette mouture ne reflétait pas les vues des pays en développement et nous avons perdu un jour à les réintroduire », a déploré Amjad Abdulla, le représentant des petites îles, mettant en garde contre la mise à l'écart de certains pays.
Et pourtant, les négociateurs avaient pour mandat de produire un texte concis, présentant clairement les options à trancher à Paris. Faute d'avoir réellement progressé lors des trois précédentes sessions de pourparlers organisées cette année, ils ont finalement été contraints de reprendre lors de ce dernier round de négociations une mouture qui avait été amputée de propositions clés.
rechaufement-1« Esprit de compromis »
La négociatrice française, Laurence Tubiana, a appelé les pays à changer de méthode et à arriver à Paris avec «un esprit de compromis». «Nous n'avons pas réellement négocié cette semaine, nous avons clarifié les options, mais nous ne pourrons pas répéter ça la prochaine fois, vous devez être prêts à négocier à Paris dès le premier jour. Le texte n'est pas exactement ce que j'avais espéré pour le début de la conférence de Paris.» déclare-t-elle. « Si nous voulons transformer ce texte en accord juridique, nous devrons travailler différemment à Paris », a également affirmé le délégué du Pérou lors de la clôture des discussions.
La conférence sur le climat doit s'ouvrir le 30 novembre en présence des chefs d'Etat, invités à venir donner une « impulsion politique » aux discussions. Les négociateurs se pencheront ensuite sur le texte, avant de passer la main aux ministres la dernière semaine. L'inquiétante trajectoire vers un réchauffement de 3°C à 5°C pointée par le dernier rapport du GIEC pousse la communauté internationale à s'engager davantage dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pour ce faire, la communauté internationale doit faciliter la recherche d'un consensus. L'adoption à l'unanimité d'un accord juridiquement contraignant est nécessaire pour atteindre l'objectif de limiter la hausse de la température terrestre moyenne de 2°C.

Comment peut-on arriver à cet objectif ?
La COP21 sera le rendez-vous de la crédibilité ou ne sera pas. Il s'agira à Paris comme l'a répété Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président Hollande pour la protection de la planète, de régler les conditions d'existence de millions de personnes. C'est-à-dire de répondre à un cri de détresse de ceux qui subissent les conséquences du changement climatique. « Les victimes de ce dérèglement ne l'ont pas provoqué, ils subissent injustement, les conséquences d'un modèle économique, dont ils n'ont profité guère ». L'essentiel donc à Paris sera de formuler des engagements contraignants. Les États seront-ils contraints dans leur objectif ? Avec quel instrument juridique ? Cet accord est la dernière chance pour les acteurs politiques de maintenir l'objectif climatique de limitation à 2°c degrés de hausse des températures d'ici 2100.

Faudra-t-il attendre que les catastrophes naturelles se multiplient pour que le monde surmonte son appétence pour les énergies carbonées ? Faudra-t-il attendre une augmentation de 4°C pour comprendre que des réductions d'émissions de gaz à effet de serre (GES) sont nécessaires ?
Selon le GIEC, la température peut s'élever jusqu'à 4,8°C d'ici 2100. Il reste une seule solution, diminuer les émissions des GES de l'ordre de 40 à 70% pour 2050 et jusqu'à 0% pour 2100. Face à de telles ambitions, il est impératif de repenser le modèle social. Réfléchir à un nouveau modèle de consommation, de vie au quotidien. Le réchauffement climatique affectera de manière différente les pays, les personnes ayant le moins contribué à ce dérèglement en subiront les plus lourdes conséquences. Pour Maesela Keakana, négociateur au sein du groupe Afrique : « Nous sommes à un moment critique ». photo-famiPlus on attendra, plus la lutte contre le changement climatique sera difficile. Les Etats ont les cartes en main. C'est la planète qui est en jeu.
C'est consciente de ces enjeux que la France entière s'est mobilisée. Aujourd'hui à l'écoute de tous les pays et de toutes les parties prenantes, la France œuvre en faveur d'un accord pour tous. Elle travaille en étroite coopération avec l'actuelle présidence péruvienne de la 20ème conférence des parties. Selon des personnalités que nous avons rencontré lors de notre séjour à Paris, toute la diplomatie française est mobilisée, il n'ya aucune audience, aucun échange entre un officiel français sans aborder les enjeux de la Cop 21.
En s'appuyant sur quatre volets majeurs entre autres, un accord juridique universel et applicable à tous ; des engagements nationaux portant notamment sur la maîtrise et la réduction des émissions ; un volet financier qui garantira la solidarité internationale envers les pays les plus vulnérables ; un « Agenda des solutions », qui vise notamment à mettre en œuvre les accélérateurs qui permettront, au-delà des objectifs contraignants, de garantir des progrès plus ambitieux ; la France s'attache à promouvoir dans la négociation multilatérale une « Alliance de Paris pour le climat ».

