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Jeunesse du Niger

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jeudi 7 novembre 2013

Ban Ki-Moon visite le Niger


"Quand je regarde vers le futur, je constate que la génération de mes enfants sera numériquement trois fois plus importante que la mienne, c'est-dire qu'ils vont faire croître tous les besoins futurs, alors même que les besoins présents, en alimentation, en éducation et en santé, sont loin d'être satisfaits" a déclaré Issoufou Mahamadou ce mercredi 6 Novembre en recevant Ban Ki-Moon, Secrétaire Générale de l’ONU qui est à sa première visite officielle au Niger. Deux tiers des Nigériens ont actuellement moins de 24 ans et le taux de fécondité est de 7,6 enfants par femme, le plus elevé au monde. "Aidez-nous à créer une société dans laquelle les femmes n'ont jamais peur de la violence des hommes. " pour y arriver, Ban Ki-Moon estime que "Les femmes devraient pouvoir exiger leurs droits. Mais je veux aussi que les hommes les accompagnent dans ce sens. Aidez-nous à créer une égalité complète pour vos filles, vos soeurs et vos femmes". Le President de la Reublique du Niger lui estime qu’une meilleure éducation des filles, en restant plus longtemps à l'école retardera l'âge de leurs premières grossesses et espacera leurs maternités, ce qui diminuera la mortalité infantile et maternelle, des indices pour lesquels le Niger, bien qu'en qu'en progrès, figure parmi les derniers pays au monde.

Informer et sensibiliser les ados et jeunes de Tahoua sur la santé sexuelle et reproductive


La tenue de ces séances de caravanes éducatives nous a permis d’être en contact direct avec la population cible, c’est à dire la jeunesse a indiqué Rachid Zakou, Point Focal du Cadre de Concertation des Associations de Jeunes/Tahoua. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de renforcement de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes, SSRAJ, y compris la prévention des IST/VIH/SIDA, le Cadre de Concertation des Associations de jeunes (CCAJ) de Tahoua a mené une caravane d'information et de sensibilisation du 13 au 18 juillet 2013 dans la ville de Tahoua. Avec l'acompagnement de Unicef-Niger, cette initiative avait pour but de Contribuer à informer  les jeunes sur les questions de la SSRAJ ainsi que les risques de propagation des IST/VIH/SIDA et aussi équiper en matériel audiovisuel le centre d’écoute de jeune qui n’est plus fonctionnel. Ainsi au cours de ces 6 jours d’activités, les discussions entre les jeunes et leurs pairs ont tournés principalement autour des IST/VIH/SIDA, les grossesses non désirées et enfin le mariage précoce.
Avec les travaux champêtres et les pluies nos jeunes animateurs étaient contraint d’animer parfois la nuit, et leur engament a permis  d’atteindre 2078 jeunes filles et garçons  lors de cette caravane de sensibilisation.





mercredi 6 novembre 2013

Les capacités d’accueil des universités publiques du Niger : y a-t-il de quoi s'inquiéter ?




