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Jeunesse du Niger

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lundi 29 février 2016

Commentaire : La paix, la paix seulement !

Qui a déjà dit qu'au Niger, nous n'avons que notre démocratie à vendre aux yeux du monde extérieur qui nous observe? C'est bien le cas! Car, aujourd'hui, la maturité politique du peuple nigérien ne souffre d'aucune ambiguïté. En effet, dimanche et lundi derniers, les électeurs ont afflué vers les bureaux de vote, dans tous les coins et recoins de notre pays, pour aller départager les 15 candidats en lice pour le premier tour de la présidentielle, mais également pour choisir les élus qui seront dignes de les représenter au sein de la Représentation nationale, à l'hémicycle. Dans un sursaut patriotique, les 7,5 millions d'électeurs se sont mobilisés pour accomplir leur devoir civique. C'est un scrutin exemplaire que les Nigériens ont offert à la face du monde. Dans les longues files de votants qui se sont formées devant les 25.793 bureaux, il planait une plaisante atmosphère ambiante de discipline et de sérénité. Laissant derrière eux le vent quelque peu délétère de la campagne électorale, les Nigériens de tous bords ont exercé leur droit de vote dans le calme profond, sans la moindre anicroche.

Un comportement qui a d'ailleurs été souligné et salué par toutes les équipes mobilisées sur le terrain pour l'observation du déroulement des opérations du vote, aussi bien des institutions internationales que de la société civile nigérienne. Par ce comportement, le peuple nigérien a convaincu les observateurs venus de presque tous les coins du monde que le Niger reste et demeure un bon exemple en matière de démocratie. Car, l'enjeu est tellement de taille qu'on pouvait craindre que l'enjeu ne tue le jeu: celui de la démocratie! Surtout que c'est le cas généralement en Afrique où les scrutins électoraux riment souvent avec violences, avec leurs lots de souffrances pour les paisibles populations. Parce qu'imbibé des valeurs démocratiques et républicaines profondes, le peuple nigérien a su éviter de tomber dans ce piège infernal. C'est pourquoi nous disons que c'est un véritable pari que notre pays vient de gagner avec le bon niveau de déroulement des opérations de vote. Cela, en dépit de certains dysfonctionnements observés çà et là, et qui pourraient amener certains acteurs à perdre leur sang-froid et à poser éventuellement des actes désespérés. Non, tout le monde a su garder son calme et le processus suit son cours normal dans la tranquillité des cœurs et des esprits, au grand bonheur des Nigériens et de ceux qui nous observent.
C'est pourquoi, à cette phase cruciale du décompte des voix, où le pays s'apprête à découvrir le verdict qui jaillira des urnes, il nous parait judicieux d'appeler, d'appeler tous les acteurs politiques, du responsable au simple militant de base, à rester sereins et à faire preuve de tolérance et de fair-play politique. Car, la paix, c'est cette valeur précieuse qui, une fois qu'on la perd, l'on finit par tout perdre. Comportons-nous en citoyens modèles, quelle que soit la situation, pour honorer le Niger, notre bien commun à tous. Oui à la primauté de la raison sur la passion, oui à l'amour de la paix, car ''la paix nourrit, le trouble consume''. Et que ...Vive et prospère le Niger !

Assane Soumana(onep)

