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Jeunesse du Niger

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vendredi 29 avril 2016

Yali 2016: Daouda

En cette matinée de vendredi, nous vous invitons à découvrir le profil du monsieur le plus dynamique du groupe. Son engagement pour l'épanouissement de la jeunesse n'est plus à prouver. Il été élu meilleur startup de l'année par TOTAL. Lui c'est Daouda Hamadou
Daouda Hamadou Lauréat de la 1ère édition du Challenge TOTAL Niger Startupper de l'Année 2016 avec son application mobile "Guida" pour la recherche de logements, Daouda HAMADOU est un jeune entrepreneur très passionné.
Diplômé en Informatique Industrielle de l’Ecole des Mines de l’Industrie et de la Géologie de Niamey (EMIG) depuis 2004 et comptant près de 10 années d'expérience professionnelle dont 6 années passés chez AREVA en tant qu’ IT Manager jusqu'en 2014 où il décida de quitter son emploi pour se lancer dans l'entrepreneuriat.
Il a ainsi fondé en 2014 sa propre entreprise, NOVATECH, incubée au CIMPEN et offrant des services numériques en Serveurs & Réseaux Informatiques, Développement d’Applications Web & Mobiles, Consultation et Formation en TIC.
Très engagé, Daouda est impliqué dans les questions qui touchent la jeunesse nigérienne, en particulier dans les domaines de l'Entrepreneuriat et du Leadership. C'est ainsi qu'il est très actif dans des communautés telles que la Lean Startup SAMARIA, Give1Project Niger, la Fada Tech, et le Google Developper Group de Niamey où il forme et encadre de nombreux jeunes dans le domaine du Leadership, de la Technologie et de l’Entrepreneuriat. Pour lui, le Leadership, la Technologie et l'Entrepreneuriat sont des secteurs clés pour le développement du Niger à travers la Jeunesse et a l'intention de s’impliquer d’avantage à travers ses activités entrepreneuriales et bénévoles.
L'un de ses grands projets, après le YALI, est de créer un grand Fablab où les jeunes apprendront l'innovation pour le développement.
Il passera six semaines à Dartmouth College à Hanover, dans le New Hampshire dans le programme Business and Entreprneurship du YALI.

Yali 2016: Samy

L'habit ne fait pas le moine mais c'est par l'habit qu'on reconnait le moine. Les représentants du Niger au YALI 2016 ont la chance d'avoir une entrepreneure dans la mode et le textile. Elle c'est Samira Ben Ousmane plus connue sous le nom Samy Ben Ousmane.
Samira Ousmane M. est une jeune entrepreneure dans la mode et le textile. Initialement diplômée d’une licence en Airline management obtenue à Accra au Ghana, elle travailla en tant qu’agent commercial a Air France puis responsable commerciale chez Niger Air Cargo jusqu’en 2013 avant de se tourner vers la mode, sa passion d’enfance. Elle ouvre alors sa maison de couture en 2013 et fut sollicitée pour participer au défilé panafricain du Festival International de la Mode en Afrique (FIMA) quelques mois plus tard grâce à sa première collection de robes de soirée. Styliste autodidacte, elle participera ensuite à plusieurs défilés de mode au Niger et dans la sous-région. En Septembre 2015 elle fut sélectionnée par le comité de présélection du FIMA à Paris pour représenter le Niger au concours jeunes stylistes du même festival. Passionnée et déterminée, elle fait la promotion de la culture africaine à travers ses créations modernes et colorées et voudrait développer le secteur du textile au Niger avec des matières premières nigériennes.
Samira est aussi passionnée par le développement de la femme, elle est co-fondatrice et directrice du premier magazine de la femme nigérienne appelée LaNigerienne Mag et créa une association nommée SmartLadies pour développer l’entreprenariat féminin au Niger, promouvoir la femme chef d’entreprise et accompagner les jeunes filles dans leur scolarisation. A travers plusieurs projets, elle voudrait amener les femmes nigeriennes à entreprendre et à atteindre leur indépendance financière.
Samira suivra une formation de six semaines en Business et Entreprenariat à l’université de Texas a Austin.

mercredi 27 avril 2016

YALI 2016: Aicha

Nous sommes particulièrement fiers de vous annoncer que parmi les représentants du Niger au YALI 2016, nous avons aussi une réalisatrice. Profil rare au Niger et c'est pour cela que nous vous invitons à encourager Macky Kidy Aicha. Son dernier film "L'arbre sans fruit" a reçu plusieurs distinctions aussi bien sur le plan national qu'international.

Macky Kidy Aicha est titulaire d’une maîtrise ensociologie à l'Université Abdou Moumouni de Niamey. Elle débute sa carrière de cinéaste au Forum Africain De film Documentaire de Niamey.
Après l'obtention de son master II en Réalisation Documentaire de création à L'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, le cinéma devient son activité
Pour mieux partager son expérience, elle enseigne les étudiants du Master I Réalisation documentaire à l'Institut de Formation en Technique de l'Information et de la Communication IFTIC.
Elle est volontaire au PDEVII/ USAID où elle forme des étudiants en technique de facilitation de cinéma mobile pour une communication sociale en faveur de la paix.
Aicha participera à un programme de six semaines en leadership civic à l'Université Wagner à New York.