Amphi 1000 places-FSEJ Université de Niamey
A la faculté de médecine de l’université de Niamey, pour avoir la possibilité de suivre 
les cours assis et aussi entendre l’enseignant, il faut réserver sa place, dés 5 heures du matin.
 La plus grande salle de cours  ne dépasse point 400 places pour 600 étudiants. Au même 
moment, 1300 nouveaux bacheliers ont été retenus pour continuer leurs études en droit, alors 
que le plus grand amphithéâtre de la faculté qui est d’ailleurs le seul à l’université de Niamey 
est de 1000 places. Pourtant, ces étudiants font parti des privilégies qui ont eu la chance d’être 
accepté pour cette année académique. Alors que toutes les 4 universités publiques de notre pays 
offrent 3000 places aux nouveaux bacheliers, ce sont plus 15 000 demandes d’inscriptions qui 
s’étaient présentées à elles annoncent plusieurs médias locaux (la majorité 
des bacheliers font des demandes d'inscription dans au moins 2 facultés). Si les résultats du
 bac 2013 ont été satisfaisant,  ce diplôme risquerait d’être le dernier pour certains d’entre eux,
 ce, en dépit de leur désir de continuer les études. Car, les capacités d’accueil de nos universités ne permettent pas de les retenir tous. En effet,  Niamey qui est la grande université a reçu 8763 
demandes dans les 5 facultés que compte cet    établissement (Faculté d’Agronomie, Faculté
 des Sciences de la Santé, Faculté des Sciences     Économiques et Juridiques, Faculté des Sciences et Techniques, Faculté des Lettres et Sciences   Humaines).  6143 ont été autorisé et 374 sont sur
 la liste d’attente a annoncé le ministre des     enseignements supérieurs lors d'un point de presse. 
Mais auparavant des Chiffres plus alarmant ont     circulé : A Maradi, pour les 440 places de 
disponibles, 1700 bacheliers ont formulé une demande. Tandis que à l’université de Tahoua,
Chantier Université de Maradi
 600 places sont disponibles pour 1300 demandes. A 900 Km de la capitale, l’université 
de Damagaram ne peut retenir les 1200 demandes d’inscriptions car ne pouvant offrir que 
500 places. Le ministre lui a annonce que « aucun problème ne se pose dans les régions 
sauf à Niamey ».
A ces problèmes vient se greffer un manque d’enseignants, le nombre d’enseignant 
chercheurs ne peut couvrir les besoins de l’ensemble de nos universités. A Niamey, 
ce sont plus de 19 000 étudiants qui sont attendus pour 200 enseignants selon les étudiants.
  Il faut parfois faire appel aux enseignants des universités “amies” des autres pays, comme
 c’est le cas par exemple de l’université de Tahoua qui sollicite parfois     des enseignants 
Chantier Université de Maradi
de l’Université Kalavi au Benin.

Enseignants et étudiants tirent sur la sonnette d’alerte. Le 6 octobre dernier, les enseignants 
chercheurs     ont rappelé que « le nombre de demandes d’inscriptions est largement supérieur
 aux offres des     universités du pays ». Les étudiants eux estiment que « ces nouveaux étudiants
ne sont pas à la base du manque d’infrastructures, ils ne doivent par conséquent pas être victime
 de cette injustice » a martelé Younoussi Abdourahamane, Secrétaire General de l’Union des
 Étudiants Nigériens à l’Université de Niamey (UENUN). Afin de voir tous les nouveaux
 bacheliers obtenir une inscription, les étudiants comptent aller jusqu’au bout. 
Ce sont ceux de l’université de Niamey, qui ont fait les premiers pats.      
Après un ultimatum de 72 heures, les camarades ont décidé 
d’effectuer un sit-in au rectorat avant de suspendre les cours pour 24 heures.
Bien que le Président de la République ait demandé     à ce que tous les bacheliers soient 
recrutés, il semble que cette requête peine à être concrétisée. Afin de remédier à ce problème 
d’infrastructures, les   universités sont actuellement en chantier comme     
 c’est le cas avec celle de Niamey où deux amphithéâtres de 1000 places sont en train 
d’être construit.
Vue d'un bâtiment à l'université de Zinder
Mais que faire avec les nouveaux bacheliers n’ayant pas été retenus ?
Dans les années précédentes, les édifices publics servaient de salles de cours. C’est 
l’alternative que proposent les étudiants. « le palais des sports, le CCOG et autres édifices 
publics pourrons être réquisitionné en attendant que les amphithéâtres en construction 
finissent » a conclu Younoussi Abdourahamane.
En 2010, le nombre d'étudiants à l'université de Niamey était de 11 266, trois ans après 
le nombre a grimpé en flèche. Très bonne chose,
 une preuve que les jeunes s'intéressent de 
plus en plus aux études universitaires. 
Mais seulement, il semble qu'au cours 
de la dernière 
Vue université de Tahoua
décennie, les autorités qui se sont succédé à la tête de ce pays, n'ont pas préparé l'arrivée 
de ces milliers  d'étudiants. C'est vrai que celles       de la septième République ont lancé 
des projets de construction à travers toutes les universités publiques, cependant, cela 
n'est pas suffisant. Surtout 
quand on sait qu'elles se sont fixées c
omme objectif d’atteindre 50 000 étudiants. Parmi les
 amphithéâtres en construction, aucun n'excède les 1000 places. Pourtant dans certaines 
facultés, les étudiants d'une même section dépassent déjà 1000.
 Au vu de l'affluence actuelle, combien
seront-ils d'ici quelques années ?
Amphi 250 places université de Tahoua
La nécessité de faire de cette question une priorité, s'impose alors, car l'émergence du Niger 
en dépend.



