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Jeunesse du Niger

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mardi 1 juillet 2014

Debut des epreuves du bac session 2014



Ce sont 30454 candidats répartis dans 80 jury à travers le Niger qui font face aux épreuves du Bac session Juillet 2014. Début qui s’annonce bien et dont toutes les conditions ont été mises pour la bonne réussite de ces examens a annoncé le ministre chargé des enseignements supérieurs. Un Bac qui a connu beaucoup d’innovations ainsi qu’une hausse de l’effectif.

Selon M. Asmane Abdou, les innovations portent sur l'avènement de nouvelles série et spécialité dans les domaines des Enseignements Professionnels et Techniques. En effet, à compter de cette session de bac, le baccalauréat professionnel et technique inclue les élèves de quatre (4) lycées professionnels de l'intérieur du pays. C'est ainsi que le Lycée Technique de Diffa présente 58 candidats dont 28 en électronique et 30 en Industries Pétrolières. Le Lycée Technique de Doutchi compte 57 candidats dont 33 en génie civil, 8 en techniques quantitatives de gestion ; et 16 en techniques commerciales. Le Lycée Professionnel d'Agadez quant à lui, présente 41 candidats dont 23 en tourisme et 18 en hôtellerie-restauration et le Lycée Professionnel de Téra qui présente 63 candidats dont 35 en production végétale, et 28 en production animale.

En dépit des grèves des syndicats d’enseignants et élèves, les examens se tiennent aux dates indiquées. Premier diplôme universitaire, le bac constitue la clé pour les études supérieurs. c’est pourquoi le ministre Asmane Abdou a affirmé qu’aucune fraude, tricherie ou corruption ne sera tolérée tout en annonçant que les nigériens attendent des examens propres.

lundi 9 juin 2014

2éme édition du forum international francophone jeunesse et emplois verts



Après 2012, le Niger va accueillir la seconde rencontre des jeunes francophones sur les emplois verts. Du 10 au 13 juin, les participants, qui viendront de plusieurs pays de l’espace francophones partageront et échangeront leurs expériences sur des thématiques aussi riches et variées. Les discussions et travaux s’articuleront principalement sur les questions liées à la préservation de l’environnement et la promotion d’une économie verte dans l’espace francophone. Au programme : des communications et conférences débats, des expositions sur les projets porteurs des jeunes.


Plus de 200 participants, dont 50 jeunes internationaux, experts et invités ressortissants des pays membres de la Francophonie ont été sélectionnés sur  la base de la qualité de leurs projets, leurs implications dans leur communauté respective et leur expérience dans l’une des 5 thématiques retenues pour le Forum. L’Asie-Pacifique sera représentée par un participant du Cambodge, un de Thaïlande et un de Vietnam.
Ces jeunes talents seront encadrés par des experts  pour développer leurs projets, y compris pour certains avec un soutien financier. Leurs projets seront présentés lors de la grande Foire internationale consacrées aux « emplois verts ».

Venez découvrir et encourager les projets des jeunes soucieux du développement durable et protecteurs de l’environnement.
La 2éme édition du forum international francophone jeunesse et emplois verts, c’est du 10 au 13 juin 2014 au palais du 29 juillet de Niamey.

vendredi 30 mai 2014

Probable marche des scolaires le mardi prochain


Après un point de presse dressant le bilan des arrestations et annoncer qu’aucune avancée n’a été enregistrée dans les négociations pour libérer leurs camarades de l’université, le Comité Directeur de l’Union des Scolaires Nigériens (USN) décide de passer à la vitesse supérieure. 72 étudiants arrêtés, c’est le nombre que le ministre de l’intérieur Hassoumi Massaoudou a annoncé au cours de sa conférence de presse. Les scolaires eux, annoncent avoir vu 58 étudiants et 2 élèves repartis dans plusieurs maisons d’arrêts situés hors de Niamey. Où sont alors passés les 12 autres scolaires ?
Le Comité Directeur de l’USN utilise déjà l’expression « portés disparus » pour qualifiés cela.
Par le biais d’une correspondance, l’instance dirigeante des scolaires vient de demander aux autorités de la ville de Niamey l’autorisation d’une marche pour le 3 mai et avance comme motifs : « exiger la libération des camarades détenus arbitrairement, une lumière sur les 12 camarades portés disparus, protester contre la non satisfaction du paiement de la subvention, bourse et des allocations et dénoncer les arrestations, les intimidations des acteurs de la société civile et de certains médias privés pour la sauvegarde et la défense des acquis démocratiques ».
Une marche à laquelle, « les scolaires vont sortir de tous les coins de la capitale pour converger à la place de concertation, lieu du meeting à partir de 9h00 » a précisé le comité Directeur dans sa correspondance.
Les autorités vont-elles autoriser cette marche ?
Tout porte à croire que non, car le Ministre Hassoumi Massaoudou vient d’interdire toute manifestation publique dans une telle situation « caractérisée par la circulation des armes dans la capitale ». 

