
Ibrahim Mahamadou, 17, retourné
du Nigeria dans sa case,
dans la cour
qu’occupe sa famille à Diffa, mars 2014. Retourné du Nigeria depuis un mois, il
y gagnait sa vie en travaillant dans une boulangerie, pour faire vivre ses
parents, ses 5 frères et sœurs, de retour de Goubio, au nord du Nigeria. Fuyant
l’instabilité provoquée par la secte islamiste Boko Haram, sa famille a préféré
retourner à Diffa, leur ville d’origine. Depuis, ils vivent sous une hutte et
ne vivent que de quelques subsides en gardant un site de production de briques.
Ibrahim gagnait l’argent nécessaire à la survie du foyer en travaillant au
Nigeria mais tout s’est arrêté un jour de février, quand les « Ngoura »
sont arrivés en ville. Depuis, Ibrahim est à Diffa, et sans travail malgré tous
ses efforts.
« J’ai
fui Goubio [au nord du Nigeria] quand les An Goura [porteurs de machette, en
haoussa] sont arrivés dans le village, avec l’armée. Ce sont des jeunes des
ghettos, ils sont payés pour aider les militaires, enrôler les jeunes et tuer
les hommes. Là-bas, la situation est
intenable. Il n’y a jamais la paix. On vit dans une peur constante. On ne sait
pas si le matin.
Unicef Niger 2014/Pierre Terdjman
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