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Jeunesse du Niger

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jeudi 12 décembre 2013

Le certificat de naissance, passeport pour la protection


Dans le monde 230 millions d’enfants n’existent pas officiellement. En d'autres termes, 230 millions d'enfants n’ont pas été enregistrés à leur naissance. Pas d'enregistrement à la naissance : pas d'acte de naissance.  
En 2006, 3 enfants sur 10 étaient en possession de ce papier au Niger. Pourtant, l’acte de naissance est le premier de tous les droits de l’enfant. Lorsqu’un enfant a l’acte de naissance, il bénéficie de protection sanitaire, de sécurité sociale ou encore d’éducation. Il peut facilement voyager et être protéger contre les diverses formes d’exploitation ainsi que de violences. Au Niger, cette absence d’enregistrement des naissances se constate surtout en zones rurales et nomades. Grâce aux multiples actions déployées par l’Etat nigérien et ses partenaires notamment l’Unicef et l’Union Européenne, la tendance est entrain d’être renversée et les parents comprennent mieux l’importance des actes de naissances pour leurs enfants. De 32% en 2006, le taux d’enregistrement des naissances est passé à 64% en 2013.
La method adoptée pour les enfants n’ayant pas d’actes de naissance, ce sont les audiences foraines. Cette dernière consiste au déplacement du juge vers les populations afin de leur offrirles facilités nécessaires d’obtention de l’acte gratuitement. Ce qui n'est pas le cas en temps normal où le parent doit se rendre à ses frais chez le juge le plus proche et s'acquitter d'une amende.
ces audiences foraines permettent à beaucoup d'enfants de bénéficier de ce papier si précieux dans leur vie de tous les jours.

Par Ijeunesse du Niger
Photo : Unicef Niger

mercredi 11 décembre 2013

DÉVELOPPEMENT DURABLE : Dix innovateurs africains à l'honneur


Le forum "Afrique - 100 innovations pour un développement durable", organisé le 5 décembre 2013 à Paris, a permis de mettre en avant de nouveaux acteurs du développement de l'Afrique. Agriculteurs, ingénieurs, dirigeantes d'associations, informaticiens ou biologistes, ils sont les nouveaux visages de l'innovation pour le développement en Afrique.
Le forum "Afrique - 100 innovations pour un développement durable", organisé par le ministère français des Affaires étrangères afin de "mettre en avant des innovations inscrites dans le développement durable, portées par des innovateurs africains et déjà mises en place localement" s'est tenu à Paris, le 5 décembre 2013. Inspirée des initiatives du département d'État américain, tel le concours Apps4Africa lancé en 2010, cette opération de diplomatie économique a suscité un réel engouement puisque près de 850 dossiers ont été déposés en quelques semaines, émanant de presque tous les pays du continent et couvrant tous les domaines : agriculture, santé, accès à l'information...
Au bout d'un mois, 100 projets ont été retenus
par un comité composé notamment de l'économiste franco-américaine Esther Duflo, de Jean-Michel Severino, ex-directeur général de l'Agence française de développement (AFD), et de Malamine Koné, PDG de l'équipementier sportif Airness. Sur cette centaine d'initiatives, 21 porteurs de projets ont été invités à Paris pour présenter leurs initiatives et "rencontrer de nouveaux partenaires pour faciliter la diffusion de leurs initiatives", comme l'a indiqué à Jeune Afrique Pascal Canfin, ministre délégué en charge du développement et initiateur du Forum.