Par Jeunesse du Niger
Photo : Archives

mardi 27 mai 2014

deuxième étape de la formation en leadership, citoyenneté et culture de la paix.




Au terme des trois jours de formation des jeunes sur le leadership, la citoyenneté et la culture de la paix, c’est à leur tour de « conscientiser » leurs pairs. Première étape, le CEG 11. Regroupé dans une salle de classe, ils leurs montrer comment devenir un bon leader, comment devenir aussi un citoyen model. Ces deux questions, une fois assimilées viennent contribuer à la culture de la paix. Le message véhiculé aux élèves s’est fait via une pédagogie répondant au niveau des élèves. Ce qui a permis, une meilleure compréhension des thèmes exposés. L’exemple, c’est cet exercice, où il a été demandé aux élèves leur réaction s’ils étaient secrétaire général du bureau des élèves après qu’un enseignant ait giflé un élève.  Voici quelques unes de leurs réponses :
-En tant que SG, je dois arrêter, la bagarre et demander la cause. Si ce n’est pas grave, je peu résoudre le problème. Mais si c’est grave, je vais les convoquer chez le proviseur.
-En tant que SG, je vais d’abord essayer de connaître la raison de la bagarre. Si l’élève à raison, on part immédiatement voir le Directeur de l’établissement pour lui expliquer la situation ? Si c’est l’enseignant qui a raison, je cherche à résoudre ce  problème et conseiller notre ami.
-Je vais chercher à savoir ce qui s’est passé entre eux. Mais à mon avis, ce n’est pas normal qu’un enseignant gifle son élève, parce qu’il n’aura plus de respect envers lui. Quelque soit, le problème qu’il y a entre eux, il doit le signaler à l’administration. En tant que leader, le SG doit chercher à trouver une solution à cette question.
Comme le CEG 11, ce sont 4 autres écoles situées dans les 4 autres arrondissements de Niamey qui bénéficieront de cette formation. Le choix des écoles n’est pas fortuit, ici, la violence est omniprésente. Elèves voir même certains enseignants font souvent recours à la violence pour résoudre des situation. En témoignent, les grèves occasionnées des casses. 

lundi 26 mai 2014

Bientôt la fin de l’année scolaire


Dans quelques semaines, les écoles clôtureront l’année. Si pour les classes de passages, ont procède aux dernières évaluations, dans les classes d’examens, ce sont les examens blancs qui sont en cours. L’heure est aussi et surtout au bilan, voir ce qui a été fait ainsi que ce qui est faisable avant la date butoir. La situation n’est pas la même selon qu’il s’agisse des écoles publiques ou privées. Pour les premières,  le retard dû au démarrage des cours ainsi que les incessantes grèves des enseignants mais aussi des élèves rendent impossible l’achèvement du programme dans beaucoup d’établissements publics. Alors ont tente de rattraper le temps perdu avec les cours de rattrapage dispensés souvent à la hâte. Dans les écoles privées, le constat est tout autre, ont se glorifie d’avoir terminé le programme et pensent déjà à corriger les examens des années antérieurs ou faire un deuxième examen blanc. 
Chaque année, c’est malheureusement le même constat qui se dégage : un programme inachevé dans les écoles publics, bien que ce soient ces écoles qui accueillent le plus grand nombre d’élèves venant pour la plupart de milieux pauvres.
Il est certes bien d’encourager l’envoi des enfants à l’école, mais il est tout aussi important de veiller à ce que ces enfants aient une éducation de qualité. 