YALI 2016: Rabia

Vous avez certainement entendu parlé de la plateforme NIGERELECTIONS2016 lors des derniers scrutins. Le saviez-vous ? Toute la plateforme a été développé par une experte de code au nom de Rabia Moussa Découvrez la geek du groupe des YALI2016

Ingénieure en informatique et jeune entrepreneure, Rabiatou HAROUNA MOUSSA décide en Novembre 2014 de revenir vivre dans son cher pays d’origine, le Niger, dans l’optique de mettre ses compétences au service de ce dernier. Elle est chef projet de SAADUWA (plateforme de communication basée sur SMS pour la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance) en parallèle de sa fonction d’Ingénieur Billing/Mediation chez Orange. Elle a également développé un site de monitoring pour les élections 2016 au Niger. Passionnée de technologie et du monde des affaires depuis son enfance , Rabiatou est en train de mettre sur pied une startup de gestion de données et d’informatique décisionnelle et envisage de réaliser de nombreux projets mettant la technologie au service du développement. Raison pour laquelle, elle a opté pour Business & Entrepreneurship. Cette femme déterminée est très disposée à relever de nouveaux défis et cherche à être le changement qu'elle veut voir au Niger .

YALI 2016: Amadou

Amadou BOUKAR a obtenu un Master en Droit & Institutions, spécialité droit de l’entreprise en 2007. Depuis, il a travaillé dans le domaine des ressources humaines pendant 6 ans chez ADM VALUE au Maroc. Nanti de cette expérience, il décida de rentrer au Niger où il fût consultant juridique et fiscal en cabinet avant de rejoindre un service du Cabinet du Premier Ministre comme expert-assistant en environnement des affaires. Sa mission principale s’articule sur la formulation des politiques publiques en matière d’environnement des affaires et du développement du secteur privé. Dans le domaine associatif, il est co-fondateur et Vice-Président du ‘‘Collectif ZZ’’ qui a pour objectif de faire du ‘‘business social’’ à travers le temps au Niger et en Afrique. A travers ce collectif, il organise des Fadas au Niger afin de mener des discussions sur des sujets de l’entreprenariat et par la même occasion crée un réseau dynamique nommé ‘‘Alumni’’ entre des jeunes promoteurs nigériens, des avocats, et autres spécialistes du secteur privé. Amadou participera à un programme de six semaines en gestion publique à l'Université Georgia State à Atlanta, en Géorgie.

YALI 2016: Bachir

Issoufa Bachir Bounou a plus de quatre (4) ans d'expérience de travail dans les instituts de recherche et les ONGs. Issoufa est actuellement le chargé de recherche-développement de l’ONG-Comité d’Appui au Développement Local (CADEL). Les domaines d'expertise de Issoufa concernent l'amélioration de la production agricole à travers la gestion intégrée de la fertilité du sol et la vulgarisation des technologies agricoles. Par le biais de deux (2) projets qu'il gère à l’ONG-CADEL, Issoufa a intégré un nombre important de femmes dans l'agro-business pour maintenir leur bien-être familial et accroitre leur résilience au changement climatique. Issoufa est Ingénieur Agro-environnementaliste de l’Université Abdou Moumouni/Niger. Il a récemment décroché un Doctorat en Sciences du Sol de l'Université Kwame Nkrumah des Sciences et Technologies/Ghana. A la fin de la formation Mandela Washington Fellowship 2016, Issoufa prévoit d’intensifier ses activités de recherche et de diffusion de technologies agricoles pour améliorer la sécurité alimentaire de sa communauté

YALI 2016: Houssein

Lui c'est Houssein, plus connu sous le pseudo Houssein Abil. Diplômé en commerce international avec une spécialisation en marketing, Housseini est le gestionnaire de communauté de CIPMEN, le premier incubateur d'entreprises au Niger qui vise à lancer des startups réussies et de construire un écosystème dynamique qui soutient les entrepreneurs. Hous est aussi un blogueur, spécialiste des médias sociaux qui a 5 ans d'expérience dans l'entreprenariat. Très dynamique, avec un bon sens de leadership, il est actuellement impliqué dans plusieurs associations telles que Give1Project, FadaTech ... Dans le cadre de cet engagement, il contribue à soutenir d'autres jeunes sur l'entreprenariat et à renforcer leurs capacités. Il est parmi ces jeunes qui n’hésitent pas à mettre leurs compétences et leurs connaissances au service de leur communauté. Son ambition est d'inspirer et de créer une communauté de jeunes entrepreneurs sociaux afin de rompre avec les ambitions individuelles.
Dans le cadre du YALI 2016, il fera l'université d'ARIZONA dans le track de Public Management.
Pour plus d’infos visiter son blog sur www.ahousseini.com

jeudi 7 avril 2016

Campagne sur les changements climatiques



Les Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) & le Réseau de la Jeunesse Nigérienne contre les Changements Climatiques (RJNCC) avec l’appui de l’Ambassade de France à travers le Fonds d’Appui aux Sociétés Civiles du Sud(FASCS) ont lancé le projet « Campagne de Plaidoyer et de Mobilisation sur les Changements Climatiques (CPMCC) au Niger. L’objectif principal de ce projet est de Mobiliser toutes les parties prenantes sur les enjeux liés aux changements climatiques et la promotion du Développement Durable dans notre pays.


Formation des artistes sur les changements climatiques

Les premières activités de ce projet ont concerné les artistes musiciens nigériens. Il s’agit de Filo, ‘la Diva’,  Kal et le groupe de Rap Processus Verbal ‘PV’. Ces derniers ont à l’issue d’un atelier de formation sur les changements climatiques et le développement durable ainsi que de plusieurs répétions, enregistrées une chanson sur le changement climatique « Tchangi Yanayi ». Le clip de la dite chanson est en cours de réalisation et sera bientôt disponible sur internet et dans les medias nigériens.
Séance de Repetion au CFPM-Taya

Merci à ces artistes désormais ambassadeurs du climat pour leurs engagements. 