Source : economie.jeuneafrique.com

La complémentarité entre les Sexes: une arnaque en tout Genre


Depuis les récents bouleversements qui ont considérablement amélioré le statut des femmes, on entend beaucoup parler de complémentaritéentre les deux sexes; entre l’homme et la femme. Quoi de plus magnifique que cette sacro-sainte complémentarité au sein du couple. L’homme et la femme seraient complémentaires à tous les égards. Chacun avec un rôle prédéfini et pré-établi par la
société, euh les hommes je voulais dire.
Cette complémentarité rendrait les femmes plus aptes aux taches familiales et domestiques; bref de tout ce qui relève du care ( du prendre soin). Bien sûr, les femmes ont le droit de faire des études et de travailler. Nous sommes au 21ème siècle tout de même, on accepte que les femmes puissent avoir un emploi. Cependant, il ne faut pas que ce boulot viennent interférer avec sa vie familiale. Pas d’heures sup à faire, pas de travail de nuit, pas de déplacement ni de promotion, ou encore moins de travail à ramener à la maison…..bah oui c’est la logique car sa priorité première doit être sa famille.
L’homme, en ce qui le concerne, participerait aussi à cette complémentarité. Son rôle serait avant tout financier, protecteur, et autoritaire. L’homme prend en charge la famille, tout en y accordant le moins de temps. Il a droit à une meilleure carrière que son épouse, peut se permettre d’accepter des affectations qui boosteraient sa carrière professionnelle. L’homme prend aussi les décisions (certes il en parle à sa femme, mais c’est lui qui décide très souvent pour la famille). Tous les efforts financiers qu’il fait sont en quelque sorte récompensés par une entière prise en charge affectueuse à son égard.
Ces rôles, une fois respectés et combinés, seraient à la source d’une parfaite harmonie au sein d’un couple. C’est sur ces bases que la famille devrait être construite. Hommes et femmes s’auto-persuadent qu’aucun n’est soumis à travers cette complémentarité, et que les sexes y restent égaux. Il s’agit d’un idéal, et absolument pas de discrimination……..alors elle est où l’arnaque ?
L’illusion d’une harmonie
Penser qu’accorder des rôles prédéfinis en fonction du sexe serait source d’harmonie est tout à fait illusoire. Pourtant, beaucoup d’hommes, qui se targuent de défendre les droits de la femme, font les louanges de cette complémentarité sans se rendre compte de l’influence de leur subconscients machistes. Les femmes aussi nourrissent aisément ce concept en précisant qu’il ne s’agit pas de discrimination, et justifiant qu’elles ne sont pas défavorisées. Pourtant, la complémentarité entre les sexes ne se distingue pas des discriminations faites à l’égard des femmes et même des hommes. Au contraire, elle vient la justifier……là voilà l’arnaque !
Aujourd’hui, ce concept de complémentarité est tout aussi justifié que le furent toutes les discriminations flagrantes à l’égard des femmes; l’interdiction d’avoir accès à certains métiers, à l’éducation, à la parole, au vote, sur le simple fait qu’il s’agit d’une femme et que ses prédispositions naturelles la rendait inapte à ces taches. Au nom de la complémentarité, on établi des rôles prédéfinis qui vont dans le même sens; seul le discours change. On dira moins qu’une femme n’a pas le droit d’embrasser telle ou telle branche de métier par exemple, mais qu’il sera dur de la concilier avec une vie familiale. Mais le résultat sera le même, elle n’embrassera pas cette branche de métier. D’où l’existence de métiers (souvent à mi-temps et sous payés) dans lesquels les femmes sont prédominantes. Même les femmes qui arrivent tout de même à embrasser une forte carrière, devront redoubler d’effort sur le plan familial en fournissant des services à la maison. L’objectif étant de paraître "femme" afin que l’autre puisse se sentir "homme". Enfermer les hommes et les femmes dans des moules n’est que le prolongement des rôles sociaux qui ont toujours été à la source de discriminations, et les incidences vont bien au delà du couple. La popularité de cette complémentarité influe aussi sur les choix de carrières des jeunes filles et même des jeunes garçons. Les unes et les autres, chercheront à embrasser les métiers réputés plus répondre à leur code génétique, qu’a leur propre potentiel ou désir.
Le divorce, une révélation
Je pense que certains d’entre vous se disent que tant que ces femmes ont fait ce choix, tout va bien. En effet, la recherche d’une harmonie au sein d’un couple est parfaitement compréhensible, elle est même fortement souhaitable. La répartition de rôles est le meilleur moyen d’avoir un travail organisé. Cependant, baser cette complémentarité sur des rôles dits masculins et féminins est assez dérangeant. La complémentarité entre les sexes, c’est comme les théories macroéconomiques. C’est très joli sur le papier, mais dans la réalité ça ne marche que si tout le monde respecte les règles et dans le meilleur des mondes. Après la maitrise de la sexualité, le divorce a été très révélateur de la situation des femmes dans les couples.
Dès les années 70, la généralisation du divorce a mit en exergue les conséquences de la pseudo complémentarité entre les sexes. Le cout du travail domestique effectué par les femmes et le sacrifice fait pour la famille fini par les rattraper. Pendant la vie conjugale, l’homme et la femme n’accumulent pas les même apports socio-économiques. On la bien vu, la femme est plus appelée à prendre des risques professionnels ou à sacrifier sa carrière; des décisions faciles à prendre dans le mariage car on est dans l’illusion de la complémentarité. Ces décisions ne passent pas pour de la discrimination, mais pour un partage égalitaire et/ou complémentaire des ressources (financières pour l’homme, humains pour la femme). Or, lorsque le couple se rompt, le verdict tombe. À ce titre, Ilana LÖWY parle d’un néo-patriarcat à travers lequel l’homme domine la femme de manière anonyme hors mariage (pensions alimentaires, garde des enfants, etc…).
Le concept de complémentarité n’est qu’une autre manière pour les femmes de faire l’autruche face à leur vrai situation dans le couple. Les hommes qui la prônent, quant à eux, vont sur une logique hypocrite. Ne voulant pas plaider l’égalité, ils plaident la complémentarité sans pour autant changer les inégalités. Ce concept permet de vivre dans un couple imaginaire dans lequel on pense tenir un rôle approprié, inhérent à notre sexe, et qui est en parfait équilibre avec le rôle de l’autre. Mais le couple réel dans lequel on vit est parsemé d’inégalités dans les efforts personnels et professionnels, mais surtout il fait totalement abstraction du potentiel de chacun. La complémentarité devrait se faire entre individus, et non entre les sexes.