Par Jeunesse du Niger

vendredi 23 mai 2014

50 jeunes à l’école du leadership, de la culture de la paix ainsi que de la citoyenneté



Fidèle à ses principes, le cadre de Concertation des Associations de Jeunesse de la région de Niamey s’est fixé comme objectif à l’instar des Cadres Concertation des autres régions, de contribuer à sa manière pour une éducation citoyenne de la génération consciente.
C’est ainsi que ce vendredi 23 mai, un atelier réuni 50 jeunes pairs éducateurs autour du thème portant sur le leadership, la citoyenneté et la culture de la paix. Parmi ces jeunes, 40 viennent des écoles et de l’université de Niamey et les autres du CCAJ. Ce rendez-vous de la jeunesse soutenu par Unicef Niger, donnera l’occasion aux participants de mieux comprendre l’importance de la culture citoyenne et de la paix en milieu jeunes surtout. Dans un pays comme le notre où la jeunesse se place au cœur de tout développement durable, aucune avancée n’est possible sans une jeunesse citoyenne qui cultive la paix et la tolérance. A leur tour, ces leaders partageront les connaissances apprises au cours des 3 jours que durera l’atelier avec les autres jeunes n’ayant pas eu la chance d’y participer, comme quoi chez nous jeunes, l’esprit de partage fait avancer les choses.

Par Jeunesse du Niger 

jeudi 22 mai 2014

Marches violentes des étudiants de l’université de Niamey : retour sur les faits



Aux alentours de la maternité centrale, plusieurs pneus brulés
ainsi que des arrestations d'étudiants...
Depuis prés de 5 ans, les étudiants nigériens à l’université Abdou Moumouni de Niamey qui ne bénéficient pas de la bourse nationale, se voient accorder à la fin de chaque année académique, une allocation dénommée « aide sociale ». Fixée à 113 000fcfa à ses débuts, elle a été rehaussée à 150 000 depuis l’année dernière. Le premier et essentiel critère c’est ne pas être boursier. Cette année, beaucoup d’étudiants ayant été retenu les années précédentes n’ont pas vu leurs noms sur la liste, car il a semblé que de nouveaux critères ont été instaurés. C’est ainsi que le syndicat des étudiants nigériens à l’université de Niamey a entamé des pourparlers avec les autorités en charge de ce secteur. Négociations qui ont porté leurs fruits. Il ne reste plus qu’une seule signature pour que la liste des rejetés soit autorisée : c’est celle du Directeur General de l’Agence Nigérienne des Allocations et Bourses (ANAB) a annoncé Younoussi Abdourahamane. Le mardi, le Secrétaire chargé des affaires académiques se rend alors à l’ANAB pour demander au DG sa signature. Mais au cours des échanges, le DG « demande à sa sécurité d’embarquer le camarade », a affirmé Younoussi Abdouramane, Secrétaire General des étudiants. A 12H30, après que tous les bus chargés du transport des camarades soient remplis, ils prennent la direction de l’ANAB, objectif : faire un seet-in. La manifestation pacifique se transformera en casse. Va alors s’acharner la colère des camarades sur le local de l’ANAB ainsi que le véhicule du DG. Portes, fenêtres, matériel informatique… Les étudiants rendirent méconnaissable l’ANAB. Même le véhicule du DG n’a pas été épargné. Sa voiture a été complètement cassée puis renversée. L’arrivée des forces de l’ordre va calmer la situation, celle-ci procèderont à des arrestations, au nombre d’une vingtaines.
Un tas de flacons de gaz lacrymogènes
 lancés sur le campus universitaire.....
 