L'équipe de France de la COP21
"Ce qui est en jeu, ce n'est pas seulement la qualité de la vie, c'est la vie des populations, des territoires, des biosystèmes", a rappelé le Président Hollande. Il y a "une chance sérieuse que nous puissions réussir, il y a un risque majeur que nous échouions". L'enjeu clé, c'est le financement des politiques climatiques : un pré-accord doit être trouvé sur ce sujet à Lima, pour réunir 100 milliards de dollars par an à compter de 2020. Il "faudra que chacun des pays puisse confirmer ses engagements et en ajouter d'autres".
Le Gouvernement français dans son ensemble est mobilisé. Sous l'autorité du Président Hollande et du Premier ministre Manuel Valls, le ministre des Affaires étrangères et du Développement International, Laurent Fabius assume la responsabilité globale de la négociation multilatérale, en assurant la présidence de la COP 21. Pour lui, Paris sera l'aboutissement du programme des Nations-Unies et de négociations qui durent depuis plus de 20 ans.
Ségolène Royale, la ministre de l'écologie, du Développement Durable et de l'Energie, en tant que ministre chargée du climat, s'est vue confiée le siège de la France dans les instances de discussion européennes et onusiennes. Elle a pour rôle de peaufiner la contribution de la France à la construction d'une position européenne ambitieuse.
La mobilisation de la société civile s'appuiera sur les initiatives proposées par la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie. Tous les autres ministres suivront les secteurs relevant de leur compétence, notamment le ministre des finances et des comptes publics s'agissant des questions de financement.
Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète assure le rôle d'éclaireur au titre de la COP 21. «Mon rôle à moi, confie-t-il, est d'alerter, de mobiliser sur l'urgence d'agir, en France comme à l'international. Je suis un passeur qui tente de créer les conditions d'un dialogue apaisé et documenté. Je rencontre les représentants des pays qui ont du mal à se faire entendre, les grands responsables religieux ou les intellectuels, pour les convaincre de s'impliquer. Je tente aussi de déminer ce qui pourrait bloquer, notamment la question des moyens financiers. Si l'on se met d'accord, en décembre, sur des objectifs très ambitieux, mais si les Etats ne s'en donnent pas les moyens réels, cela ne servira à rien. Or nous promettons aux pays pauvres, pour les aider à engager leur transition énergétique, de l'argent que nous n'avons pas. Il faut donc réfléchir à de nouveaux modes de financement pour rétablir la confiance entre pays du Nord et pays du Sud. Cela passe notamment, selon moi, par une taxe sur les transactions financières et la taxe carbone. Surtout quand, par ailleurs, 650 milliards de dollars de défiscalisations sont consentis chaque année au profit des énergies fossiles. Une partie de cet argent doit impérativement basculer vers la transition énergétique ».
Sous l'autorité du ministre des Affaires Etrangères et du Développement International et de la ministre Ségolène Royal, une équipe interministérielle chargée de la négociation et de l'Agenda des solutions, a été constituée. Sa direction a été confiée à Laurence Tubiana, ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, représentante spéciale pour la conférence Paris Climat 2015.
L'organisation matérielle et logistique de la conférence a été confiée à Pierre-Henri Guignard, qui coordonne également les équipes en charge de la communication et de la société civile.
Le Gouvernement souhaite que la société civile dans son ensemble participe à ce défi historique. Des rencontres sont régulièrement organisées afin d'associer au maximum dans ce processus les bonnes volontés et de recueillir les bonnes idées. Un rapport sur le rôle des collectivités territoriales dans la lutte contre le changement climatique a été rédigé par Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique, et Michel Delebarre, sénateur du Nord. Ces collectivités sont au cœur du dispositif car elles concentrent une grande partie des investissements nécessaires à la réussite de la transition énergétique. "Sans le travail des collectivités locales, impossible de lutter contre le dérèglement climatique", rappelle Ségolène Royal.
La conférence se tiendra au Bourget. Plus de quarante mille personnes y sont attendues. L'Etat et les collectivités locales concernées sont mobilisés pour mettre en place un site pour la conférence présentant des garanties absolues de sécurité, qui soit convivial, facile d'accès et respectueux des règles de développement durable. A proximité immédiate de l'espace de négociation réservé aux délégués des Etats parties et aux observateurs accrédités, est prévu un espace pour la société civile, incluant notamment les organisations non gouvernementales et les entreprises.