Par El dounia
Visitez aussi le blog de Ramatoulaye : www.eldounia.wordpress.com

mardi 3 décembre 2013

3 films réalisés par et pour les jeunes


Ils étaient 23 jeunes stagiaires venus de tous les horizons à bénéficier d’une formation sur la production de film documentaire à l’Institut de Formation aux Techniques de l’Infirmation et de la Communication (IFTIC). L’objectif d’une telle initiative accompagnée par l’UNFPA, c’est d’amener ces stagiaires qui se sont engagés volontairement à produire eux-mêmes des films afin de sensibiliser leurs paires. Au terme des 10 jours de formation, en plus des techniques de productions audiovisuelles auxquelles ils ont été initiés, ils ont aussi bénéficié d’un renforcement de capacité en leadership, en santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes ainsi qu’en plaidoyer et ce sont 3 films qui ont été produits. Le premier parle de l’avortement clandestin. En soulevant cette question, les stagiaires ont voulu faire ressortir les conséquences qu’engendre cette pratique exercée dans la majorité des cas clandestinement. Ils racontent l’histoire d’une jeune fille de 14 ans qui a faillit rendre l’âme à la suite d’un avortement. Le second film s’est penché sur la planification familiale. Un sujet qui suscite autant de débat dans notre pays à forte proportion musulmane. Les stagiaires sont allés à la rencontre des leaders religieux, jeunes,  et des experts afin d’avoir les réponses que nous nous posons au sujet de la planification familiale. Et enfin, le dernier film qui traite de la mortalité maternelle et des adolescents. Il raconte l’histoire d’une jeune adolescente de 18 ans, morte en donnant la vie.
Ce 2 décembre au CCFN, le grand public a assisté à la projection des 3 films suivis de débats très enrichissant. Et c’est le troisième thème qui a remporté le premier prix pour la façon dont le thème a été développé.
Afin de vulgariser ces films, il est prévu de les diffuser dans les chaines de télévisions, les médias sociaux, dans les centres amis des jeunes….

lundi 2 décembre 2013

Pourquoi se faire dépister ?