 Le climat change et toi ?


lundi 21 mars 2016

La femme de la semaine : Balkissa Chaibou, la Nigérienne qui a dit "non" au mariage forcé

A 12 ans, Balkissa Chaibou a été promise en mariage à l’un de ses cousins. Mais amoureuse des études et rêvant de devenir médecin, elle a décidé de se battre pour ses droits fondamentaux. Ainsi, elle a choisi de refuser cette union. Un parcours incroyable et rare au Niger.
Dans de nombreux pays du continent africain, les mariages précoces et forcés sont monnaie courante. C’est notamment le cas auNiger où d’après des chiffres de l'UNICEF datant de 2013, près de 36% de jeunes filles sont mariées à 15 ans et 75% à 18 ans. Malgré tout, il existe des résistantes comme Balkissa Chaibou. Alors qu’elle n’avait que 12 ans, elle a appris qu’elle avait été promise à un cousin venant du Nigeria. Un destin tout tracé qui l’aurait empêché de réaliser son rêve : devenir médecin. Elle a donc décidé de se battre de toutes ses forces quitte à aller devant la justice. Une histoire qu’elle a racontée à la BBC dans un puissant témoignage.

« Je suis rentrée de l’école vers 18 heures et ma mère m’a appelée. Elle a levé le doigt vers un groupe de visiteurs et a dit de l’un d’entre eux, "C’est celui qui va t’épouser". Je pensais qu’elle plaisantait. Elle a ajouté, "Vas défaire tes tresses et te laver les mains". C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’elle était sérieuse », a expliqué Balkissa Chaibou avant de poursuivre : « Quand j’étais petite, je rêvais de devenir docteur. Prendre soin des gens, porter une blouse. Aider les gens »Quelque chose que son union aurait rendu impossible«Ils m’ont dit que si je l’épousais je ne pourrais plus étudier. Mais c’est ma passion. J’aime vraiment cela. C’est là que j’ai réalisé que ma relation avec lui ne marcherait pas », a-t-elle expliqué.
Si elle a continué à travailler dur à l’école, lorsqu’elle a eu 16 ans, des valises et une tenue de mariée sont arrivées : « J’ai ressenti beaucoup de peine, ça m’a brisé le cœur. Je voyais que je luttais pour me réaliser et ces gens seraient un obstacle à mon évolution ». A partir de là, elle a décidé de tout faire pour échapper à cette situation. Et bien que sa mère ait compris le désir de sa fille, en tant que femme, elle n’avait pas le statut pour l’aider. Balkissa Chaibou a ensuite essayé de passer un marché avec son père : elle épouserait son cousin et ne le verrait que pendant les vacances jusqu’à ce qu’elle obtienne son baccalauréat. Malheureusement, cela n’a pas fonctionné. En effet, son père n’a pas osé aller à l’encontre de la décision de son frère ainé, père du marié, car traditionnellement chez les Touaregs (ethnie de Balkissa Chaibou) l’enfant le plus âgé détient le pouvoir de décision sur ses cadets. En désespoir de cause,Balkissa a demandé de l’aide au principal de son lycée Moumouni Harouna. Ce dernier l’a orienté vers une ONG, la Centre for Judicial Assistance and Civic Action, qui a engagé des actions judiciaires contre son père et son oncle. Devant le tribunal, son oncle a affirmé qu’elle mentait et que tout était un malentendu. L’affaire a donc été classée. Mais lorsqu’elle est rentrée chez elle, il a menacé de la tuer. Malgré tout, avec le risque de la prison, il est reparti au Nigeria et la jeune femme a pu aller à l’université.
Une action qui a tout changé
Grâce à sa persévérance, Balkissa Chaibou a réussi à faire changer l’opinion de ses parents sur les mariages forcés : « Nous en avons fini. Nous en avons peur. Quand une fille grandit, elle peut choisir son mari. Nous ne pouvons pas ». Aujourd’hui âgée de 19 ans, elle a décidé de continuer à se battre contre ce genre d’unions. Pour cela, elle visite des écoles et s’entretient avec les chefs tribaux pour discuter de cette problématique. « C’est l’effet papillon. Une fille dit non et les autres s’attroupent et demandent, "Pourquoi tu as dit non ?" », a expliqué la jeune femme à un groupe de jeunes filles avant de poursuivre : « Je ne dis pas qu’il ne faut pas se marier. Mais il faut choisir le bon moment. Le conseil que j’ai pour vous est de vous battre. Je sais qu’étudier n’est pas facile mais vous devez vous forcer car ces études sont votre seul espoir ». Aujourd’hui, elle est en école de médecine et se rapproche de son rêve.
Si ces mariages forcés continuent dans les pays comme le Niger, c’est en partie pour des raisons économiques. Comme l’a expliqué à la BBC Monique Clesca, représentante des Fonds des Nations unies pour la population dans le pays, les femmes ont beaucoup d’enfants et les marier permet d’avoir une bouche en moins à nourrir. L’autre raison pour laquelle ces unions perdurent est la croyance qu’ils permettront d’éviter les grossesses hors des liens du mariage. Espérons que le parcours de Balkissa Chaibou aidera à faire bouger les choses.

mardi 1 mars 2016

Niamey abrite la première édition de la journée africaine de l’alimentation scolaire.