Taekwondo : Une pépite nommée Issoufou Alfaga Abdoul Razak

Le taekwondo nigérien est en train d'écrire en lettres d'or ses plus belles pages dans l'histoire mondiale de cet art martial née en Corée du sud, et qui signifie ''voie du coup de pied et du coup de poing''. En effet, depuis la révélation de ce jeune homme, Issoufou Alfaga Abdoul Razak, les couleurs nationales du Niger et l'hymne national de notre pays ne cessent de marquer les salles des grandes compétitions internationales de taekwondo à travers le monde entier.
De ses premiers pas sur le tatami en 2001, Abdoul Razak ne garde qu'un vague souvenir sur le nom de son club du quartier Jangorzo où ses frères et lui, grâce à un cousin taekwondoiste, avaient eu un contact initial avec cet art. La malencontreuse blessure de ce cousin au cours d'un combat, et son décès quelques semaines plus tard, avaient poussé le père de Abdoul Razak à interdire la pratique du Taekwondo à ses enfants. Trois ans se sont écoulés depuis ce tragique événement, et Abdoul Razak s'est retrouvé au Togo. Comme il était sur la frontière entre le Togo et le Bénin, il s'inscrit dans un club béninois et s'engage dans le championnat local. La même année, il remporte la médaille d'or et, par amour pour sa patrie le Niger, il décline une offre de sélection dans l'équipe nationale de taekwondo du Bénin.
De retour au pays en 2009, Issoufou Alfaga Abdoul Razak intègre le club ''CHO'' sis dans l'enceinte de la Samaria Lacouroussou de Niamey. Il débute alors une carrière des plus prometteuses. Plusieurs fois champion national du Niger, Issoufou Alfaga Abdoul Razak accumule les trophées et les distinctions. ''J'ai tout gagné au Niger au point où la fédération de taekwondo m'a conseillé, en mars 2015, de ne plus participer aux compétitions nationales, pour me consacrer uniquement aux tournois internationaux'', confie-t-il.
L'ascension de Issoufou Alfaga Abdoul Razak a continué ainsi au niveau international. En décembre 2011, il participe, pour la première fois, à Ouagadougou au Burkina Faso, à son premier tournoi international organisé par l'ONATEL. Il rentre à Niamey avec la médaille d'argent. En juin 2012, il participe à la coupe du monde francophone de Taekwondo à Abidjan en Côte d'ivoire et remporte la médaille d'argent.
En 2013, il dispute à Lagos, au Nigeria, avec l'équipe nationale du Niger, la coupe de l'ambassadeur de Corée et termine 2ème de ce tournoi. La même année, il participe à l'Open d'Abuja et remporte la médaille d'or de sa catégorie. En 2014, à l'occasion du Championnat d'Afrique de Taekwondo à Tunis, Issoufou Alfaga Abdoul Razak se classe 2ème et s'adjuge la médaille d'argent. Au mois de novembre de la même année, il participe à Dakar à la coupe du monde francophone où il remporte la médaille d'or. A cette occasion, il a été désigné ''meilleur combattant du tournoi''. En janvier 2015, il s'envole pour les Etats Unis d'Amérique où il participe à l'US Open de Floride. A cette occasion, il livre six combats contre 2 américains, 1 Polynésien, 1 Brésilien,
1 Canadien et 1 Anglais. Il remporte ces six combats en infligeant un KO à l'un des deux américains, avant de battre en finale son adversaire anglais. Il gagne donc une prestigieuse médaille d'or qui vaut véritablement son pesant d'or. Au championnat du monde qu'il dispute en mai 2015 en Russie, Issoufou Alfaga AbdoulRazak perd en 16ème de finale.
Mais quelques jours, après il participe à l'Open d'Autriche et prend sa revanche en remportant la médaille d'or du tournoi. En août de la même année 2015, il retourne en Russie pour participer au Grand Prix, une compétition qui réunit les 32 meilleurs taekwondoistes du monde. Il perd lors de son premier combat contre un Azerbaïdjanais.
Aux jeux africains de Brazzaville du mois de septembre dernier, Abdoul Razak surclasse ses adversaires et remporte la médaille d'or, la seule de la délégation du Niger. Au passage, il inflige de cinglantes défaites au vice-champion du monde en titre et au vice-champion olympique en titre. Au mois de novembre 2015, il participe à l'Open de Croatie et s'illustre de nouveau. Il remporte la médaille d'argent en s'inclinant en finale face à un Iranien (après une égalité au nombre de points). Enfin, dans le cadre des phases qualificatives aux Jeux Olympiques de Rio 2016 qui se sont déroulées du 4 au 6 février dernier à Agadir au Maroc, Issoufou Alfaga Abdoul Razak décroche son ticket en remportant la médaille d'argent, et après avoir battu le Malien, double champion du monde de la catégorie des +87 kg, et l'Ivoirien, vice-champion du monde de la même catégorie.
Agé de 21 ans, ce colosse haut de ses 2m07, est très optimiste pour les Jeux Olympiques de Rio. '' Je sens une deuxième médaille olympique pour le Niger à Rio parce que c'est mon objectif et j'ai l'expérience'', dit-il avec conviction. Pensionnaire du Taekwondo Competence Center (TCC) à côté de Munich en Allemagne, Abdoul Razak s'entraine trois fois par semaine et ne vit que pour cet art martial, objet de sa passion. ''Je ne fais rien d'autre que le Taekwondo, parce que le sport de haut niveau est inconciliable avec une autre activité. Il faut toujours penser à ce que l'on fait et Dieu fera le reste'', ajoute-t-il.
Ceinture noire 2ème dan, Issoufou Alfaga Abdoul Razak occupe actuellement le 15ème rang au classement mondial de Taekwondo, et le 2ème en Afrique. Malgré son immense talent et ses monumentales prouesses au plan mondial, Abdoul Razak est resté un garçon très modeste, disponible, serviable et respectueux. Cette semaine encore, il vient d'embarquer pour Antalia en Turquie où il participera, du 18 au 20 février au Championnat d'Europe des clubs. Une compétition qui lui permettra de glaner des points supplémentaires pour le classement final aux prochains Jeux Olympiques de Rio où il sera incontestablement le porte étendard de la délégation du Niger.

Oumarou Moussa

vendredi 19 février 2016

Election au Niger: les jeunes peuvent faire basculer la présidentielle

Au Niger, la campagne électorale se termine ce 19 février 2016. Les 15 candidats à la présidentielle dont le président Issoufou ont eu trois semaines pour convaincre les électeurs. 75 % des électeurs ont moins de 35 ans selon le dernier recensement électoral de 2015.