De retour au campus, une assemblée générale spontanée va se tenir et durera une quinzaine de minutes. A l’annonce de l’arrestation des étudiants, leurs camarades décident de retourner dans les rues et exiger la libération de ceux-ci avec pour seules armes leurs mains et des cailloux. La première vague d’étudiants parvient à traverser le pont Kennedy, le centre ville va alors vivre une situation inédite. Les étudiants brulent tout sur leur passage en prononçant des slogans hostiles au pouvoir en place. Police, gendarme, gardes républicaine, sont mis à contribution pour maitriser la situation. A coup de gaz lacrymogènes et de matraques, ils pourchasseront les étudiants, jusque dans les habitations pour les arrêter après les avoirs bastonné. Au siège de l’union des scolaires nigériens où certains étudiants se sont refugiés, « les forces de l’ordre ont cassés les vitres et tire des gaz pour faire sortir les camarades » témoigne un étudiant.
Sur le pont Kennedy....
Pendant ce temps, un autre groupe d’étudiants, va vouloir traverser le pont pour aller en appui au premier groupe, mais, les forces de l’ordre positionné sur le pont vont les en empêcher. En quelques heures, tout le centre ville s’est transformé en un front. Le ministre de l’emploi qui était dans la zone a échappé de justesse à des jets de cailloux. Eparpillé en petits groupes un peu partout dans la ville, les étudiants brulent des pneus avec des slogans hostiles les uns plus que les autres. Les centaines d’agents de forces de l’ordre eurent du mal à les maitriser. Il aurait fallu tard dans la nuit pour que la situation se calme. Au lendemain de ces violences, les dégâts sont énormes, beaucoup d’étudiants blessés dont certains gravement a annoncé Younoussi Abdouramane, pendant que le gouverneur de Niamey lui parle d’une dizaine. Plusieurs arrestations dans les rangs des étudiants, le premier pont interdit d’accès toute la journée du mercredi, mais aussi la suspension du paiement de l’aide sociale jusqu’à nouvel ordre. Dans la journée, beaucoup de rumeurs selon lesquels il y a eu deux étudiants tués par balle ou un bébé mort de suite de l’inhalation du gaz lacrymogène, ont été véhiculé. Mais aucune n’a été confirmée. La sortie du Ministre des enseignements supérieurs sur les antennes de la télévision nationale invitant les étudiants à mettre fin aux violences n’a pas empêché aux autorités de prendre des précautions en plaçant des équipes d’intervention aux alentours du campus universitaire. Si dans sa sortie médiatique, le gouverneur de Niamey exclut tout tire d’armes, les étudiants eux, contredisent ces affirmations en postant sur les réseaux sociaux une photo d'un étudiant blessé, qu’ils présentent comme la victimes des tirs.
Depuis 2006, c’est la première fois, qu’une sortie des étudiants a été aussi violente.
Preuve que des questions touchant au social des camarades peuvent les conduire à faire le pire.
Un blessé, présenté
comme victime d'un tir par balle
Cependant, cette sortie violente devait être prévisible, car depuis le début de l’année académique, ils n’ont cessés de demander l’amélioration de leurs conditions de vie et d’études tout en annonçant que si rien n’est fait, ils vont durcir le ton. Leur dernier seet-in au rectorat en est une illustration.
Il va falloir que tous les acteurs de ce secteur se retrouvent sur une table et discuter véritablement des problèmes que connaît l’école nigérienne afin de proposer des sorties de crises qui seront concrétisées. Car les solutions, il y en a, c’est la mise en œuvre qui fait parfois défaut.  

Par Jeunesse du Niger

lundi 18 novembre 2013

Les scolaires de Niamey en colère



Devanture CEG 5 de Niamey : les élèves brûlent 
des pneus et posent des barricades
Photo : Islamane Abdou
Ils étaient nombreux ce lundi et mardi, les élèves, à sortir dans les rues de la capitale brulant des pneus et cassant presque tout sur leur passage. La circulation sur les grandes artères de la ville s’est trouvé bloquée. Ce mouvement d’humeur fait suite à l’expiration de l’ultimatum donné aux autorités en charge de l’école pour satisfaire la plateforme revendicative que les scolaires leur ont soumis avant même la rentrée scolaire affirment-ils.  Revendications dans lesquelles ils demandent la reprise effective des cours à travers la construction des classes en paillotes, la dotation de tables bancs, et bien d’autres. Les élèves qui sont sortis ont profité pour faire sortir leurs camarades des écoles (privée surtout) qui ont décidé de rester faire les cours, ce qui a créé dans plusieurs écoles des bagarres entre pros et antis manifestation. Cette première sortie  n’est qu’un début, menace la section lycées et collèges de l’Union des Scolaires Nigériens (USN) au titre de la région de Niamey, initiatrice de ce mouvement.

Devanture d'une école professionnelle, les élèves
 tentent de faire sortir  leurs camarades continuant de suivre les cours.