Le test de dépistage du VIH/sida est le seul moyen de savoir si vous êtes porteur du VIH, le virus du sida.
Se faire dépister est important pour vous-même, pour lever le doute sur votre statut sérologique, mais aussi pour votre ou vos partenaires, en adaptant vos pratiques sexuelles au résultat du test. 

Si le test est positif, cela signifie que vous avez une très forte suspicion d’infection au VIH. Un second test de confirmation devra être pratiqué en laboratoire. Si ce nouveau test est également positif, cela signifie que vous êtes séropositif.

Vous bénéficierez alors de traitements très efficaces, qui permettent de préserver une bonne qualité de vie. Ces traitements réduiront les effets du virus sur votre santé, notamment en réduisant la quantité dans le sang, ce qui rendra quasi nul le risque de transmission à vos partenaires sexuels. Des traitements pris dès le début de l’infection les rendent beaucoup plus efficaces. D'où l'importance de se faire dépister régulièrement.

Si le test est négatif, et si vous n’avez pas eu de risques d’exposition au VIH dans les trois mois précédent le test, cela signifie que vous n'êtes pas infecté par le VIH. Vous êtes donc séronégatif. Ce test sera toujours l’occasion de requestionner vos pratiques sexuelles, et d’adapter votre prévention à votre ou vos partenaires.

dimanche 1 décembre 2013

Journée internationale de lutte contre le SIDA : la fin de l’épidémie au Niger est envisageable.


Une vue de la salle lors du lancement....

«Nous ne voulons plus que nos amis, voisins et camarades d’école se moquent de nous», ces mots des enfants porteurs du VIH. A l’occasion de la journée internationale de lutte contre le VIH SIDA célébrée chaque 1er décembre depuis 26 ans, ces enfants ont décidé de sortir et solliciter l’intervention des autorités afin qu’eux aussi puissent vivre une vie normale.
Ce dimanche matin, ils ont tous répondu présent, acteurs de lutte contre ce fléau mais aussi et surtout les jeunes : étudiants, forces de sécurité, élèves et


non scolaires. Tous pour témoigner de leur engagement à combattre cette maladie. Un combat qui est en train de donner ses fruits : de 0,8 % en 2002, le taux de séroprévalence national est passé à 0,4% en 2013. Résultats encourageants qui montrent que le Niger est sur la bonne voie vers l’atteinte de l’OMD 6 : combattre le VIH et inverser la propagation de la pandémie d’ici 2015.
La représentante des enfants séropositifs en lisant leur mémorandum....
Cependant, des obstacles persistent toujours, ils s’agit notamment de la Faiblesse dans le dépistage, de la persistance de la discrimination et le stigma dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH tant en milieu de soins que dans les communautés, entrainant ainsi des hésitations pour le dépistage voir même pour le traitement. Au Niger, ce sont 12516 personnes qui sont sous traitement alors que le nombre de séropositif est estimé à plus de 46 000. Notre pays a placé le thème national sous le signe du dépistage volontaire couplé ainsi au thème international qui est : zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès lié au SIDA. A l’occasion de chaque rencontre (championnat de lutte, camp des jeunes, spectacles…), il y aura des séances de sensibilisations et de dépistages « pour renforcer les connaissances des populations surtout des jeunes hommes et des jeunes femmes sur les IST/VIH SIDA» a annoncé Dr Alhousseini Zeinabou, responsable de la coordination de lutte contre le SIDA au Niger. En lançant officiellement cette journée la marraine de la lutte contre le SIDA au Niger, la première Dame, Aissata Issoufou a annoncé s’engager à prendre en charge ces enfants victimes du SIDA.

