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Jeunesse du Niger

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mardi 17 décembre 2013

Formation et passage aux grades supérieurs : Renforcer les capacités techniques des pratiquants



Les pratiquants nigériens de l'Aïkido de la capitale ont reçu, la semaine dernière, la visite de M. Raymond Carter expert français de la discipline. A cette occasion, les Aïkidokas nigériens qui ont été soumis à un stage de cinq disciples ont effectué un passage aux grades supérieurs. C'est Kim académie sis à la francophonie qui a servi de cadre à ces activités ayant enregistré la présence du président de la Fédération Nigérienne d'Aïkido et de plusieurs invités.

Cette initiative de la fédération Nigérienne d'Aïkido s'inscrit dans la stratégie adoptée par la dite fédération en vue de développer et promouvoir la discipline sur l'ensemble du territoire national, mais aussi susciter un engouement à la pratique d'Aïkidoka chez les jeunes. En effet, après une séance d'exercices pratiques, l'expert s'est réjoui de partager son savoir et savoir-faire. Il a par ailleurs apprécié le niveau technique et tactique de nos jeunes pratiquants sachant qu'ils sont motivés. Selon le président de la Fédération Nigérienne d'Aïkido, Boureima Idrissa, cette formation s'ajoute à celle de 2007 assurée par un expert japonais qui a consacré deux ans au Niger afin d'outiller les jeunes Aïkidokas en techniques nécessaires. En outre, la formation a permis à plusieurs pratiquants d'améliorer leur niveau. Il a indiqué qu'ils ambitionnent de vulgariser l'Aïkido, bien qu'ils disposent de moyens financiers limités. Au regard de la détermination du Ministère en charge des sports d'appuyer toutes les fédérations pour atteindre leur objectif, il y a de l'espoir d'aller en avant a-t-il confié. La deuxième partie de l'activité a été consacrée au passage de grade avec trois candidats. Il s'agit de deux passages à la ceinture noire premier dan et deux passages de la ceinture noire 2e dan à la 3e dan. A l'issue des épreuves, Maître Boureima Idrissa et Tourba Gaya ont décroché leurs ceintures noires 1er dan. Quant aux Maîtres Mahamadou Keita Ibrahim, Ousmane Joseph et Ibrah Moussa, ils ont également réussi avec succès leurs épreuves. Et deviennent désormais titulaires de la ceinture noire 3e dan. Ces jeunes maîtres ont le devoir de s'investir davantage à peaufiner toutes les stratégies en vue d'accompagner la fédération dans l'accomplissement de ses missions.

Laouali Souleymane

lundi 16 décembre 2013

Décourager les fumeurs avec des inscriptions, marchera-t-il?


Selon des études, une cigarettes abrège la vie d’un fumeur de 6 minutes. Pourtant, en dépits des conséquences qu’engendre le tabagisme aussi bien chez les fumeurs que chez les fumeur passifs, nombreux sont ceux qui sont dépendant de cette fumée. Face à cette avancée, notre pays le Niger  s’est doté de mécanismes en vue de décourager les industries du tabac ainsi que les fumeurs à l'exemple de la loi anti tabac en 2006. Mais aujourd’hui encore, il semble que ces industries trouvent des astuces pour contourner toutes ces barrières et atteindre encore plus de fumeurs et même faire de nouveaux fumeurs. Récemment, les autorités ont obligés ces industries à inscrire sur chaque paquet de cigarette « fumée provoque le cancer de poumon »
Cela a-t-il ralenti la consommation du tabac?
A notre avis, pas vraiment.
La majorité des clients de ces industries sont des jeunes  qui ne sont pas allés à l’école et se trouvant avec de très faibles pouvoir d’achat achetant en détails une à deux cigarettes. Du coup, il y a de très fortes chances qu’ils ne voient pas ces inscriptions ou ne comprennent pas de quoi il s’agit.
Et les scolaires?
Nos écoles sont aujourd’hui transformés en de véritables places de consommation de tabac. En 2009, une enquête conduit à Niamey a révélée que sur 2 174 élèves de 13 à 15 ans venant de 20 établissements scolaires, il résulte que 12,8 % de ces jeunes adolescents fument le tabac. Et parmi ces jeunes fumeurs on dénombre 20,5 % des garçons et 5,8 % de filles.
C'est alors un espoir de faire chuter la consommation en milieu scolaire. 
Mais nos espoirs sont tombés à l’eau après avoir discutés avec des élèves. Un extrait de leurs propos :
“Je connais déjà les conséquences du tabac, ce texte ne me dit rien”
“Au début cette inscription, m’a fait un peu peur, mais avec le temps je m’y suis habitué”
il semble alors qu’il reste du chemin à faire en vue de freiner l’avancée du tabagisme qui en plus de décimer la génération future constitue un obstacle pour le développement de notre pays.
Pourquoi ne pas alors contrôler le tonnage d’entrée de cigarette dans le pays et aussi rehausser les taxes ainsi que le prix de la cigarette?