                                     Photo : Islamane Abdou 

mercredi 6 novembre 2013

Les capacités d’accueil des universités publiques du Niger : y a-t-il de quoi s'inquiéter ?




Amphi 1000 places-FSEJ Université de Niamey
A la faculté de médecine de l’université de Niamey, pour avoir la possibilité de suivre 
les cours assis et aussi entendre l’enseignant, il faut réserver sa place, dés 5 heures du matin.
 La plus grande salle de cours  ne dépasse point 400 places pour 600 étudiants. Au même 
moment, 1300 nouveaux bacheliers ont été retenus pour continuer leurs études en droit, alors 
que le plus grand amphithéâtre de la faculté qui est d’ailleurs le seul à l’université de Niamey 
est de 1000 places. Pourtant, ces étudiants font parti des privilégies qui ont eu la chance d’être 
accepté pour cette année académique. Alors que toutes les 4 universités publiques de notre pays 
offrent 3000 places aux nouveaux bacheliers, ce sont plus 15 000 demandes d’inscriptions qui 
s’étaient présentées à elles annoncent plusieurs médias locaux (la majorité 
des bacheliers font des demandes d'inscription dans au moins 2 facultés). Si les résultats du
 bac 2013 ont été satisfaisant,  ce diplôme risquerait d’être le dernier pour certains d’entre eux,
 ce, en dépit de leur désir de continuer les études. Car, les capacités d’accueil de nos universités ne permettent pas de les retenir tous. En effet,  Niamey qui est la grande université a reçu 8763 
demandes dans les 5 facultés que compte cet    établissement (Faculté d’Agronomie, Faculté
 des Sciences de la Santé, Faculté des Sciences     Économiques et Juridiques, Faculté des Sciences et Techniques, Faculté des Lettres et Sciences   Humaines).  6143 ont été autorisé et 374 sont sur
 la liste d’attente a annoncé le ministre des     enseignements supérieurs lors d'un point de presse. 
Mais auparavant des Chiffres plus alarmant ont     circulé : A Maradi, pour les 440 places de 
disponibles, 1700 bacheliers ont formulé une demande. Tandis que à l’université de Tahoua,
Chantier Université de Maradi
 600 places sont disponibles pour 1300 demandes. A 900 Km de la capitale, l’université 
de Damagaram ne peut retenir les 1200 demandes d’inscriptions car ne pouvant offrir que 
500 places. Le ministre lui a annonce que « aucun problème ne se pose dans les régions 
sauf à Niamey ».
A ces problèmes vient se greffer un manque d’enseignants, le nombre d’enseignant 
chercheurs ne peut couvrir les besoins de l’ensemble de nos universités. A Niamey, 
ce sont plus de 19 000 étudiants qui sont attendus pour 200 enseignants selon les étudiants.
  Il faut parfois faire appel aux enseignants des universités “amies” des autres pays, comme
 c’est le cas par exemple de l’université de Tahoua qui sollicite parfois     des enseignants 
Chantier Université de Maradi
de l’Université Kalavi au Benin.