Vu leur nombre, les jeunes électeurs du Niger peuvent clairement faire pencher la balance de l'élection présidentielle d’un côté ou de l’autre. Mais se sentent-ils au moins concernés ?Il est difficile de généraliser, mais il y a bien sûr des jeunes engagés, sur Facebook et sur Twitter notamment. 
C’est le cas de ce blogueur Islamane Abdou, qui n’hésite pas à secouer les politiques mais aussi à appeler à des élections apaisées. Sur Twitter, Islamane a créé le hashtag#NigerVote : « Il est très important de s’engager parce que c’est de là que commence le changement. Et cet engagement-là doit se faire pour chacun d’entre nous, dans son domaine. Et en tant que blogueur je me suis dit en créant le hastag #NigerVote je vais beaucoup plus regrouper les avis des jeunes. Et nos décideurs qui sont de plus en plus sur ces réseaux sociaux-là vont pouvoir connaître les préoccupations de la génération consciente, la jeunesse donc, et si possible aussi répondre à ces préoccupations-là une fois au pouvoir ».
Il y a aussi ceux qui ne se reconnaissent pas dans les grands partis traditionnels et qui ne sont pas dupes face aux hommes politiques qui leur font des promesses. Ils en ont marre disent-ils d’être du «bétail électoral». Une expression qui revient souvent. « Ils ont tous eu l’occasion de faire quelque chose de bien pour le pays et ils ne l’ont pas fait ! Jusque-là, ils ne l’ont pas fait ! C’est quand il y a les élections qu’ils reviennent avec toujours le même discours ! Le même programme ! Quand la campagne arrive, ils nous promettent ce qu’on appelle le 'paradis'. Mais après, un mois après, on va se rendre compte que ce n’est vraiment pas ce qu’ils ont dit qu’ils vont nous faire. Donc moi, je ne crois vraiment pas aux hommes politiques. Mais par devoir de citoyenneté, je vais aller voter juste pour celui que je pense un peu mieux. Je vais voter pour lui », se désespère Mounkaila, un étudiant en anglais de 22 ans.
Les jeunes Nigériens souhaitent la sécurité, la justice, mais surtout surtout, ils demandent qu’on mette l’accent sur l’éducation, la formation, qu’on leur offre de bonnes conditions d’études et que leur diplôme leur serve à avoir un travail.
A l’université de Niamey, les étudiants ne pensent qu’à ça : « Après avoir fini les études il n’y a pas de travail. On cherche beaucoup et on ne trouve pas », dit l'un d'entre eux.« Qu’attends-tu en fin d’études ? C’est un emploi ! Ce qui décourage surtout c’est qu’on voit beaucoup de nos aînés qui ont soutenu leurs thèses, qui nous disent qu’il n’y a pas de boulot. En fait ça nous décourage. On voit beaucoup de gens qui abandonnent juste à cause de ça », regrette un autre.
Et c’est précisément parce qu’ils n’ont pas de travail, que beaucoup de jeunes se laissent courtisés pendant la campagne. Mahamane Tahirou Ali Bako est chercheur au Lasdel, le grand laboratoire de sociologie de Niamey : « Ce sont les gens qui font les cortèges en moto, ceux sont eux qui font les affiches sur les lieux publics. Donc, le gros du travail de la campagne électorale est fait par les jeunes. C’est l’un des rares moments ou périodes où les jeunes sont mis au-devant de la scène et l’un des rares moments où les jeunes ont la confiance des adultes. Parce que c’est à ce moment qu’ils rencontrent des personnalités. C’est à ce moment qu’ils rencontrent des grands hommes politiques qui vont à la télé qui demandent leur engagement. C’est une sorte de reconnaissance pour eux ! C’est surtout leur affirmation ! Vous savez, la jeunesse a besoin de s’affirmer au Niger ». Des jeunes qui attendent beaucoup donc et qui feront peut-être la différence dimanche 21 février dans les urnes

RFI

Des elections apaisees, la jeunesse d'Agadez s'engage




Soucieux de l’importance de la paix dans leur région, les jeunes reunis autour du Cadre de Concertation des Associations de Jeunesse d’Agadez (CCAJ/AZ) ont lancé une caravane de sensibilisation des jeunes filles et garçons pour des élections apaisées.  Durant des jours, les jeunes engagés, ont scionné fadas, clubs, associations et groupements de jeunes pour leur apporter un message de paix, celui de s’investir pleinement pour assurer des élections apaisées et être vigilant face à la manipulation tels que l’achat de conscience, la corruption, l’incitation à la violence…
Cette sensibilisation a par ailleurs été un moment de prise de conscience de la jeunesse, Un thème aussi important qu’il a fallu amener les jeunes à comprendre qu’au-delà de leurs personnes il s’agit de l’avenir de toute une nation.

L’enseignement principal que nous avons tiré de cette sensibilisations, c’est qu’il n’y a pas de petit effort et que n’importe quelle action que l’on entreprenne pour améliorer la vie de la jeunesse. Qu’être citoyen c’est œuvrer pour faire évoluer les mentalités de ceux qui n’ont pas eu la chance d’atteindre notre niveau d’étude et d’expérience. 

Bianou 

lundi 11 janvier 2016

« Les africains doivent eux même préserver leurs ressources »Issa Garba Tahirou






L’infatigable militant écologiste nigérien présent à la COP21, échange avec Flamme d’Afrique sur les attentes des pays africains notamment le Niger à cette rencontre international de sauvegarde du climat. Sceptique, il pense que les africains doivent eux même préserver leurs ressources.

1°) Les énergies vertes, ne sont-elles pas un luxe pour nos compatriotes surtout quand on sait les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés?

Dans le cadre du changement climatique, avoir des panneaux solaires dans un pays comme le Niger qui est en proie au changement climatique nous ne pensons pas que ça soit un luxe. Pour le monde entier avoir des énergies qui sont renouvelables et surtout propres est très importante parce que il faut le dire, nous sommes aujourd’hui dans une situation de résilience face aux émissions de gaz à effet de serre. Tous les projets qui doivent êtres initiés par tous les pays doivent être des projets qui sont sobres en carbone, c'est-à-dire des projets qui rentrent dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il ne s’agit pas d’avoir n’importe quel type d’énergie, il s’agit d’avoir des énergies qui sont propres, qui ne polluent pas. Le peuple nigérien doit avoir le minimum pour qu’ils puisse être en possession de ces énergies solaires ou éoliennes ; le pays a toutes les potentialités énergétiques mais seulement qui sont mal exploitées par défaut de politique énergétique. Pour cela, il faut détaxer les panneaux solaires, il faut détaxer les photovoltaïques.

2°) la France entend débloquer de plus de deux milliards d’Euros d’ici 2020 pour aider au financement du développement des énergies renouvelables, avec tout ce qui se passe au niveau de nos pays avec la pollution de l’environnement par ces multinationales, ne pensez vous pas que cette aide substantielle c’est pour compenser les dommages causés par ce pays pollueur ?