Par Jeunesse du Niger.

vendredi 13 décembre 2013

L'histoire de Bamaye


Cela fait des années que « Bamaye », 19 ans, a quitté l’école : il était alors en classe de 5ème. Avec l’oisiveté est venue la délinquance puis la prison. Grâce au Service d’action préventive et éducative (Sejup), appuyé par l’Unicef, il a aujourd’hui un métier et a pu reprendre une nouvelle vie. « Si le Sejup ne m’avait pas récupéré, j’aurais passé la majeurs partie de ma vie en prison. Lorsque je me retrouverais devant mes anciens amis, je leur dirais de chercher un métier. Avant j’étais comme eux … et ça ne m’a servi à rien. »   

Photo : Jeunesse du Niger

jeudi 12 décembre 2013

Le certificat de naissance, passeport pour la protection


Dans le monde 230 millions d’enfants n’existent pas officiellement. En d'autres termes, 230 millions d'enfants n’ont pas été enregistrés à leur naissance. Pas d'enregistrement à la naissance : pas d'acte de naissance.  
En 2006, 3 enfants sur 10 étaient en possession de ce papier au Niger. Pourtant, l’acte de naissance est le premier de tous les droits de l’enfant. Lorsqu’un enfant a l’acte de naissance, il bénéficie de protection sanitaire, de sécurité sociale ou encore d’éducation. Il peut facilement voyager et être protéger contre les diverses formes d’exploitation ainsi que de violences. Au Niger, cette absence d’enregistrement des naissances se constate surtout en zones rurales et nomades. Grâce aux multiples actions déployées par l’Etat nigérien et ses partenaires notamment l’Unicef et l’Union Européenne, la tendance est entrain d’être renversée et les parents comprennent mieux l’importance des actes de naissances pour leurs enfants. De 32% en 2006, le taux d’enregistrement des naissances est passé à 64% en 2013.
La method adoptée pour les enfants n’ayant pas d’actes de naissance, ce sont les audiences foraines. Cette dernière consiste au déplacement du juge vers les populations afin de leur offrirles facilités nécessaires d’obtention de l’acte gratuitement. Ce qui n'est pas le cas en temps normal où le parent doit se rendre à ses frais chez le juge le plus proche et s'acquitter d'une amende.
ces audiences foraines permettent à beaucoup d'enfants de bénéficier de ce papier si précieux dans leur vie de tous les jours.

Par Ijeunesse du Niger
Photo : Unicef Niger

mercredi 11 décembre 2013

DÉVELOPPEMENT DURABLE : Dix innovateurs africains à l'honneur


Le forum "Afrique - 100 innovations pour un développement durable", organisé le 5 décembre 2013 à Paris, a permis de mettre en avant de nouveaux acteurs du développement de l'Afrique. Agriculteurs, ingénieurs, dirigeantes d'associations, informaticiens ou biologistes, ils sont les nouveaux visages de l'innovation pour le développement en Afrique.
Le forum "Afrique - 100 innovations pour un développement durable", organisé par le ministère français des Affaires étrangères afin de "mettre en avant des innovations inscrites dans le développement durable, portées par des innovateurs africains et déjà mises en place localement" s'est tenu à Paris, le 5 décembre 2013. Inspirée des initiatives du département d'État américain, tel le concours Apps4Africa lancé en 2010, cette opération de diplomatie économique a suscité un réel engouement puisque près de 850 dossiers ont été déposés en quelques semaines, émanant de presque tous les pays du continent et couvrant tous les domaines : agriculture, santé, accès à l'information...
Au bout d'un mois, 100 projets ont été retenus
par un comité composé notamment de l'économiste franco-américaine Esther Duflo, de Jean-Michel Severino, ex-directeur général de l'Agence française de développement (AFD), et de Malamine Koné, PDG de l'équipementier sportif Airness. Sur cette centaine d'initiatives, 21 porteurs de projets ont été invités à Paris pour présenter leurs initiatives et "rencontrer de nouveaux partenaires pour faciliter la diffusion de leurs initiatives", comme l'a indiqué à Jeune Afrique Pascal Canfin, ministre délégué en charge du développement et initiateur du Forum.