Les grandes étapes vers un accord à Paris en 2015
La communauté internationale s'est accordée sur les premiers éléments du texte de l'accord dès décembre 2014, lors de la conférence de Lima COP20.
Les États invités à soumettre leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui seront intégrés dans l'accord dès le premier trimestre 2015 l'ont fait à plus de 80% actuellement. Ces engagements prévisionnels seront contenus dans des projets de contribution déterminée au niveau national (Intended Nationally Determined Contributions – INDC). Ils devraient ensuite être soumis à une période de consultation afin de déterminer si les engagements agrégés permettront de tenir l'objectif d'une limitation de l'augmentation moyenne de la température mondiale en-dessous de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels.
L'accord devra garantir que tous les pays sont soumis aux mêmes règles afin qu'ils puissent vérifier mutuellement qu'ils entreprennent des efforts pour réduire leurs émissions et avoir des assurances sur la bonne mise en œuvre des engagements prévus dans les contributions. Ces règles de mesure, de rapportage et de vérification (MRV) constitueront le cœur de l'accord de 2015 et devraient donc être contenues dans la partie juridiquement contraignante du "paquet de Paris".
L'ensemble des travaux d'élaboration du futur accord qui devra être adopté lors de la conférence de Paris sont menés au sein du groupe de travail de la plateforme de Durban pour une action renforcée (ADP). Les co-présidents de ce groupe de travail jouent un rôle clef pour la réussite du processus, en lien étroit avec le Secrétariat de la CCNUCC et le pays qui assume la présidence de la conférence. Ils cherchent à tenir compte des vues de toutes les parties qui sont placées sur un pied d'égalité. Alors que seuls 28 pays avaient été associés aux ultimes négociations de l'accord de Copenhague, les 196 parties à l'accord de Paris devront avoir le sentiment de l'avoir co-écrit afin de pouvoir se l'approprier.
Enfin, la France a choisi de placer cette conférence sous le signe de l'exemplarité environnementale, et mettra en œuvre un programme d'actions permettant de réduire au maximum l'impact de l'évènement sur le plan des consommations de ressources naturelles (eau, déchets, énergies) et des émissions de gaz à effet de serre.
Comme on le voit à quelques semaines du grand rendez vous planétaire de Paris, une petite bataille a été gagnée, il ne reste plus à la communauté internationale que de réussir le pari de Paris 2015.

Mahamane Hadi Mahamane, envoyé spécial(onep)
www.lesahel.org