Par Islamane Abdou
La photo de famille...

mercredi 27 novembre 2013

Le CEG 1 d’Agadez



Dans une classe de 6ème.... 
Depuis 1961, date de son ouverture, cette école a formé les grands cadres de la région parmi lesquels, il y a l’actuel Premier Ministre, Brigi Rafini. Mais aujourd’hui, le CEG 1 d’Agadez récemment transformé en CES (centre d’enseignement secondaire) peine à fonctionner normalement, faute d’infrastructures notamment les tables bancs et salles de cours. Sur ses 2033 élèves repartis dans 26 classes de la 6ème à la seconde, un grand nombre prend les cours à même le sol. En classe de 6ème  par exemple, les élèves se retrouvent à plus de 80 dans une seule salle de classe avec à peine une dizaine de tables bancs. « Il y a des moments où je me sent déprimé face à cette situation», nous a confié Wargazan Djibrilla, Directeur de cette école qui dit avoir un manque de 15 classes. Pour lui, s’il y avait une mutuelle des anciens élèves, tous ces problèmes n’allaient peut être pas se poser.
Dans une classe de 3ème au cours d'une interrogation...
Les difficultés n’empêchent cependant pas à cet établissement de fournir de bons résultats. Lors du dernier examen de BEPC, elle a enregistré un taux  d’admission de 70,23% et le premier du centre était issu de cette école. Aussi, sur 8 filles boursières parrainées par l’Unicef, 5 ont pu admettre au BEPC. Si des moyens considérables étaient alloués à cette école, certainement que les résultats seront meilleurs.
 En attendant que les 175 tables bancs promis par les autorités en charge de l’école arrivent, les parents d’élèves ont cotisé pour réhabiliter prés de 250 tables bancs.



Par Islaman Abdou

Vue de la cours du CEG 1....

vendredi 22 novembre 2013

Rencontre intercadres de concertation des associations de jeunes du Niger



Eveil du civisme chez les jeunes, c’est autour de ce thème que son réunis du 22 au 25, à Agadez, les points focaux des cadres de concertation des associations de jeunesse du Niger à l’occasion de la rencontre intercadres. Apres avoir été repoussée à plusieurs reprises, ce rendez-vous d’échange  des structures de jeunesse de notre pays a pour objectif de leur permettre d’échanger et de capitaliser les actions réalisées au cours de cette année. Au moment où les jeunes sont confrontés au chômage, à la migration et bien d’autres problèmes, le Secrétaire Général du gouvernorat d’Agadez estime que cette rencontre permettra de déboucher sur des solutions capables de répondre à nos préoccupations. Le point focal des associations de la région d’Agadez lui pense que « quand on aura une jeunesse civique et patriote, le Niger décollera ». Les discussions tourneront surtout autour des bilans d’activités ainsi que les perspectives pour le cadre.  C’est sur initiative de l’Unicef que le cadre de concertation des associations de jeunesse a vu le jour en 2005 avec à ses débuts 7 associations et dont l'objectif était de fédérer toutes les structures de jeunes au sein d'un seul cadre fédérateur pour une synergie d'action. Aujourd’hui, ce sont 263 associations et groupements de jeunes qui oeuvrent avec comme slogan : ensemble on va plus loin.


mardi 19 novembre 2013

Forum sur la paix et la sécurité transfrontalière dans les communes du nord Tillabéri : Echanger sur les moyens de consolider la paix retrouvée



Le Premier ministre, Chef de gouvernement,  a présidé samedi dernier à Tillabéri, la cérémonie d’ouverture du Forum sur la paix et la sécurité transfrontalière dans les communes du nord de la dite région.
Cette rencontre qui a regroupé pendant deux jours tous les acteurs concernés par la question de la préservation et de la consolidation de la paix, est une occasion idéale pour débattre sans tabou de tous les problèmes susceptibles de troubler la quiétude des populations, en vue de proposer des solutions idoines. Les députés nationaux, les membres du gouvernement et ceux du corps diplomatique, les représentants des organismes internationaux, et ceux des ong et de la société civile ont assisté à cette cérémonie.

