jeudi 12 juin 2014

12 juin : Journée mondiale contre le travail des enfants

Célébrée le 12 juin depuis 2002 par les pays membres de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), la journée mondiale contre le travail des enfants est mise à profit pour relancer la mobilisation contre ce fléau. A la veille de l'événement, le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale, M. Salissou Ada, a livré un message pour réaffirmer d'une part, la détermination du Niger à s'inscrire dans la démarche préconisée par l'OIT face à cette pratique qui prive les enfants de leur enfance, et d'autre part, à leur assurer un mieux-être. Le thème retenu pour cette édition 2014 est ''Etendre la protection sociale: Eliminer le travail des enfants''.
Dans son message, le ministre Salissou Ada a indiqué que cette journée vise à servir de catalyseur au mouvement mondial contre le fléau, avant d'ajouter que l'accent sera mis sur l'extension de la sécurité sociale et le rôle de celle-ci dans la lutte contre le travail des enfants. Cette mesure à la fois à caractère économique et social, permet en effet d'accéder à l'éducation, la santé et l'alimentation, et joue un rôle important dans la lutte contre le travail des enfants. L'édition 2014 de cette journée, a souligné le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale, s'inscrit dans la droite ligne de la troisième Conférence mondiale contre le travail des enfants tenue à Brasilia en 2013, où la Communauté Internationale a adopté la déclaration de Brasilia, qui insiste sur le besoin d'un travail décent pour les adultes, d'une éducation gratuite, obligatoire et de qualité pour les enfants et, d'une protection sociale pour tous.


Aussi, a indiqué M. Salissou Ada, l'appel lancé à l'occasion de cette édition porte sur l'action pour introduire, améliorer et étendre la protection sociale, conformément à la recommandation 202 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) sur les socles de protection sociale; des systèmes nationaux de sécurité sociale adaptés et, qui aident à lutter contre le travail des enfants; une protection sociale qui atteint plus particulièrement les groupes d'enfants vulnérables. En fait, la conviction au niveau de l'OIT est que la pauvreté des ménages peut pousser les enfants à travailler pour répondre à leurs besoins essentiels et faire face aux incertitudes. Ce qui montre ainsi l'importance de la protection sociale qui peut fournir un soutien aux familles pauvres et les aider à surmonter divers chocs.
Selon une étude citée par le ministre, notamment l'analyse de la pauvreté multidimensionnelle chez les enfants au Niger, basée sur le niveau de privation, neuf enfants sur dix sont privés d'au moins une des sept dimensions essentielles du bien-être à savoir: le logement; les installations sanitaires; l'eau potable; l'information; la nourriture; l'éducation et la santé. En outre, selon l'analyse monétaire de la pauvreté, l'incidence de la pauvreté chez les enfants est supérieure à celle de l'ensemble de la population. Aussi, M Salissou Ada estime qu'il est ''impératif de lier les efforts en matière de protection sociale aux efforts de protection de l'enfant et de renforcement des services sociaux de base''. Entre autres efforts menés par les autorités du Niger, le ministre a rappelé l'adoption de plusieurs textes dont la Politique Nationale de l'Emploi en 2009 ; la Politique Nationale de Protection Sociale adoptée en 2011; le Programme-pays Travail Décent adopté en 2012; le Code de travail adopté en 2012. En outre, le ministre a évoqué les opportunités d'emploi créées par les autorités nigériennes en faveur des adultes.
''La promotion de la protection sociale et de l'avenir des enfants, à travers un engagement politique fondé sur des mesures cohérentes dans le domaine de la santé, de l'alimentation et de l'éducation de base, constitue une des priorités du gouvernement'', a souligné M. Salissou Ada. Ce qui, a-t-il relevé, participe de la mise en œuvre du Programme de Renaissance du Niger du Président de la République, SEM.Issoufou Mahamadou, qui a décidé que ''l'école recevra le quart des ressources budgétaires pendant ce quinquennat et qu'elle sera gratuite et obligatoire jusqu'à l'âge de seize (16) ans''.
Souley Moutari
 

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