Source : economie.jeuneafrique.com

La complémentarité entre les Sexes: une arnaque en tout Genre


Depuis les récents bouleversements qui ont considérablement amélioré le statut des femmes, on entend beaucoup parler de complémentaritéentre les deux sexes; entre l’homme et la femme. Quoi de plus magnifique que cette sacro-sainte complémentarité au sein du couple. L’homme et la femme seraient complémentaires à tous les égards. Chacun avec un rôle prédéfini et pré-établi par la
société, euh les hommes je voulais dire.
Cette complémentarité rendrait les femmes plus aptes aux taches familiales et domestiques; bref de tout ce qui relève du care ( du prendre soin). Bien sûr, les femmes ont le droit de faire des études et de travailler. Nous sommes au 21ème siècle tout de même, on accepte que les femmes puissent avoir un emploi. Cependant, il ne faut pas que ce boulot viennent interférer avec sa vie familiale. Pas d’heures sup à faire, pas de travail de nuit, pas de déplacement ni de promotion, ou encore moins de travail à ramener à la maison…..bah oui c’est la logique car sa priorité première doit être sa famille.
L’homme, en ce qui le concerne, participerait aussi à cette complémentarité. Son rôle serait avant tout financier, protecteur, et autoritaire. L’homme prend en charge la famille, tout en y accordant le moins de temps. Il a droit à une meilleure carrière que son épouse, peut se permettre d’accepter des affectations qui boosteraient sa carrière professionnelle. L’homme prend aussi les décisions (certes il en parle à sa femme, mais c’est lui qui décide très souvent pour la famille). Tous les efforts financiers qu’il fait sont en quelque sorte récompensés par une entière prise en charge affectueuse à son égard.
Ces rôles, une fois respectés et combinés, seraient à la source d’une parfaite harmonie au sein d’un couple. C’est sur ces bases que la famille devrait être construite. Hommes et femmes s’auto-persuadent qu’aucun n’est soumis à travers cette complémentarité, et que les sexes y restent égaux. Il s’agit d’un idéal, et absolument pas de discrimination……..alors elle est où l’arnaque ?
L’illusion d’une harmonie
Penser qu’accorder des rôles prédéfinis en fonction du sexe serait source d’harmonie est tout à fait illusoire. Pourtant, beaucoup d’hommes, qui se targuent de défendre les droits de la femme, font les louanges de cette complémentarité sans se rendre compte de l’influence de leur subconscients machistes. Les femmes aussi nourrissent aisément ce concept en précisant qu’il ne s’agit pas de discrimination, et justifiant qu’elles ne sont pas défavorisées. Pourtant, la complémentarité entre les sexes ne se distingue pas des discriminations faites à l’égard des femmes et même des hommes. Au contraire, elle vient la justifier……là voilà l’arnaque !
Aujourd’hui, ce concept de complémentarité est tout aussi justifié que le furent toutes les discriminations flagrantes à l’égard des femmes; l’interdiction d’avoir accès à certains métiers, à l’éducation, à la parole, au vote, sur le simple fait qu’il s’agit d’une femme et que ses prédispositions naturelles la rendait inapte à ces taches. Au nom de la complémentarité, on établi des rôles prédéfinis qui vont dans le même sens; seul le discours change. On dira moins qu’une femme n’a pas le droit d’embrasser telle ou telle branche de métier par exemple, mais qu’il sera dur de la concilier avec une vie familiale. Mais le résultat sera le même, elle n’embrassera pas cette branche de métier. D’où l’existence de métiers (souvent à mi-temps et sous payés) dans lesquels les femmes sont prédominantes. Même les femmes qui arrivent tout de même à embrasser une forte carrière, devront redoubler d’effort sur le plan familial en fournissant des services à la maison. L’objectif étant de paraître "femme" afin que l’autre puisse se sentir "homme". Enfermer les hommes et les femmes dans des moules n’est que le prolongement des rôles sociaux qui ont toujours été à la source de discriminations, et les incidences vont bien au delà du couple. La popularité de cette complémentarité influe aussi sur les choix de carrières des jeunes filles et même des jeunes garçons. Les unes et les autres, chercheront à embrasser les métiers réputés plus répondre à leur code génétique, qu’a leur propre potentiel ou désir.
Le divorce, une révélation
Je pense que certains d’entre vous se disent que tant que ces femmes ont fait ce choix, tout va bien. En effet, la recherche d’une harmonie au sein d’un couple est parfaitement compréhensible, elle est même fortement souhaitable. La répartition de rôles est le meilleur moyen d’avoir un travail organisé. Cependant, baser cette complémentarité sur des rôles dits masculins et féminins est assez dérangeant. La complémentarité entre les sexes, c’est comme les théories macroéconomiques. C’est très joli sur le papier, mais dans la réalité ça ne marche que si tout le monde respecte les règles et dans le meilleur des mondes. Après la maitrise de la sexualité, le divorce a été très révélateur de la situation des femmes dans les couples.
Dès les années 70, la généralisation du divorce a mit en exergue les conséquences de la pseudo complémentarité entre les sexes. Le cout du travail domestique effectué par les femmes et le sacrifice fait pour la famille fini par les rattraper. Pendant la vie conjugale, l’homme et la femme n’accumulent pas les même apports socio-économiques. On la bien vu, la femme est plus appelée à prendre des risques professionnels ou à sacrifier sa carrière; des décisions faciles à prendre dans le mariage car on est dans l’illusion de la complémentarité. Ces décisions ne passent pas pour de la discrimination, mais pour un partage égalitaire et/ou complémentaire des ressources (financières pour l’homme, humains pour la femme). Or, lorsque le couple se rompt, le verdict tombe. À ce titre, Ilana LÖWY parle d’un néo-patriarcat à travers lequel l’homme domine la femme de manière anonyme hors mariage (pensions alimentaires, garde des enfants, etc…).
Le concept de complémentarité n’est qu’une autre manière pour les femmes de faire l’autruche face à leur vrai situation dans le couple. Les hommes qui la prônent, quant à eux, vont sur une logique hypocrite. Ne voulant pas plaider l’égalité, ils plaident la complémentarité sans pour autant changer les inégalités. Ce concept permet de vivre dans un couple imaginaire dans lequel on pense tenir un rôle approprié, inhérent à notre sexe, et qui est en parfait équilibre avec le rôle de l’autre. Mais le couple réel dans lequel on vit est parsemé d’inégalités dans les efforts personnels et professionnels, mais surtout il fait totalement abstraction du potentiel de chacun. La complémentarité devrait se faire entre individus, et non entre les sexes.