Ce 1er mars 2016 a marqué le lancement de la première édition de la journée africaine consacrée à l’alimentation scolaire. C'est Niamey qui a aceuilli cette première édition.  
Cette journée, dont le thème central est : « L’alimentation scolaire liée à la production locale, vecteur de développement durable en Afrique » a été célébrée à travers diverses activités sur l’ensemble du continent et rehaussée par une série d’événements officiels dans la capitale nigérienne, Niamey. La journée africaine de l’alimentation scolaire a été instituée par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement lors du 26 e sommet de l’Union africaine, en reconnaissance de la valeur immense de l’alimentation scolaire liée à la production locale pour maintenir davantage les enfants à l’école et améliorer leur performance scolaire ainsi que pour stimuler la production de revenus et l’entrepreneuriat dans les collectivités locales.
Un certain nombre de pays africains expérimentent déjà les programmes d’alimentation scolaire ; cependant, le financement inadéquat et la trop grande dépendance envers les bailleurs de fonds étrangers, une mauvaise logistique et la fourniture d’aliments secs sans diversité alimentaire font que ces programmes ne parviennent pas toujours à atteindre l’objectif visé. C’est pourquoi l’on s’est dorénavant tourné vers l’alimentation scolaire fondée sur la produits locaux, du fait de son approche intégrée et multisectorielle.
Au Niger, 10% seulement des écoles primaires bénéficient d’un programme d’alimentation scolaire. Pourtant les cantines scolaires sont importantes : un enfant bien nourri se concentre mieux et apprend plus facilement qu’un enfant au ventre vide! 
Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) travaille en collaboration avec 65 Etats à travers le monde dans la mise en œuvre de programmes d’alimentation scolaire qui constituent un filet de protection efficace, permettant de s’assurer que plus de 18 millions d’enfants ont accès à l’éducation et à la nourriture. En Afrique seulement, le PAM travaille avec 39 Etats. Dans le cadre de la lutte contre la faim, les repas scolaires constituent un excellent investissement dans l’avenir de la génération future.

lundi 29 février 2016

Commentaire : La paix, la paix seulement !

Qui a déjà dit qu'au Niger, nous n'avons que notre démocratie à vendre aux yeux du monde extérieur qui nous observe? C'est bien le cas! Car, aujourd'hui, la maturité politique du peuple nigérien ne souffre d'aucune ambiguïté. En effet, dimanche et lundi derniers, les électeurs ont afflué vers les bureaux de vote, dans tous les coins et recoins de notre pays, pour aller départager les 15 candidats en lice pour le premier tour de la présidentielle, mais également pour choisir les élus qui seront dignes de les représenter au sein de la Représentation nationale, à l'hémicycle. Dans un sursaut patriotique, les 7,5 millions d'électeurs se sont mobilisés pour accomplir leur devoir civique. C'est un scrutin exemplaire que les Nigériens ont offert à la face du monde. Dans les longues files de votants qui se sont formées devant les 25.793 bureaux, il planait une plaisante atmosphère ambiante de discipline et de sérénité. Laissant derrière eux le vent quelque peu délétère de la campagne électorale, les Nigériens de tous bords ont exercé leur droit de vote dans le calme profond, sans la moindre anicroche.

Un comportement qui a d'ailleurs été souligné et salué par toutes les équipes mobilisées sur le terrain pour l'observation du déroulement des opérations du vote, aussi bien des institutions internationales que de la société civile nigérienne. Par ce comportement, le peuple nigérien a convaincu les observateurs venus de presque tous les coins du monde que le Niger reste et demeure un bon exemple en matière de démocratie. Car, l'enjeu est tellement de taille qu'on pouvait craindre que l'enjeu ne tue le jeu: celui de la démocratie! Surtout que c'est le cas généralement en Afrique où les scrutins électoraux riment souvent avec violences, avec leurs lots de souffrances pour les paisibles populations. Parce qu'imbibé des valeurs démocratiques et républicaines profondes, le peuple nigérien a su éviter de tomber dans ce piège infernal. C'est pourquoi nous disons que c'est un véritable pari que notre pays vient de gagner avec le bon niveau de déroulement des opérations de vote. Cela, en dépit de certains dysfonctionnements observés çà et là, et qui pourraient amener certains acteurs à perdre leur sang-froid et à poser éventuellement des actes désespérés. Non, tout le monde a su garder son calme et le processus suit son cours normal dans la tranquillité des cœurs et des esprits, au grand bonheur des Nigériens et de ceux qui nous observent.
C'est pourquoi, à cette phase cruciale du décompte des voix, où le pays s'apprête à découvrir le verdict qui jaillira des urnes, il nous parait judicieux d'appeler, d'appeler tous les acteurs politiques, du responsable au simple militant de base, à rester sereins et à faire preuve de tolérance et de fair-play politique. Car, la paix, c'est cette valeur précieuse qui, une fois qu'on la perd, l'on finit par tout perdre. Comportons-nous en citoyens modèles, quelle que soit la situation, pour honorer le Niger, notre bien commun à tous. Oui à la primauté de la raison sur la passion, oui à l'amour de la paix, car ''la paix nourrit, le trouble consume''. Et que ...Vive et prospère le Niger !

Assane Soumana(onep)