Enseignants et étudiants tirent sur la sonnette d’alerte. Le 6 octobre dernier, les enseignants 
chercheurs     ont rappelé que « le nombre de demandes d’inscriptions est largement supérieur
 aux offres des     universités du pays ». Les étudiants eux estiment que « ces nouveaux étudiants
ne sont pas à la base du manque d’infrastructures, ils ne doivent par conséquent pas être victime
 de cette injustice » a martelé Younoussi Abdourahamane, Secrétaire General de l’Union des
 Étudiants Nigériens à l’Université de Niamey (UENUN). Afin de voir tous les nouveaux
 bacheliers obtenir une inscription, les étudiants comptent aller jusqu’au bout. 
Ce sont ceux de l’université de Niamey, qui ont fait les premiers pats.      
Après un ultimatum de 72 heures, les camarades ont décidé 
d’effectuer un sit-in au rectorat avant de suspendre les cours pour 24 heures.
Bien que le Président de la République ait demandé     à ce que tous les bacheliers soient 
recrutés, il semble que cette requête peine à être concrétisée. Afin de remédier à ce problème 
d’infrastructures, les   universités sont actuellement en chantier comme     
 c’est le cas avec celle de Niamey où deux amphithéâtres de 1000 places sont en train 
d’être construit.
Vue d'un bâtiment à l'université de Zinder
Mais que faire avec les nouveaux bacheliers n’ayant pas été retenus ?
Dans les années précédentes, les édifices publics servaient de salles de cours. C’est 
l’alternative que proposent les étudiants. « le palais des sports, le CCOG et autres édifices 
publics pourrons être réquisitionné en attendant que les amphithéâtres en construction 
finissent » a conclu Younoussi Abdourahamane.
En 2010, le nombre d'étudiants à l'université de Niamey était de 11 266, trois ans après 
le nombre a grimpé en flèche. Très bonne chose,
 une preuve que les jeunes s'intéressent de 
plus en plus aux études universitaires. 
Mais seulement, il semble qu'au cours 
de la dernière 
Vue université de Tahoua
décennie, les autorités qui se sont succédé à la tête de ce pays, n'ont pas préparé l'arrivée 
de ces milliers  d'étudiants. C'est vrai que celles       de la septième République ont lancé 
des projets de construction à travers toutes les universités publiques, cependant, cela 
n'est pas suffisant. Surtout 
quand on sait qu'elles se sont fixées c
omme objectif d’atteindre 50 000 étudiants. Parmi les
 amphithéâtres en construction, aucun n'excède les 1000 places. Pourtant dans certaines 
facultés, les étudiants d'une même section dépassent déjà 1000.
 Au vu de l'affluence actuelle, combien
seront-ils d'ici quelques années ?
Amphi 250 places université de Tahoua
La nécessité de faire de cette question une priorité, s'impose alors, car l'émergence du Niger 
en dépend.



Par Islamane Abdou
Photos : Ibou, Zaneidou, universités de Tahoua et Maradi.

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jeudi 17 octobre 2013

Problème d’inscription dans les universités : Des milliers de bacheliers dans l’incertitude


La question donne quelques frissons. Cette année, des milliers de bacheliers admis au BAC 2012-2013 risquent de se retrouver dans les rues, faute d’infrastructures dans les quatre universités d’accueil du pays où 8.763 nouveaux admis sont venus allonger la liste des bacheliers nigériens à l’issue de la session 2013. Les places disponibles dans ces institutions académiques ne correspondent pas aux demandes.
Et cette situation touche toutes les universités qui souffrent de problèmes de salles de cours. Sur le plan national, 15.100 demandes d’inscription sont tombées dans les différents services de scolarité pour moins de 3000 places disponibles, indique- t-on. Entre temps, la rentrée académique 2012-2014 a déjà eu lieu le 2 septembre dernier et les cours se poursuivent. Par université, la situation donne des vertiges. A Maradi, pour 1700 demandes, il n’y a que 440 places disponibles alors que, pour 1100 demandes d’inscription à Zinder, le nombre de places disponibles est de 500. L’université de Tahoua dispose de 600 places disponibles pour 1300 demandes. Et Niamey, à elle seule, a enregistré 11000 demandes d’inscription pour seulement 2300 places disponibles.
Si rien n’est fait, le reste risque de se trouver ailleurs que dans les facultés où ils sont censés y être pour être utiles au pays. A l’issue du congrès extraordinaire du Syndicat national des enseignants chercheurs et du supérieur (SNECS) le dimanche 6 octobre dernier et de la Journée internationale de l’enseignant, les enseignants des universités nigériennes, et avec eux le délégué général Idi Adamou de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, ont sonné l’alerte. Les universités que compte le pays ne peuvent pas répondre aux maigres flux de nouveaux étudiants qui cherchent l’inscription dans les différentes filières qui y sont disponibles, ont-ils déploré. La même alerte a été faite par les étudiants eux-mêmes, il ya quelque temps, même si les chiffres diffèrent.
Le Premier Ministre, chef du gouvernement, a porté quelques réserves sur le nombre des dossiers d’inscription qui ont été rejetés dans les différentes universités du pays. A l’occasion de sa rencontre avec la presse, le dimanche 6 octobre dernier, M. Brigi Rafini, qui n’a pas totalement démenti le nombre pléthorique de nouveaux étudiants qui se retrouveront sans inscription, a indiqué que les chiffres avancés restent à vérifier, avant de rassurer sur la création de deux nouvelles universités à l’intérieur du pays et la recherche des solutions pour résorber le problème de la capacité d’accueil à l’université de Niamey. Un défi qui interpelle les autorités de la 7ème République qui n’ont plus intérêt à donner raison à Hama Amadou sur sa conception cynique de l’enseignement supérieur.
A moins que ce ne soit une nouvelle stratégie de certains responsables du SNECS qui n’ont pas du tout voulu de la création des nouvelles universités à l’intérieur du pays. Toutefois, tout calcul fait, le nombre de demandes d’inscription est presque le double de celui de nouveaux de bacheliers admis cette année.
Mamane ABDOU

