lundi 7 octobre 2013

Le Niger cité parmi les quinze pays qui interdisent encore aux femmes de travailler sans l'accord de leur mari


Les inégalités hommes-femmes restent très présentes dans de nombreux pays d'Afrique, où une femme ne peut pas travailler sans l'accord de son époux.
"Les femmes à la maison, les hommes au travail !" Ce schéma, que l'on pourrait croire dépassé, a décidément la vie dure. Selon un rapport de la Banque mondiale intitulé "Les femmes, l'entreprise et le droit" et publié le 24 septembre, au moins quinze pays interdisent encore à la gent féminine de travailler sans l'accord de leur mari. Parmi ceux-ci, la Bolivie, l'Iran, la Jordanie et la Syrie... Et huit pays africains : Cameroun, Gabon, Guinée, Mauritanie, Niger, RDC, Soudan et Tchad. Sur le continent, d'autres, comme le Maroc (en 1996), l'Afrique du Sud (1998) ou la Côte d'Ivoire (2013), ont abrogé cette disposition.
Voyager, ouvrir un compte, travailler : pas sans l'accord du mari
"Il y a eu des évolutions sociétales, mais beaucoup reste à faire", souligne Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale. Le rapport rappelle ainsi que, dans plusieurs pays, une femme ne peut, sans l'autorisation de son époux, se rendre à l'étranger (Arabie saoudite, Oman, Soudan, Syrie), ouvrir un compte bancaire (Niger, RD Congo) ou créer une entreprise (RDC, Pakistan) et même signer un contrat (RD Congo encore).
Pendant ce temps, au Japon - troisième puissance mondiale -, une étude du ministère de la Santé révèle que 34 % des Japonaises célibataires souhaitent devenir femmes au foyer, une large majorité d'entre elles ne considérant pas le travail comme un lieu d'épanouissement...

Jeune Afrique

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