En tant qu’acteur de la société civile nous pensons que ça ne doit pas rentrer dans ce cadre là, si c’est cela, il va falloir quantifier les tonnes de carbones qui sont éjectés par AREVA, quantifier  le dommage causé par Areva sur la biodiversité sur la personne humaine même. Il faut les évaluer, pour que ces sociétés  payent la facture des dommages qu’elles ont causé aux peuples africains car pour beaucoup de gens la nappe phréatique au niveau d’Arlit est contaminée par des réactifs qu’ils utilisent. Et, il ne faut pas que ces fonds soit une dette, nous n’avons aucune raison de nous endetter, ce sont eux qui ont pollué, qui ont pillé, ils doivent payer la facture et nous allons maintenons le cap, nous allons maintenir la pression pour que ça soit ainsi.
3°)  En tant qu’acteur et observateur, ne pensez vous pas que ces pays émergents essaient au cours de ces négociations d’imposer leurs points de vue ?
Nous, africains nous devons savoir ce que nous voulons et ce qui nous attendons de Paris 2015. Ces pays développés ne peuvent pas nous influencer ; les négociations c’est une question de positionnement, c’est une question d’arbitraire ; il est important que nous puissions nous défendre, être à la hauteur de ces négociations là, de savoir ce qui nous attend, il ne s’agit  pas tout simplement de se mettre en costume cravate  et de venir s’asseoir remplir une chaise, alors qu’on a des idées qui sont des idées  limitées, en une minute on t’écrase. Si on prend l’exemple de la chine, c’est un pays qui peut amener milles experts sur toutes les questions, or si on prend en Afrique un pays africain sa délégation ne dépasse guère cinquante, et sur les cinquante(50) il n’ya pas plus de deux(2) qui sont en salle qui réfléchissent, qui font le décryptage réel de ce qui est en train de se faire comme contexte. Ils se focalisent assez souvent sur les documents qui sont sortis par la société civile pour prendre des positions. L’Afrique doit savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle défend et il est important que nos techniciens soient clairs avec nos politiciens. Il est tout aussi important que nos politiciens puissent prendre leur courage et taper sur la table pour dire  ‘’non’’ nous ne sommes pas d’accord. Sur beaucoup de question, l’Afrique ne dit rien, elle ne parle pas alors que nous sommes le continent le plus touché par les effets du changement climatique. Mais quand les gens attendent que François Hollande ou Laurent Fabius parlent à leurs noms, négocient à leurs noms, c’est regrettable, les Présidents africains sont venus ils ont fait des beaux discours mais après leurs départs, les techniciens, les ministres qui sont là politiquement n’assument pas leurs rôles, ils assument un rôle des enfants de la France, ils ont des intérêts qu’ils  veulent défendre au détriment des intérêts du peuple africain.
4)°Les pays développés en finançant ces genres de rencontre, ne cherchent-ils pas à imposer leurs voix ?
Nous sommes là sur financement des partenaires, mais ils ne nous imposent pas des idées. Je dis ce que je pense, je dis ce que je crois en face du partenaire, évidemment nous savons qu’ils trouvent  tous ces financements à partir de ces multinationales là, mais nous, nous nous en foutons pas mal. L’essentiel pour nous c’est de venir, de défendre notre position, notre pensée, défendre les intérêts des populations que nous représentons ici. S’ils pensent que c’est un moyen pour contourner, pour déjouer certaines choses leur stratégie sera vouée à l’échec. Nous n’avons aucun contrat avec ces sociétés là

5°) Quelle est selon vous la contribution du Niger à ce sommet mondial sur le climat et qu’attendez vous de cette conférence en tant qu’acteur de la société civile ?
La contribution  du Niger n’était pas obligatoire, parce que si vous prenez les Contributions Prévues Déterminées au niveau National(CPDN), le Niger l’a élaboré et l’a soumis à la convention, et la convention a tenu compte et il y’a des grands pays qui n’ont pas aujourd’hui ces CPDN et  c’est regrettable. La pollution du Niger fait 0,6 % même pas 1%, nous n’avons pas des sociétés, ni des multinationales qui polluent. Le Niger a fait des efforts  que nous saluons dans l’espoir que ça va générer des ressources en élaborant ces Contributions Prévues Déterminées au niveau National


COP21 « Les africains doivent eux même préserver leurs ressources »

Interview avec le Coordonnateur National du Réseau de la Jeunesse Nigérienne sur les changements climatiques Issa Garba Tahirou

L’infatigable militant écologiste nigérien présent à la COP21, échange avec Flamme d’Afrique sur les attentes des pays africains notamment le Niger à cette rencontre international de sauvegarde du climat. Sceptique, il pense que les africains doivent eux même préserver leurs ressources.

1°) Les énergies vertes, ne sont-elles pas un luxe pour nos compatriotes surtout quand on sait les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés?
Dans le cadre du changement climatique, avoir des panneaux solaires dans un pays comme le Niger qui est en proie au changement climatique nous ne pensons pas que ça soit un luxe. Pour le monde entier avoir des énergies qui sont renouvelables et surtout propres est très importante parce que il faut le dire, nous sommes aujourd’hui dans une situation de résilience face aux émissions de gaz à effet de serre. Tous les projets qui doivent êtres initiés par tous les pays doivent être des projets qui sont sobres en carbone, c'est-à-dire des projets qui rentrent dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il ne s’agit pas d’avoir n’importe quel type d’énergie, il s’agit d’avoir des énergies qui sont propres, qui ne polluent pas. Le peuple nigérien doit avoir le minimum pour qu’ils puisse être en possession de ces énergies solaires ou éoliennes ; le pays a toutes les potentialités énergétiques mais seulement qui sont mal exploitées par défaut de politique énergétique. Pour cela, il faut détaxer les panneaux solaires, il faut détaxer les photovoltaïques.