Le président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), le Colonel Major Mahamadou Abou Tarka, a, à cette occasion, salué la présence  à ce forum de tous les acteurs dont la convergence des efforts contribue à la sécurité, à la paix et au développement socio-économique de notre pays. Il a rappelé que le rôle de son institution est de créer une synergie   pour  que   les   actions   sectorielles   concourent  à la consolidation de la paix. Il a ajouté que dans   la   situation   actuelle   de   notre   pays,   les actions de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix  s'articulent autour de trois axes fondamentaux, à savoir l’axe sécuritaire, l’axe socio-économique, et l’axe dialogue et prévention des conflits. « Pour l'axe sécuritaire, nous travaillons de concert avec les Forces de Défense et de Sécurité. Notre contribution dans ce domaine réside dans nos capacités d'alerte et d'information. A cet effet, notre institution dispose de relais importants au niveau de chaque région de notre zone d'intervention qui couvre, il faut le rappeler, les zones nord des régions de Tillabéry, Tahoua, Dosso, Maradi et Zinder ainsi que la totalité des régions de Diffa et d'Agadez » a-t-il souligné.

Les   interventions socio-économiques et   les   actions   de relèvement constituent le second axe des interventions la HACP. En effet, a-t-il rappelé, la zone nord de notre pays a subi de plein fouet des perturbations dues à l'insécurité. Il fallait donc intervenir et aider les communautés à résister et à se relever. « Ces actions de relèvement, qui viennent compléter les autres initiatives du gouvernement, visent à apporter aux populations les dividendes de la paix. Pour qu'elles contribuent à la consolidation de la paix, nos interventions socio-économiques doivent avoir des résultats rapides et
visibles, leur impact doit être immédiat. Nos interventions dans ce domaine prennent la forme classique des Activités Génératrices de Revenus, et des Activités à Haute Intensité de Main d'œuvre. Elles consistent en des opérations de microcrédit, en la réalisation des Banques céréalières, les Opérations de reconstitution de cheptel, et enfin des actions de formation des Jeunes, des femmes  et des groupes vulnérables. Ces actions visent à remédier aux effets du conflit, mais également à prévenir la reprise du conflit, à occuper la jeunesse et à la protéger des tentations », a dit le président de la HACP.
Enfin le troisième axe d’action de la HACP est l'animation du dialogue politique et social pour la promotion de la culture de la paix. C'est l'axe de la prévention et de la gestion des conflits. Les actions entreprises dans cet axe visent  l'enracinement de la démocratie locale, et la diffusion de la culture du compromis. Selon le Colonel Major Mahamadou Abou Tarka, la HACP a  organisé plusieurs ateliers de prévention et de gestion des conflits au profit des chefs traditionnels, des éléments des forces de  défense et de sécurité, des conseillers municipaux et des Organisations de la Société Civile. C'est dans cet axe que s'inscrivent la tenue des fora, à l'image de celui de Tillabéri,  mais    aussi    les    missions    de sensibilisation qui sillonnent le pays sous forme de caravane de la paix.

lundi 18 novembre 2013

Les scolaires de Niamey en colère



Devanture CEG 5 de Niamey : les élèves brûlent 
des pneus et posent des barricades
Photo : Islamane Abdou
Ils étaient nombreux ce lundi et mardi, les élèves, à sortir dans les rues de la capitale brulant des pneus et cassant presque tout sur leur passage. La circulation sur les grandes artères de la ville s’est trouvé bloquée. Ce mouvement d’humeur fait suite à l’expiration de l’ultimatum donné aux autorités en charge de l’école pour satisfaire la plateforme revendicative que les scolaires leur ont soumis avant même la rentrée scolaire affirment-ils.  Revendications dans lesquelles ils demandent la reprise effective des cours à travers la construction des classes en paillotes, la dotation de tables bancs, et bien d’autres. Les élèves qui sont sortis ont profité pour faire sortir leurs camarades des écoles (privée surtout) qui ont décidé de rester faire les cours, ce qui a créé dans plusieurs écoles des bagarres entre pros et antis manifestation. Cette première sortie  n’est qu’un début, menace la section lycées et collèges de l’Union des Scolaires Nigériens (USN) au titre de la région de Niamey, initiatrice de ce mouvement.

Devanture d'une école professionnelle, les élèves
 tentent de faire sortir  leurs camarades continuant de suivre les cours.

                                     Photo : Islamane Abdou