Par Islamane Abdou
Photos : Ibou, Zaneidou, universités de Tahoua et Maradi.

A votre avis, y a-t-il de quoi s'inquiéter ?
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mardi 5 novembre 2013

72 migrants de retour d'Algérie sauvés dans le désert



Cette bonne nouvelle contraste avec l'horrible tragédie vécue début octobre mais connue la semaine passée, qui a vu 92 migrants mourir de soif dans le Sahara alors qu'ils cherchaient à rejoindre l'Algérie.
Lundi, quelque 72 clandestins -20 femmes et 52 enfants- "ont été retrouvés en plein désert par une délégation du gouvernorat d'Agadez partie (lundi) matin se recueillir sur les tombes des migrants récemment décédés entre l'Algérie et le Niger", a indiqué à l'AFP Azaoua Mamane, responsable de l'Ong "Synergie".
Une source sécuritaire a confirmé l'information à l'AFP, sans donner plus de précisions.
Selon M. Mamane, les rescapés "paraissent fatigués et ont faim" mais ont "l'air en bonne santé".
Tous ont été ramenés à Arlit à bord des 4x4 de la délégation du gouverneur d'Agadez, le colonel Garba Maïkido, a précisé Azaoua Mamane, dont l'ONG est basée à Arlit, dernière ville du nord du Niger avant la frontière algérienne.
Agadez est la grande ville du nord du pays, considérée comme la principale zone de transit pour le migrants à destination de l'Algérie et surtout de la Libye.
Baraka Souley, l'une des femmes du groupe, a raconté à l'AFP que ces migrants originaires du sud du Niger, à l'instar de ceux morts dans le désert, dont certains n'avaient migré en Algérie qu'il y a deux mois, avaient "volontairement décidé de rentrer au pays après l'annonce des décès atroces" de leurs compatriotes.
"En Algérie, nous vivions de la mendicité". Mais ces "morts horrible nous ont bouleversés, nous ont choqués. Nous avons subitement décidé de rentrer. Nous n'avions plus la conscience tranquille", a-t-elle expliqué.
L'un des pneus de leur camion, qui était parti lundi matin de Tamanrasset (sud de l'Algérie), a crevé dans le désert, provoquant la panique au sein des passagers, a-t-elle relaté.
"Nous nous sommes alors regroupés au bord de la route et nous nous sommes mis à prier pour qu'on ne meure pas comme les autres", a relaté Baraka Souley, derrière qui résonnent des cris d'enfants.
"Quand nous avons aperçu les voitures des autorités, nous avons tous crié +Alhamdoulilah+ (Allah merci)", a raconté cette jeune femme âgée d'une trentaine d'années.
Quelque 92 migrants, essentiellement des femmes et des enfants, sont morts de soif début octobre alors qu'ils traversaient le désert pour rejoindre l'Algérie. Seuls 21 ont survécu.
Les détails horribles de leur périple et des conditions de leur décès - véhicules surchargés tombés en panne, déshydratation progressive, cadavres en décomposition et mangés par des chacals - n'ont été révélés qu'il y a quelques jours.