Taekwondo : Une pépite nommée Issoufou Alfaga Abdoul Razak

Le taekwondo nigérien est en train d'écrire en lettres d'or ses plus belles pages dans l'histoire mondiale de cet art martial née en Corée du sud, et qui signifie ''voie du coup de pied et du coup de poing''. En effet, depuis la révélation de ce jeune homme, Issoufou Alfaga Abdoul Razak, les couleurs nationales du Niger et l'hymne national de notre pays ne cessent de marquer les salles des grandes compétitions internationales de taekwondo à travers le monde entier.
De ses premiers pas sur le tatami en 2001, Abdoul Razak ne garde qu'un vague souvenir sur le nom de son club du quartier Jangorzo où ses frères et lui, grâce à un cousin taekwondoiste, avaient eu un contact initial avec cet art. La malencontreuse blessure de ce cousin au cours d'un combat, et son décès quelques semaines plus tard, avaient poussé le père de Abdoul Razak à interdire la pratique du Taekwondo à ses enfants. Trois ans se sont écoulés depuis ce tragique événement, et Abdoul Razak s'est retrouvé au Togo. Comme il était sur la frontière entre le Togo et le Bénin, il s'inscrit dans un club béninois et s'engage dans le championnat local. La même année, il remporte la médaille d'or et, par amour pour sa patrie le Niger, il décline une offre de sélection dans l'équipe nationale de taekwondo du Bénin.
De retour au pays en 2009, Issoufou Alfaga Abdoul Razak intègre le club ''CHO'' sis dans l'enceinte de la Samaria Lacouroussou de Niamey. Il débute alors une carrière des plus prometteuses. Plusieurs fois champion national du Niger, Issoufou Alfaga Abdoul Razak accumule les trophées et les distinctions. ''J'ai tout gagné au Niger au point où la fédération de taekwondo m'a conseillé, en mars 2015, de ne plus participer aux compétitions nationales, pour me consacrer uniquement aux tournois internationaux'', confie-t-il.
L'ascension de Issoufou Alfaga Abdoul Razak a continué ainsi au niveau international. En décembre 2011, il participe, pour la première fois, à Ouagadougou au Burkina Faso, à son premier tournoi international organisé par l'ONATEL. Il rentre à Niamey avec la médaille d'argent. En juin 2012, il participe à la coupe du monde francophone de Taekwondo à Abidjan en Côte d'ivoire et remporte la médaille d'argent.
En 2013, il dispute à Lagos, au Nigeria, avec l'équipe nationale du Niger, la coupe de l'ambassadeur de Corée et termine 2ème de ce tournoi. La même année, il participe à l'Open d'Abuja et remporte la médaille d'or de sa catégorie. En 2014, à l'occasion du Championnat d'Afrique de Taekwondo à Tunis, Issoufou Alfaga Abdoul Razak se classe 2ème et s'adjuge la médaille d'argent. Au mois de novembre de la même année, il participe à Dakar à la coupe du monde francophone où il remporte la médaille d'or. A cette occasion, il a été désigné ''meilleur combattant du tournoi''. En janvier 2015, il s'envole pour les Etats Unis d'Amérique où il participe à l'US Open de Floride. A cette occasion, il livre six combats contre 2 américains, 1 Polynésien, 1 Brésilien,
1 Canadien et 1 Anglais. Il remporte ces six combats en infligeant un KO à l'un des deux américains, avant de battre en finale son adversaire anglais. Il gagne donc une prestigieuse médaille d'or qui vaut véritablement son pesant d'or. Au championnat du monde qu'il dispute en mai 2015 en Russie, Issoufou Alfaga AbdoulRazak perd en 16ème de finale.
Mais quelques jours, après il participe à l'Open d'Autriche et prend sa revanche en remportant la médaille d'or du tournoi. En août de la même année 2015, il retourne en Russie pour participer au Grand Prix, une compétition qui réunit les 32 meilleurs taekwondoistes du monde. Il perd lors de son premier combat contre un Azerbaïdjanais.
Aux jeux africains de Brazzaville du mois de septembre dernier, Abdoul Razak surclasse ses adversaires et remporte la médaille d'or, la seule de la délégation du Niger. Au passage, il inflige de cinglantes défaites au vice-champion du monde en titre et au vice-champion olympique en titre. Au mois de novembre 2015, il participe à l'Open de Croatie et s'illustre de nouveau. Il remporte la médaille d'argent en s'inclinant en finale face à un Iranien (après une égalité au nombre de points). Enfin, dans le cadre des phases qualificatives aux Jeux Olympiques de Rio 2016 qui se sont déroulées du 4 au 6 février dernier à Agadir au Maroc, Issoufou Alfaga Abdoul Razak décroche son ticket en remportant la médaille d'argent, et après avoir battu le Malien, double champion du monde de la catégorie des +87 kg, et l'Ivoirien, vice-champion du monde de la même catégorie.
Agé de 21 ans, ce colosse haut de ses 2m07, est très optimiste pour les Jeux Olympiques de Rio. '' Je sens une deuxième médaille olympique pour le Niger à Rio parce que c'est mon objectif et j'ai l'expérience'', dit-il avec conviction. Pensionnaire du Taekwondo Competence Center (TCC) à côté de Munich en Allemagne, Abdoul Razak s'entraine trois fois par semaine et ne vit que pour cet art martial, objet de sa passion. ''Je ne fais rien d'autre que le Taekwondo, parce que le sport de haut niveau est inconciliable avec une autre activité. Il faut toujours penser à ce que l'on fait et Dieu fera le reste'', ajoute-t-il.
Ceinture noire 2ème dan, Issoufou Alfaga Abdoul Razak occupe actuellement le 15ème rang au classement mondial de Taekwondo, et le 2ème en Afrique. Malgré son immense talent et ses monumentales prouesses au plan mondial, Abdoul Razak est resté un garçon très modeste, disponible, serviable et respectueux. Cette semaine encore, il vient d'embarquer pour Antalia en Turquie où il participera, du 18 au 20 février au Championnat d'Europe des clubs. Une compétition qui lui permettra de glaner des points supplémentaires pour le classement final aux prochains Jeux Olympiques de Rio où il sera incontestablement le porte étendard de la délégation du Niger.

Oumarou Moussa

vendredi 19 février 2016

Election au Niger: les jeunes peuvent faire basculer la présidentielle

Au Niger, la campagne électorale se termine ce 19 février 2016. Les 15 candidats à la présidentielle dont le président Issoufou ont eu trois semaines pour convaincre les électeurs. 75 % des électeurs ont moins de 35 ans selon le dernier recensement électoral de 2015.