2°) la France entend débloquer de plus de deux milliards d’Euros d’ici 2020 pour aider au financement du développement des énergies renouvelables, avec tout ce qui se passe au niveau de nos pays avec la pollution de l’environnement par ces multinationales, ne pensez vous pas que cette aide substantielle c’est pour compenser les dommages causés par ce pays pollueur ?

En tant qu’acteur de la société civile nous pensons que ça ne doit pas rentrer dans ce cadre là, si c’est cela, il va falloir quantifier les tonnes de carbones qui sont éjectés par AREVA, quantifier  le dommage causé par Areva sur la biodiversité sur la personne humaine même. Il faut les évaluer, pour que ces sociétés  payent la facture des dommages qu’elles ont causé aux peuples africains car pour beaucoup de gens la nappe phréatique au niveau d’Arlit est contaminée par des réactifs qu’ils utilisent. Et, il ne faut pas que ces fonds soit une dette, nous n’avons aucune raison de nous endetter, ce sont eux qui ont pollué, qui ont pillé, ils doivent payer la facture et nous allons maintenons le cap, nous allons maintenir la pression pour que ça soit ainsi.

3°)  En tant qu’acteur et observateur, ne pensez vous pas que ces pays émergents essaient au cours de ces négociations d’imposer leurs points de vue ?

Nous, africains nous devons savoir ce que nous voulons et ce qui nous attendons de Paris 2015. Ces pays développés ne peuvent pas nous influencer ; les négociations c’est une question de positionnement, c’est une question d’arbitraire ; il est important que nous puissions nous défendre, être à la hauteur de ces négociations là, de savoir ce qui nous attend, il ne s’agit  pas tout simplement de se mettre en costume cravate  et de venir s’asseoir remplir une chaise, alors qu’on a des idées qui sont des idées  limitées, en une minute on t’écrase. Si on prend l’exemple de la chine, c’est un pays qui peut amener milles experts sur toutes les questions, or si on prend en Afrique un pays africain sa délégation ne dépasse guère cinquante, et sur les cinquante(50) il n’y a pas plus de deux(2) qui sont en salle qui réfléchissent, qui font le décryptage réel de ce qui est en train de se faire comme contexte. Ils se focalisent assez souvent sur les documents qui sont sortis par la société civile pour prendre des positions. L’Afrique doit savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle défend et il est important que nos techniciens soient clairs avec nos politiciens. Il est tout aussi important que nos politiciens puissent prendre leur courage et taper sur la table pour dire  ‘’non’’ nous ne sommes pas d’accord. Sur beaucoup de question, l’Afrique ne dit rien, elle ne parle pas alors que nous sommes le continent le plus touché par les effets du changement climatique. Mais quand les gens attendent que François Hollande ou Laurent Fabius parlent à leurs noms, négocient à leurs noms, c’est regrettable, les Présidents africains sont venus ils ont fait des beaux discours mais après leurs départs, les techniciens, les ministres qui sont là politiquement n’assument pas leurs rôles, ils assument un rôle des enfants de la France, ils ont des intérêts qu’ils  veulent défendre au détriment des intérêts du peuple africain.

4)°Les pays développés en finançant ces genres de rencontre, ne cherchent-ils pas à imposer leurs voix ?

Nous sommes là sur financement des partenaires, mais ils ne nous imposent pas des idées. Je dis ce que je pense, je dis ce que je crois en face du partenaire, évidemment nous savons qu’ils trouvent  tous ces financements à partir de ces multinationales là, mais nous, nous nous en foutons pas mal. L’essentiel pour nous c’est de venir, de défendre notre position, notre pensée, défendre les intérêts des populations que nous représentons ici. S’ils pensent que c’est un moyen pour contourner, pour déjouer certaines choses leur stratégie sera  vouée à l’échec. Nous n’avons aucun contrat avec ces sociétés là

5°) Quelle est selon vous la contribution du Niger à ce sommet mondial sur le climat et qu’attendez vous de cette conférence en tant qu’acteur de la société civile ?
La contribution  du Niger n’était pas obligatoire, parce que si vous prenez les Contributions Prévues Déterminées au niveau National(CPDN), le Niger l’a élaboré et l’a soumis à la convention, et la convention a tenu compte et il y’a des grands pays qui n’ont pas aujourd’hui ces CPDN et  c’est regrettable. La pollution du Niger fait 0,6 % même pas 1%, nous n’avons pas des sociétés, ni des multinationales qui polluent. Le Niger a fait des efforts  que nous saluons dans l’espoir que ça va générer des ressources en élaborant ces Contributions Prévues Déterminées au niveau National

mardi 5 janvier 2016

La jeunesse nigérienne en quête de représentativité dans les instances de prise de décisions

De son accession à l'Indépendance, le 3 août 1960, à nos jours, le Niger a connu plusieurs Républiques et régimes politiques. La vie politique était à la fois marquée par des élections démocratiques et d'alternances militaires. Depuis 2011, le pays est à son quatrième régime démocratique durant lequel les jeunes ont toujours su apporter leur contribution dans le processus démocratiques et du développement.
Estimés aujourd'hui à plus de la moitié de la population nigérienne (un peu plus de 17 millions en 2012) ces jeunes s'estiment mal représentés dans la sphère de décisions. Et depuis lors, un combat est déclaré par leurs structures pour une meilleure représentation et prise en compte dans toutes les instances décisionnelles. Les leaders des jeunes soutiennent que leur combat est noble surtout au regard de leurs participations aux grands événements sportifs et culturels dans le pays et dont ils en sont le moteur, mais surtout du rôle décisif qu'ils ont joué dans l'instauration de la démocratie au Niger. C'est notamment le cas avec les ''évènements du 9 février 1990'', (affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Niamey, qui a couté la vie à quatre étudiants), et de la Conférence Nationale Souveraine de 1991. « La jeunesse constitue plus de 65% de la population nigérienne et si on s'en tient aux principes démocratiques, elle doit être au cœur des prises de décisions politiques. Nous allons imposer aux différents partis politiques ; associations et syndicats le respect et la prise en compte des préoccupations de la jeunesse », a- déclaré l'acteur de la société civile, Siradji Issa, président du Mouvement des Jeunes pour l'Emergence du Niger(MOJEN).
Pour le député, Me Ibrahim Djibo, président national de l'Organisation des Jeunes du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS), les jeunes commencent à prendre conscience du rôle qui est le leur. A l'Assemblée Nationale, par exemple, on compte à peu près une dizaine de jeunes sur un total de 113 députés. Me Ibrahim reconnait tout de même, qu'aucun ''quota n'est du point de vue de la loi voté et appliqué en ce qui concerne les jeunes pour les postes électifs et les postes nominatifs contrairement aux femmes''.