lundi 4 novembre 2013

une matinée de salubrité à la ceinture verte de Niamey

Le Vendredi 1er Mars 2013, jour de gloire...Le Conseil des Ministres adopte la loi portant interdiction de production, d'importation, de commercialisation et d'utilisation des sachets plastiques légers à basse densité (Sachets noirs hautement toxique pour l'homme et son environnement).
Mais hélas notre joie fut de courte durée, cette loi fut par la suite rejetée et renvoyée en révision. Et nous le savons bien, au Niger, la plupart des lois qui entrent en révision finissent leur humble vie dans un tiroir poussiéreux, avec l'angoisse de finir habillée par les toiles d'araignée ou pire anéantie par les termites. Pour certains fatalistes, la raison de ce rejet est: "Le Niger n'est pas encore prêt pour cela (Pauvre Niger qui n'a pas de bouche pour se défendre! Pauvre Niger considéré comme incapable aux changements positifs!)" A ceux là je demande: "Quand le sera-t-il alors? Lorsque le désert nous aura submergé? Lorsque nos terres seront arides et nues? Lorsque la pollution aura eu raison des couches les plus vulnérables? Lorsque la terre aura péri sous le poids de vos intérêts mesquins et égoïstes? Quel héritage voulez-vous laisser à vos enfants? Les biens que vous aurez acquis, vous suivront-ils dans vos tombes? Si votre environnement meurt, comment allez vous survivre avec votre richesse? A quoi vous servira-t-elle?"
Pour d'autres "plus lucides", le gouvernement n'a pas proposé une autre alternative. Je réponds: "Si!!!!! Des sachets plastiques biodégradables ont été présentés" Mais la question reste, le gouvernement est-il prêt à investir réellement dans l'environnement en ré adoptant et mettent en application cette loi? C'est cette question que se sont posés l'Association Nigérienne des Scouts de l'Environnement en collaboration avec L'Association Environnement Biodiversité et Développement, l'AEMN, le Réseau Nigérien des Journalistes pour l'Environnement (RNJE) et l'appui technique de la Direction Générale de l'Environnement et des Eaux et Forêts qui nous ont soutenus jusqu'au bout.
Nous avons alors effectué ce Dimanche 03 Novembre, une matinée de salubrité au Niveau des poumons de Niamey (La ceinture verte) pour rappeler à l'assemblée nationale que nous n'avons pas oublié cette loi et tenons encore à elle. Mais également pour apporter notre contribution à l'assainissement de Niamey et donner un exemple à la population en général et aux jeunes en particulier CAR LES JEUNES, LE NIGER COMPTE SUR NOUS! SOYONS DES CITOYENS MODELES ET EDUQUONS LES AUTRES!
Nous profitons pour remercier l'Ecole de Santé: E.S.P.A.S qui nous ont gratifié d'un gracieux rafraichissement rien qu'en nous voyant faire le ramassage! 


samedi 2 novembre 2013

Session ordinaire du Conseil National de la Jeunesse



la capitale du Djermakoye accueil la session du Conseil National de la Jeunesse au titre de l'année 2013, depuis ce vendredi 1er novembre.
"Plus la jeunesse est occupé, mieux elle participe au développement local…la violence n'est pas la solution à nos problèmes", a annoncé Aliou Oumarou, Président du Conseil National de la Jeunesse du Niger lors de l'ouverture de la session. Une rencontre de trois jours qui a pour thème : emploi et sécurité, un défis pour la jeunesse nigérienne. Au menu des discussions, les bilans d'activités des régions, des echanges sur la gestion mais aussi un amendement des textes.
Pour rappel, le Conseil National de la Jeunesse est un organe consultatif independant et apolitique placé sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse. Il regroupe toutes les organisations de jeunesse du milieu rural et urbain, en milieu scolaire et extra scolaire. 

vendredi 1 novembre 2013

92 morts dans le désert : Shafa, survivante nigérienne de 14 ans raconte son histoire