Vu leur nombre, les jeunes électeurs du Niger peuvent clairement faire pencher la balance de l'élection présidentielle d’un côté ou de l’autre. Mais se sentent-ils au moins concernés ?Il est difficile de généraliser, mais il y a bien sûr des jeunes engagés, sur Facebook et sur Twitter notamment. 
C’est le cas de ce blogueur Islamane Abdou, qui n’hésite pas à secouer les politiques mais aussi à appeler à des élections apaisées. Sur Twitter, Islamane a créé le hashtag#NigerVote : « Il est très important de s’engager parce que c’est de là que commence le changement. Et cet engagement-là doit se faire pour chacun d’entre nous, dans son domaine. Et en tant que blogueur je me suis dit en créant le hastag #NigerVote je vais beaucoup plus regrouper les avis des jeunes. Et nos décideurs qui sont de plus en plus sur ces réseaux sociaux-là vont pouvoir connaître les préoccupations de la génération consciente, la jeunesse donc, et si possible aussi répondre à ces préoccupations-là une fois au pouvoir ».
Il y a aussi ceux qui ne se reconnaissent pas dans les grands partis traditionnels et qui ne sont pas dupes face aux hommes politiques qui leur font des promesses. Ils en ont marre disent-ils d’être du «bétail électoral». Une expression qui revient souvent. « Ils ont tous eu l’occasion de faire quelque chose de bien pour le pays et ils ne l’ont pas fait ! Jusque-là, ils ne l’ont pas fait ! C’est quand il y a les élections qu’ils reviennent avec toujours le même discours ! Le même programme ! Quand la campagne arrive, ils nous promettent ce qu’on appelle le 'paradis'. Mais après, un mois après, on va se rendre compte que ce n’est vraiment pas ce qu’ils ont dit qu’ils vont nous faire. Donc moi, je ne crois vraiment pas aux hommes politiques. Mais par devoir de citoyenneté, je vais aller voter juste pour celui que je pense un peu mieux. Je vais voter pour lui », se désespère Mounkaila, un étudiant en anglais de 22 ans.
Les jeunes Nigériens souhaitent la sécurité, la justice, mais surtout surtout, ils demandent qu’on mette l’accent sur l’éducation, la formation, qu’on leur offre de bonnes conditions d’études et que leur diplôme leur serve à avoir un travail.
A l’université de Niamey, les étudiants ne pensent qu’à ça : « Après avoir fini les études il n’y a pas de travail. On cherche beaucoup et on ne trouve pas », dit l'un d'entre eux.« Qu’attends-tu en fin d’études ? C’est un emploi ! Ce qui décourage surtout c’est qu’on voit beaucoup de nos aînés qui ont soutenu leurs thèses, qui nous disent qu’il n’y a pas de boulot. En fait ça nous décourage. On voit beaucoup de gens qui abandonnent juste à cause de ça », regrette un autre.
Et c’est précisément parce qu’ils n’ont pas de travail, que beaucoup de jeunes se laissent courtisés pendant la campagne. Mahamane Tahirou Ali Bako est chercheur au Lasdel, le grand laboratoire de sociologie de Niamey : « Ce sont les gens qui font les cortèges en moto, ceux sont eux qui font les affiches sur les lieux publics. Donc, le gros du travail de la campagne électorale est fait par les jeunes. C’est l’un des rares moments ou périodes où les jeunes sont mis au-devant de la scène et l’un des rares moments où les jeunes ont la confiance des adultes. Parce que c’est à ce moment qu’ils rencontrent des personnalités. C’est à ce moment qu’ils rencontrent des grands hommes politiques qui vont à la télé qui demandent leur engagement. C’est une sorte de reconnaissance pour eux ! C’est surtout leur affirmation ! Vous savez, la jeunesse a besoin de s’affirmer au Niger ». Des jeunes qui attendent beaucoup donc et qui feront peut-être la différence dimanche 21 février dans les urnes

RFI

Des elections apaisees, la jeunesse d'Agadez s'engage




Soucieux de l’importance de la paix dans leur région, les jeunes reunis autour du Cadre de Concertation des Associations de Jeunesse d’Agadez (CCAJ/AZ) ont lancé une caravane de sensibilisation des jeunes filles et garçons pour des élections apaisées.  Durant des jours, les jeunes engagés, ont scionné fadas, clubs, associations et groupements de jeunes pour leur apporter un message de paix, celui de s’investir pleinement pour assurer des élections apaisées et être vigilant face à la manipulation tels que l’achat de conscience, la corruption, l’incitation à la violence…
Cette sensibilisation a par ailleurs été un moment de prise de conscience de la jeunesse, Un thème aussi important qu’il a fallu amener les jeunes à comprendre qu’au-delà de leurs personnes il s’agit de l’avenir de toute une nation.

L’enseignement principal que nous avons tiré de cette sensibilisations, c’est qu’il n’y a pas de petit effort et que n’importe quelle action que l’on entreprenne pour améliorer la vie de la jeunesse. Qu’être citoyen c’est œuvrer pour faire évoluer les mentalités de ceux qui n’ont pas eu la chance d’atteindre notre niveau d’étude et d’expérience. 

Bianou 

lundi 11 janvier 2016

« Les africains doivent eux même préserver leurs ressources »Issa Garba Tahirou






L’infatigable militant écologiste nigérien présent à la COP21, échange avec Flamme d’Afrique sur les attentes des pays africains notamment le Niger à cette rencontre international de sauvegarde du climat. Sceptique, il pense que les africains doivent eux même préserver leurs ressources.

1°) Les énergies vertes, ne sont-elles pas un luxe pour nos compatriotes surtout quand on sait les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés?