En 2014, rappelle-t-on, les parlementaires nigériens ont voté une loi qui octroie un quota aux femmes de 15% pour les postes électifs et 25% pour les postes nominatifs, et ceci à la suite d'un combat rude. « Aucun quota similaire n'est encore voté en faveur des jeunes, et pour qu'il en soit, il faudrait peut-être '' que les jeunes s'unissent pour se battre'', a expliqué le constitutionnaliste, Amadou Boubacar Hassane.
Expliquant les raisons profondes de cette faible implication de la jeunesse dans les instances décisionnelles, M. Boubacar Kadri Ousseini, un jeune entrepreneur à Niamey, soutient que'' ces derniers sont les acteurs de leur propre échec''. Ils vendent leurs ambitions et leur conscience aux politiciens. Pire, la jeunesse nigérienne est dormante, et il est grand temps qu'elle se réveille et se batte'' a-t-il, martelé.
Cet avis est tout aussi partagé par Moustapha Maman Boukari, Secrétaire Général de l'Association Islam et Démocratie (AID), qui pense que les jeunes ne sont pas concertés pour les grandes décisions à cause de leur manque d'engagement. M. Moustapha va plus loin en disant que le motif principal de cet ''écartement de la chose publique'' est surtout lié à « l'égoïsme des ainés qui veulent s'accaparer de tout. Il est fort à craindre que cela ne soit pour l'avenir de lourdes conséquences dans le processus du développement socio-économique du pays''.
M. Karim Kimba, président national des jeunes du MODEN/FA Lumana (parti de l'Opposition politique), affirme que la jeunesse nigérienne est bien délaissée à elle-même et « cela engendre un problème de relève qui se répercutera sur le développement socio-économique du pays». Car selon lui, '' il ne peut jamais y avoir de transmission de connaissances et de compétences entre les élites actuelles et les dirigeants de demain que sont les jeunes d'aujourd'hui''.
C'est en réponse à cette grande préoccupation que les autorités de la 4ème République ont créé un cadre de concertation pour les jeunes, appelé le Conseil National de la Jeunesse (CNJ). Cette Institution existe encore sous la 7ème République même si les avis divergent quant à sa crédibilité. Pour le président national des jeunes du PNDS '' il n'y a pas trente-six mille manières de régler le problème. Le combat des jeunes doit être mené par les jeune et pour les jeunes''.

Mahamane Sabo Bachir

Clôture de la session inaugurale de la troisième législature du Parlement des Jeunes du Niger

Les travaux de la session inaugurale de la troisième législature du Parlement des Jeunes du Niger ont pris fin dimanche après-midi, dans la salle de réunion du stade Général Seyni Kountché. Durant deux jours, les députés juniors ont mis en place leur bureau composé de 25 membres (15 filles et 10 garçons) et procédé à l'actualisation des textes régissant l'institution. A l'issue de la session, c'est le député junior Ismaël Habibou Issaka qui a été élu président du bureau. Il est assisté par huit Vice-présidents en raison d'un par région tandis que le député junior Abdoulkarim Nouri Elhadj Souley a été élu Secrétaire Général du bureau. La cérémonie s'est déroulée en présence du président du réseau parlementaire nigérien sur les questions relatives aux parlements des jeunes et de la protection de l'enfant, l'honorable Idrissa Maidadji, des députés nationaux et de plusieurs invités.
Le bureau a été mis en place par les 166 députés juniors présents. Les élections se sont déroulées dans la transparence. Dans son discours de clôture, le président élu a remercié ses collègues députés juniors pour la confiance qu'ils ont placée en lui pour conduire la destinée de leur parlement. « Par ma voix, l'ensemble des membres du bureau s'engagent à mettre en œuvre toutes les décisions que formulera notre institution durant les deux années de notre législature », a confié Ismaël Habibou Issaka. Le président du bureau du parlement des jeunes a également salué le président du réseau parlementaire nigérien sur les questions relatives aux parlements des jeunes et de la protection de l'enfant, ses collègues députés nationaux et les responsables techniques de l'Assemblée nationale qui les ont encadrés tout au long des travaux.