Les cadavres de 92 migrants ont été retrouvés mercredi au Niger, dans le désert, à une dizaine de kilomètres de la frontière algérienne. Ces victimes (7 hommes, 33 femmes et 52 enfants) sont mortes de soif quand leurs véhicules, en route vers l’Algérie, sont tombés en panne. Shafa, une Nigérienne de 14 ans, a survécu et raconte son histoire à la BBC.
On était en route pour l’Algérie pour rendre visite à des membres de la famille. Nous étions plus d’une centaine dans un convoi de deux véhicules. Notre camion est tombé en panne, et cela a pris un jour entier pour le réparer. Pendant ce temps là, nous nous sommes retrouvé à court d’eau. Nous avons réussi à trouver un puits, mais il n’y avait qu’un tout petit peu d’eau - l’un de nous est descendu dans le puits et a réussi à en extraire une toute petite quantité d’eau, mais le reste d’entre nous n’a rien pu boire. Les chauffeurs nous ont dit d’attendre pendant que les autres allait chercher de l’eau, mais une nuit et un jour plus tard, ils n'étaient toujours pas revenus.
C’est là que les gens ont commencé à mourir. 15 d’entre nous sont morts pendant ce deuxième jour sans eau. On a continué avec les cadavres dans le camion. A ce moment là le deuxième véhicule est revenu avec de l’eau, Alhamdulillah (Dieu merci).
Nous sommes tombés sur des forces de sécurité algériennes, mais les chauffeurs ont fait demi-tour parce qu’ils ne voulaient pas être découverts avec nous car le voyage était illégal. Ils nous ont demandé de nous cacher dans une tranchée, où nous avons passé une autre nuit, la troisième nuit sans eau. Une femme a commencé à se plaindre et un des chauffeurs nous a battu avec un tuyau.Beaucoup de femmes et d’enfants sont morts. Les chauffeurs avaient de l’eau dans des bidons, mais ils la gardaient pour eux.
“Je les ai enterrés”
A partir de là ils nous ont ramené au Niger. Notre eau était à nouveau épuisée. Nous étions là, assis aux milieu des cadavres dans le camion et nous avions faim. Une fois au Niger, les chauffeurs ont retiré les corps du camion pour les enterrer. Ils les ont déposés au sol, les mères d’abord, puis leurs enfants par dessus. Ils nous ont dit que ceux d’entre nous toujours capables de bouger seraient ramenés dans leur village.
Sur le trajet, les véhicules n’avaient plus d’essence, et ils nous ont demandé de l’argent pour en acheter. Ils nous ont dit de sortir du véhicule pendant qu’ils allaient chercher l’essence. Ils ne sont jamais revenus. On a attendu deux jours dans le désert, sans eau, sans nourriture, avant de décider de nous mettre à marcher. Certains véhicules passaient, nous avons essayer de les stopper mais personne ne s'arrêtait. Une des voitures qui passait a même heurté trois personnes de notre groupe et les a tuées.
Nous n'étions plus que huit, dont ma maman et mes jeunes soeurs. Quand nous étions fatigués, nous nous sommes assis sous un arbre, et c’est là que ma soeur est morte. Nous l’avons enterrée là. Puis nous avons continué à marcher, et après un jour, ma deuxième soeur est morte. Puis au troisième jour ma mère est morte. Je les ai toutes enterrées moi même.
Sauvée
Aucun des véhicules qui est passé n’a accepté de s'arrêter pour me prendre. Après un moment j’ai trouvé un arbre, je me suis assise à l’ombre, et j’ai failli abandonner… puis une voiture est arrivée. J’ai retiré mon chemisier et j’ai fait des grands gestes désespérés. Il s’est arrêté et m’a demandé ce qui était arrivé et je lui ai raconté. Ils m’ont donné du lait et une galette de riz. J’ai mangé un petit peu, mais je ne pouvais pas continuer, alors ils m’ont fait du thé. C’est seulement ensuite qu’on s’est dirigé vers Arlit, ou j’ai pu retrouver mon grand-père.
Maintenant je suis ici, mon père est mort il y a longtemps, maintenant ma mère est morte, je n’ai pas de soeurs, pas de frères. Je vis avec ma tante. J’ai entendu que seul moi, une autre petite fille, et 18 hommes ont survécu au voyage, sur la centaine que nous étions.
BBC