Dans le cadre du changement climatique, avoir des panneaux solaires dans un pays comme le Niger qui est en proie au changement climatique nous ne pensons pas que ça soit un luxe. Pour le monde entier avoir des énergies qui sont renouvelables et surtout propres est très importante parce que il faut le dire, nous sommes aujourd’hui dans une situation de résilience face aux émissions de gaz à effet de serre. Tous les projets qui doivent êtres initiés par tous les pays doivent être des projets qui sont sobres en carbone, c'est-à-dire des projets qui rentrent dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il ne s’agit pas d’avoir n’importe quel type d’énergie, il s’agit d’avoir des énergies qui sont propres, qui ne polluent pas. Le peuple nigérien doit avoir le minimum pour qu’ils puisse être en possession de ces énergies solaires ou éoliennes ; le pays a toutes les potentialités énergétiques mais seulement qui sont mal exploitées par défaut de politique énergétique. Pour cela, il faut détaxer les panneaux solaires, il faut détaxer les photovoltaïques.

2°) la France entend débloquer de plus de deux milliards d’Euros d’ici 2020 pour aider au financement du développement des énergies renouvelables, avec tout ce qui se passe au niveau de nos pays avec la pollution de l’environnement par ces multinationales, ne pensez vous pas que cette aide substantielle c’est pour compenser les dommages causés par ce pays pollueur ?

En tant qu’acteur de la société civile nous pensons que ça ne doit pas rentrer dans ce cadre là, si c’est cela, il va falloir quantifier les tonnes de carbones qui sont éjectés par AREVA, quantifier  le dommage causé par Areva sur la biodiversité sur la personne humaine même. Il faut les évaluer, pour que ces sociétés  payent la facture des dommages qu’elles ont causé aux peuples africains car pour beaucoup de gens la nappe phréatique au niveau d’Arlit est contaminée par des réactifs qu’ils utilisent. Et, il ne faut pas que ces fonds soit une dette, nous n’avons aucune raison de nous endetter, ce sont eux qui ont pollué, qui ont pillé, ils doivent payer la facture et nous allons maintenons le cap, nous allons maintenir la pression pour que ça soit ainsi.
3°)  En tant qu’acteur et observateur, ne pensez vous pas que ces pays émergents essaient au cours de ces négociations d’imposer leurs points de vue ?
Nous, africains nous devons savoir ce que nous voulons et ce qui nous attendons de Paris 2015. Ces pays développés ne peuvent pas nous influencer ; les négociations c’est une question de positionnement, c’est une question d’arbitraire ; il est important que nous puissions nous défendre, être à la hauteur de ces négociations là, de savoir ce qui nous attend, il ne s’agit  pas tout simplement de se mettre en costume cravate  et de venir s’asseoir remplir une chaise, alors qu’on a des idées qui sont des idées  limitées, en une minute on t’écrase. Si on prend l’exemple de la chine, c’est un pays qui peut amener milles experts sur toutes les questions, or si on prend en Afrique un pays africain sa délégation ne dépasse guère cinquante, et sur les cinquante(50) il n’ya pas plus de deux(2) qui sont en salle qui réfléchissent, qui font le décryptage réel de ce qui est en train de se faire comme contexte. Ils se focalisent assez souvent sur les documents qui sont sortis par la société civile pour prendre des positions. L’Afrique doit savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle défend et il est important que nos techniciens soient clairs avec nos politiciens. Il est tout aussi important que nos politiciens puissent prendre leur courage et taper sur la table pour dire  ‘’non’’ nous ne sommes pas d’accord. Sur beaucoup de question, l’Afrique ne dit rien, elle ne parle pas alors que nous sommes le continent le plus touché par les effets du changement climatique. Mais quand les gens attendent que François Hollande ou Laurent Fabius parlent à leurs noms, négocient à leurs noms, c’est regrettable, les Présidents africains sont venus ils ont fait des beaux discours mais après leurs départs, les techniciens, les ministres qui sont là politiquement n’assument pas leurs rôles, ils assument un rôle des enfants de la France, ils ont des intérêts qu’ils  veulent défendre au détriment des intérêts du peuple africain.
4)°Les pays développés en finançant ces genres de rencontre, ne cherchent-ils pas à imposer leurs voix ?
Nous sommes là sur financement des partenaires, mais ils ne nous imposent pas des idées. Je dis ce que je pense, je dis ce que je crois en face du partenaire, évidemment nous savons qu’ils trouvent  tous ces financements à partir de ces multinationales là, mais nous, nous nous en foutons pas mal. L’essentiel pour nous c’est de venir, de défendre notre position, notre pensée, défendre les intérêts des populations que nous représentons ici. S’ils pensent que c’est un moyen pour contourner, pour déjouer certaines choses leur stratégie sera vouée à l’échec. Nous n’avons aucun contrat avec ces sociétés là

5°) Quelle est selon vous la contribution du Niger à ce sommet mondial sur le climat et qu’attendez vous de cette conférence en tant qu’acteur de la société civile ?
La contribution  du Niger n’était pas obligatoire, parce que si vous prenez les Contributions Prévues Déterminées au niveau National(CPDN), le Niger l’a élaboré et l’a soumis à la convention, et la convention a tenu compte et il y’a des grands pays qui n’ont pas aujourd’hui ces CPDN et  c’est regrettable. La pollution du Niger fait 0,6 % même pas 1%, nous n’avons pas des sociétés, ni des multinationales qui polluent. Le Niger a fait des efforts  que nous saluons dans l’espoir que ça va générer des ressources en élaborant ces Contributions Prévues Déterminées au niveau National


COP21 « Les africains doivent eux même préserver leurs ressources »

Interview avec le Coordonnateur National du Réseau de la Jeunesse Nigérienne sur les changements climatiques Issa Garba Tahirou

L’infatigable militant écologiste nigérien présent à la COP21, échange avec Flamme d’Afrique sur les attentes des pays africains notamment le Niger à cette rencontre international de sauvegarde du climat. Sceptique, il pense que les africains doivent eux même préserver leurs ressources.