Selon lui, c'est grâce à l'abnégation et la disponibilité de ces aînés que les travaux de la session ont abouti à des résultats positifs et fructueux. Au seuil de la nouvelle année, il a formulé ses vœux les meilleurs de santé, de bonheur, de prospérité et de succès à l'ensemble de ses collègues. Il faut noter que le Parlement des jeunes du Niger est une tribune d'apprentissage pédagogique de la démocratie. L'exercice auquel les jeunes sont invités s'apparente aux procédures de l'Assemblée Nationale.
En outre, le Parlement des jeunes, comme le parlement senior, est une émanation du peuple, il regroupe les jeunes élèves de toutes les régions du pays, sélectionnés uniquement sur la base de l'excellence dans le travail et un comportement exemplaire à l'école. Il est une exigence de l'apprentissage de la vie démocratique et sociale, une prolongation de l'école où se transmettent les valeurs de société et de civilisation aux jeunes générations. Le parlement des jeunes peut être considéré comme une école de la vie, où les valeurs positives de la communauté et les principes cardinaux de la démocratie, sont enseignés.

lundi 28 décembre 2015

COMMUNIQUE DE PRESSE DES ETUDIANTS NIGÉRIENS BÉNÉFICIAIRES DE LA BOURSE SPÉCIALE (Sup Management/Fès Maroc)‏

Point de Presse de la Délégation des Etudiants Nigériens   bénéficiaires de la  Bourse Spéciale (D.E.N.B.S)
Chers militantes et militants de la délégation des étudiants nigériens bénéficiaires de la bourse spéciale inscrits à Sup ’management Fès/Maroc ;
En cette date du 26 décembre 2015, le C.E de la DENBS tient à informer l’opinion publique nationale et internationale sur des questions concernant nos conditions de vie et d’études ;
Entre temps, nous rappelons que le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation a fait sortir un arrêté N° 00083 en date du 05 Août 2014, fixant les modalités de mise en œuvre d’un programme spécial du gouvernement pour la formation des étudiants ;
Nous précisons également que le titre II dudit arrêté  prévoit en son article 6 que :
La bourse d’études comprend :
·         Une indemnité de subsistance ;
·         Un titre de transport ;
·         Des œuvres universitaires lorsque des prestations inhérentes sont assurées ;
·         Des frais de formation.
Cependant, une fois sur le territoire Marocain, tout a changé :
·         La veille de notre départ une somme de 138 000 Fcfa nous a été remise comme frais d’installation. Contre toute attente, l’ANAB nous fait croire que ce montant représentait la première tranche (octobre-novembre-décembre 2014) de notre indemnité de subsistance ;
·         Sur l’indemnité de subsistance qui est de 210 euros par trimestre, il est effectué un prélèvement de 120 euros (soit disant la contribution de chaque étudiant aux œuvres universitaires), contrairement à ce que dit l’article 6 précité faisant la distinction entre (indemnité de subsistance et œuvres sociales);
·         Concernant les 110 camarades arrivés en février 2015, l’ANAB refuse de leur payer leur bourse trimestrielle d’octobre-novembre-décembre 2014 ;
·         Il faut noter également que la prise en charge médicale n’est pas assurée, raison pour laquelle les étudiants payent eux mêmes leurs ordonnances ;
·         Et pire, pendant les vacances universitaires 2014-2015, les œuvres sociales ont été suspendues ;
·         Malgré cette suspension, un prélèvement de 60 euros a été effectué sur le montant de la bourse de cette période. Les 45 euros restants n’ont pas été perçus par les étudiants et se trouve à l’ambassade de la République du Niger au Maroc jusqu’à la régularisation.
En conséquence, nous étudiants nigériens bénéficiaires de la bourse spéciale rappelons au gouvernement nigérien que nos droits sont bafoués avec la complicité de certains responsables de ce programme ;
Réclamons et exigeons dans l’immédiat :
1.      Le remboursement de nos premières tranches d’indemnité de subsistance ;
2.      Le rappel de la bourse pour les 110 camarades arrivés en février 2015 ;
3.      Le remboursement des montants imputés sur les bourses déjà perçues, soit au total 240 euros par étudiant ;
4.      le paiement de l’intégralité de la bourse des vacances ;
5.      Le remboursement des frais  d’ordonnances déjà payées ;
6.      L’effectivité de la prise en charge des frais médicaux ;
Enfin,
v  Nous remercions les efforts du gouvernement de la 7eme République pour l’initiative de ce programme spécial et demandons au Président de la République, chef de l’Etat de prendre les mesures nécessaires afin que la lumière soit faite autour de l’exécution de ce programme ;
v  Nous déplorons le comportement des hommes politiques qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition à la veille des élections ;
v  Présentons nos condoléances aux familles des victimes suite aux attentats du groupe terroriste Boko-Haram ;
v  Et saluons le courage de nos forces de défenses et de sécurité dans la défense de l’intégrité du territoire national.
Vive le Niger !!!                                                           
Vive l’USN !!!                                                                 
Vive la DENBS !!!
Tous unis nous vaincrons.

mercredi 23 décembre 2015

La chicha est plus dangereuse que la cigarette

Des experts internationaux de la santé réunis à Abou Dhabi ont averti que fumer le narguilé, la pipe à eau très répandue et qui fait des émules ailleur, pouvait être plus nocif que la cigarette.
Selon l'Atlas du tabac, lancé lors de la conférence mondiale sur le tabac ou la santé, "une simple bouffée de narguilé est presque égale au volume de fumée inhalé avec une cigarette".
Pour un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), "une séance de chicha - autre nom utilisé pour la pipe à eau - peut être équivalent à fumer 20 à 30 cigarettes (...) ce qui peut être très dangereux".
Le narguilé, qui jusque récemment était surtout fumé par des hommes âgés, est devenu une grande source d'inquiétude pour les mouvements anti-tabac, dans la mesure où il est de plus en plus populaire sur les campus universitaires.
La chicha a la cote chez les jeunes
Le nombre d'adeptes s'est en effet développé ces dernières années aux Etats-Unis et en Europe voir même en Afrique

