jeudi 19 juin 2014

Les jeunes et les femmes au coeur des discussions sur la convention ordinaire du ROPPA


« L’arachide ou encore l’igname que nous produisons restent toujours vendues par terre », ce sont là les termes d’un agriculteur à l’occasion de la 6ème convention ordinaire du Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA). Ceci pour dire que les africains doivent désormais « penser grand » en innovant les techniques de productions.

Cela n’est possible que quand les conditions sont propices à une émergence du secteur.

C’est dans cette optique qu’une rencontre a réunie du 17 au 18 juin 2014 à Niamey les acteurs du monde paysan autour du thème « meilleur positionnement des organisations paysannes dans les services économiques pour une agriculture ouest africaine plus résiliente »

Avec plusieurs participants parmi lesquels des jeunes, il fallait trouver les mécanismes permettant au monde paysan de contribuer efficacement au développement, surtout quand ont sais qu’il a toujours occupé une place de choix dans nos communautés.

C’est ainsi qu’ils ont principalement échangés autour de quatre panels, notamment le renforcement des services économiques au profit des exploitations familiales ou encore les enjeux et défis des reformes et initiatives majeurs internationales, continentales et régionales touchant les exploitations familiales.

Aux termes de ces deux jours, les jeunes et les femmes ont été au cœur des discussions, les participants venus de plusieurs pays ont ainsi convenu d’intensifier la mobilisation de ressources financières en faveur des activités économiques portées les jeunes et les femmes tout en leur analysant les opportunités d’activités économiques. Catégorie de la population la plus vulnérable, pourtant les jeunes et les femmes jouent un rôle très important dans le processus de la production. Les aider, c’est créer les conditions du développement de ce secteur, favorisant ainsi la création d’emplois mais aussi le développement de nos Etats. Des questions qui tiennent à cœur aux paysans, il y a celle de l’allocation de 10% du budget national par les Etat africains à l’agriculture. A cet effet, le ROPPA tient à influencer les décisions qui seront prises à l’occasion du sommet des chefs d’Etat et de Gouvernements d’Afrique à Malabo du 26 au 27 juin prochain.

En Afrique, le combat pour une sécurité alimentaire fait partie des préoccupations de plusieurs de nos Etats, pourtant, des ressources nous permettant de les éviter on en a.
Le Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) a formellement été fondé en juillet 2000 lors d’une rencontre à Cotonou qui a rassemblé une centaine de responsables paysans mandatés par leurs organisations. Il regroupe des organisations ou "cadres de concertation" de 10 pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo,).
Il vise comme objectif :
 • Promouvoir et défendre les valeurs d’une agriculture paysanne performante et durable au service des exploitations familiales et des producteurs agricoles ;
 • Informer et former les membres des Organisations Paysannes et des Associations de producteurs agricoles à partir des expériences pertinentes des membres du ROPPA et des autres acteurs du développement ;
 • Encourager et accompagner la concertation et la structuration des organisations 

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