1°) Les énergies vertes, ne sont-elles pas un luxe pour nos compatriotes surtout quand on sait les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés?
Dans le cadre du changement climatique, avoir des panneaux solaires dans un pays comme le Niger qui est en proie au changement climatique nous ne pensons pas que ça soit un luxe. Pour le monde entier avoir des énergies qui sont renouvelables et surtout propres est très importante parce que il faut le dire, nous sommes aujourd’hui dans une situation de résilience face aux émissions de gaz à effet de serre. Tous les projets qui doivent êtres initiés par tous les pays doivent être des projets qui sont sobres en carbone, c'est-à-dire des projets qui rentrent dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il ne s’agit pas d’avoir n’importe quel type d’énergie, il s’agit d’avoir des énergies qui sont propres, qui ne polluent pas. Le peuple nigérien doit avoir le minimum pour qu’ils puisse être en possession de ces énergies solaires ou éoliennes ; le pays a toutes les potentialités énergétiques mais seulement qui sont mal exploitées par défaut de politique énergétique. Pour cela, il faut détaxer les panneaux solaires, il faut détaxer les photovoltaïques.

2°) la France entend débloquer de plus de deux milliards d’Euros d’ici 2020 pour aider au financement du développement des énergies renouvelables, avec tout ce qui se passe au niveau de nos pays avec la pollution de l’environnement par ces multinationales, ne pensez vous pas que cette aide substantielle c’est pour compenser les dommages causés par ce pays pollueur ?

En tant qu’acteur de la société civile nous pensons que ça ne doit pas rentrer dans ce cadre là, si c’est cela, il va falloir quantifier les tonnes de carbones qui sont éjectés par AREVA, quantifier  le dommage causé par Areva sur la biodiversité sur la personne humaine même. Il faut les évaluer, pour que ces sociétés  payent la facture des dommages qu’elles ont causé aux peuples africains car pour beaucoup de gens la nappe phréatique au niveau d’Arlit est contaminée par des réactifs qu’ils utilisent. Et, il ne faut pas que ces fonds soit une dette, nous n’avons aucune raison de nous endetter, ce sont eux qui ont pollué, qui ont pillé, ils doivent payer la facture et nous allons maintenons le cap, nous allons maintenir la pression pour que ça soit ainsi.

3°)  En tant qu’acteur et observateur, ne pensez vous pas que ces pays émergents essaient au cours de ces négociations d’imposer leurs points de vue ?

Nous, africains nous devons savoir ce que nous voulons et ce qui nous attendons de Paris 2015. Ces pays développés ne peuvent pas nous influencer ; les négociations c’est une question de positionnement, c’est une question d’arbitraire ; il est important que nous puissions nous défendre, être à la hauteur de ces négociations là, de savoir ce qui nous attend, il ne s’agit  pas tout simplement de se mettre en costume cravate  et de venir s’asseoir remplir une chaise, alors qu’on a des idées qui sont des idées  limitées, en une minute on t’écrase. Si on prend l’exemple de la chine, c’est un pays qui peut amener milles experts sur toutes les questions, or si on prend en Afrique un pays africain sa délégation ne dépasse guère cinquante, et sur les cinquante(50) il n’y a pas plus de deux(2) qui sont en salle qui réfléchissent, qui font le décryptage réel de ce qui est en train de se faire comme contexte. Ils se focalisent assez souvent sur les documents qui sont sortis par la société civile pour prendre des positions. L’Afrique doit savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle défend et il est important que nos techniciens soient clairs avec nos politiciens. Il est tout aussi important que nos politiciens puissent prendre leur courage et taper sur la table pour dire  ‘’non’’ nous ne sommes pas d’accord. Sur beaucoup de question, l’Afrique ne dit rien, elle ne parle pas alors que nous sommes le continent le plus touché par les effets du changement climatique. Mais quand les gens attendent que François Hollande ou Laurent Fabius parlent à leurs noms, négocient à leurs noms, c’est regrettable, les Présidents africains sont venus ils ont fait des beaux discours mais après leurs départs, les techniciens, les ministres qui sont là politiquement n’assument pas leurs rôles, ils assument un rôle des enfants de la France, ils ont des intérêts qu’ils  veulent défendre au détriment des intérêts du peuple africain.

4)°Les pays développés en finançant ces genres de rencontre, ne cherchent-ils pas à imposer leurs voix ?

Nous sommes là sur financement des partenaires, mais ils ne nous imposent pas des idées. Je dis ce que je pense, je dis ce que je crois en face du partenaire, évidemment nous savons qu’ils trouvent  tous ces financements à partir de ces multinationales là, mais nous, nous nous en foutons pas mal. L’essentiel pour nous c’est de venir, de défendre notre position, notre pensée, défendre les intérêts des populations que nous représentons ici. S’ils pensent que c’est un moyen pour contourner, pour déjouer certaines choses leur stratégie sera  vouée à l’échec. Nous n’avons aucun contrat avec ces sociétés là

5°) Quelle est selon vous la contribution du Niger à ce sommet mondial sur le climat et qu’attendez vous de cette conférence en tant qu’acteur de la société civile ?
La contribution  du Niger n’était pas obligatoire, parce que si vous prenez les Contributions Prévues Déterminées au niveau National(CPDN), le Niger l’a élaboré et l’a soumis à la convention, et la convention a tenu compte et il y’a des grands pays qui n’ont pas aujourd’hui ces CPDN et  c’est regrettable. La pollution du Niger fait 0,6 % même pas 1%, nous n’avons pas des sociétés, ni des multinationales qui polluent. Le Niger a fait des efforts  que nous saluons dans l’espoir que ça va générer des ressources en élaborant ces Contributions Prévues Déterminées au niveau National