. "Des jeunes entre 18 et 24 ans, éduqués et urbains" fument de plus en plus le narguilé, a indiqué à l'AFP Gemma Vestal, qui travaille pour l'"Initiative pour un monde sans tabac", un département dépendant de l'OMS.
Selon Ghazi Zaatari, de la faculté de médecine de l'Université américaine de Beyrouth, les saveurs aromatiques ajoutées au tabac offrent aux jeunes fumeurs une alternative "plus douce" au goût du tabac traditionnel.
Peu de mesures de restriction
Gemma Vestal met en garde contre la grande quantité de monoxyde de carbone dans le narguilé. "Ses effets nocifs comprennent un impact sur le système respiratoire, le système cardio-vasculaire, l'activité orale et les dents", indique l'étude de l'OMS.
Alors que les compagnies internationales de tabac investissent de plus en plus dans le créneau du narguilé, selon des experts, peu de mesures ont été prises pour freiner l'utilisation des narguilés, comparées à celles prises contre la cigarette.
Selon l'Atlas du tabac, "les pipes à eau relèvent d'une catégorie moins ou pas contrôlée de produits liés au tabac".

Le conflit au Nigeria oblige plus d’un million d’enfants à quitter l’école

Le conflit au Nigeria oblige plus d’un million d’enfants à quitter l’école

Malgré la réouverture de certaines écoles, l’insécurité reste un obstacle à l’éducation. La violence et les attaques contre les populations civiles du Nord-Est du Nigeria et ses pays voisins ont forcé plus d’un million d’enfants à quitter l’école, selon l’UNICEF.
Le nombre d’enfants qui passent à côté de leur scolarité à cause des conflits s’ajoute aux 11 millions d’enfants en âge d’aller à l’école primaire au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger et qui n’étaient pas scolarisés avant le début de la crise.
« C’est un chiffre effarant, » déclare Manuel Fontaine, le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Le conflit a été un énorme choc pour l’éducation dans la région, et la violence a maintenu beaucoup d’enfants hors des salles de classe depuis plus d’un an, augmentant leur risque d’abandonner complètement l’école. »
A travers le Nigeria, le Camerounle Tchad et le Niger, ce sont plus de 2 000 écoles qui restent closes en raison du conflit – pour certaines depuis plus d’un an- et des centaines qui ont été attaquées, pillées ou incendiées. Au Nord du Cameroun, seulement une école sur les 135 fermées en 2014 a pu rouvrir cette année.
Dans le Nord-Est du Nigeria, l’UNICEF a soutenu le retour à l’école de 170 000 enfants dans les zones les plus sûres des 3 états les plus affectés par le conflit, où la majorité des écoles ont pu rouvrir. Cependant beaucoup de salles de classe sont surpeuplées du fait que certains bâtiments soient utilisés pour héberger les très nombreuses personnes déplacées à cause du conflit. Dans ces zones, certains enseignants déplacés, ayant eux-mêmes fui les combats, s’engagent dans le maintien de l’école et les classes fonctionnent souvent avec un système de roulement pour permettre à plus d’enfants de suivre les cours.
Dans d’autres régions cependant, l’insécurité, la peur des violences et des attaques empêchent beaucoup d’enseignants d’assurer les cours et découragent les parents d’envoyer leurs enfants à l’école. Rien qu’au Nigeria, environ 600 enseignants ont été tués depuis le début de l’insurrection de Boko Haram.
« Le défi à relever est de maintenir les enfants en sécurité sans interrompre leur scolarité, » a ajouté Manuel Fontaine. « Les écoles ont été les cibles d’attaques, et les enfants ont peur de retourner à l’école ; plus ils restent déscolarisés, plus ils ont de risques d’être victimes d’abus et d’être recrutés par des groupes armés. »
Avec les gouvernements, les ONG et d’autres partenaires, l’UNICEF a mis en place des espaces temporaires pour l’éducation, a rénové et agrandi des écoles, au bénéfice de 67 000 enfants. De plus, l’UNICEF a formé des enseignants au soutien psychosocial et a fourni à 132 000 enfants déracinés par le conflit du matériel scolaire, notamment dans des écoles locales qui hébergent des élèves déplacés.
Cependant, les contraintes de sécurité et le manque de financements entravent l’accès à l’éducation et l’approvisionnement en matériel scolaire d’urgence. Pour l’instant, l’UNICEF a reçu 44% des financements requis en 2015 pour répondre aux besoins humanitaires des enfants au Niger, au Nigeria, au Cameroun et au Tchad.
En 2016, l’UNICEF aura besoin de près de 23 millions de dollars pour fournir un accès à l’éducation aux enfants affectés par les conflits dans les 4 pays, dont la plupart vivent dans la région du Lac Tchad.

lundi 21 décembre 2015

Don de vetements aux populations vulnerables

En cette période de froid, nombreuses sont les personnes qui n’ont pas les moyens de se vêtir correctement pour ainsi se protéger. Le manque de protection en cette période peut pourtant provoquer plusieurs maladies. Un groupe de jeunes réuni autour d’un mouvement qui porte comme nom « Au Cœur de la Solidarité » a décidé de parler au nom de ces personnes vulnérables en organisant une collecte d’habits. Durant des semaines, ils ont collecté auprès des bonnes volontés des habits constitués pour la plus part de vêtements de protection contre le froid, de draps mais aussi du vivre.
« Au cœur de la Solidarité » a saisi la journée du 18 décembre pour remettre ces vêtements aux personnes qui en ont besoin. Une façon d’apporter le sourire à ces « ces oublier du système » en cette journée de fête nationale. C’est le quartier Saga de Niamey qui a abrité cette cérémonie sobre mais pleine d’émotions.

Cette action combien salutaires de la part des jeunes démontre la place qu’occupe le mot SOLIDARITE dans les cœurs et les actions d’une jeunesse engagée à changer les choses.