Par El dounia
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mardi 3 décembre 2013

3 films réalisés par et pour les jeunes


Ils étaient 23 jeunes stagiaires venus de tous les horizons à bénéficier d’une formation sur la production de film documentaire à l’Institut de Formation aux Techniques de l’Infirmation et de la Communication (IFTIC). L’objectif d’une telle initiative accompagnée par l’UNFPA, c’est d’amener ces stagiaires qui se sont engagés volontairement à produire eux-mêmes des films afin de sensibiliser leurs paires. Au terme des 10 jours de formation, en plus des techniques de productions audiovisuelles auxquelles ils ont été initiés, ils ont aussi bénéficié d’un renforcement de capacité en leadership, en santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes ainsi qu’en plaidoyer et ce sont 3 films qui ont été produits. Le premier parle de l’avortement clandestin. En soulevant cette question, les stagiaires ont voulu faire ressortir les conséquences qu’engendre cette pratique exercée dans la majorité des cas clandestinement. Ils racontent l’histoire d’une jeune fille de 14 ans qui a faillit rendre l’âme à la suite d’un avortement. Le second film s’est penché sur la planification familiale. Un sujet qui suscite autant de débat dans notre pays à forte proportion musulmane. Les stagiaires sont allés à la rencontre des leaders religieux, jeunes,  et des experts afin d’avoir les réponses que nous nous posons au sujet de la planification familiale. Et enfin, le dernier film qui traite de la mortalité maternelle et des adolescents. Il raconte l’histoire d’une jeune adolescente de 18 ans, morte en donnant la vie.
Ce 2 décembre au CCFN, le grand public a assisté à la projection des 3 films suivis de débats très enrichissant. Et c’est le troisième thème qui a remporté le premier prix pour la façon dont le thème a été développé.
Afin de vulgariser ces films, il est prévu de les diffuser dans les chaines de télévisions, les médias sociaux, dans les centres amis des jeunes….