lundi 31 décembre 2012

Atelier de formation à l’entreprenariat social et solidaire



Les entrepreneurs sociaux sont des individus qui apportent des solutions innovantes aux problèmes actuels de la  société. Ils identifient des approches innovantes pour résoudre des problèmes qui paraissent souvent insolubles C’est dans ce cadre que  le CONFEJES, le Ministère de la Jeunesse,  des Sports et de la Culture et  Oxfam ont organisé du  03  au 07 décembre 2012 au Palais du 29 juillet, un atelier de formation sur l’entreprenariat social et solidaire. Les leaders du Conseil National de la Jeunesse et les cadres régionaux de jeunesse en  sont les bénéficiaires. L’ouverture a été présidée par le secrétaire générale du Ministère de la Jeunesse. La formation    couvrait plusieurs axes tels que :     
- le concept d’économie sociale et solidaire, qui se rapporte aux entreprises et organisations en particulier les coopératives, mutuelles, associations et fondations, dont les activités de production de biens ne visent pas l’enrichissement individuel mais le partage et la solidarité au bénéfice de l’homme
- La création d’entreprise sociale et solidaire, les différentes séquences de négociation du financement et l’élaboration de plans d’affaires.
Après la formation les participants   vulgariseront l’entreprenariat social et solidaire auprès de la population.



jeudi 13 décembre 2012

Zoom sur la plateforme régionale de Niamey

Vendredi le 30 novembre 2012, la Direction régionale de la formation professionnelle et de l’emploi  (DRFPE) de Niamey a inauguré sa plateforme d’information, d’orientation professionnelle et d’accompagnement des jeunes. Cet évènement est placé sous le signe du partenariat.

Trois (3) questions ont été posées à Tchouloum Mamadou, responsable de la plateforme :

Comment la plate-forme a-t-elle vu le jour?
"L’ouverture de cette plateforme est un évènement que nous attendions depuis 2010. Malheureusement la Direction Régionale de la Formation Professionnelle et de l’Emploi n’avait pas de local à mettre à notre disposition. Nous   étions obligés de chercher une autre solution, et c’est auprès des partenaires que nous l’avons trouvée. La plateforme régionale de Niamey est en effet le fruit d’une collaboration entre notre direction et la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports, qui a mis à notre disposition un espace de travail. C’est donc avec grand plaisir que la plateforme régionale de Niamey ouvre aujourd’hui ses portes aux jeunes. Nous les accueillons tous les jours, dans nos locaux, situés juste à côté de la Maison de la Culture Diado Sékou."

Quelle est votre degré de motivation ?
"Nous devons être à la hauteur de la mission qui nous a été confiée. La ville de Niamey compte maintenant cinq plateformes d’orientation-jeunesse. Ce n’est pas assez pour répondre aux demandes de tous les jeunes de la capitale mais c’est déjà un bon départ. Chaque jeune correctement orienté ou appuyé sera pour la plateforme une victoire. En tant que professeur de jeunesse et animateur, j’attache une importance particulière à tout ce qui est lié à l’insertion des jeunes. Je me sens à l’aise dans  mon rôle de responsable de plateforme, même si  je reconnais que ce n’est pas un travail facile."

Après l’inauguration, quelles sont les prochaines étapes ?
"La plateforme va commencer à accueillir les jeunes, et à étudier leurs besoins. Nous essaierons de répondre dans la mesure du possible à leurs demandes. Aussi,  il nous est nécessaire de multiplier nos partenaires, car  le développement de la plateforme ne peut se faire sans eux. Nous comptons sur le forum du 10 décembre pour les rencontrer et leur montrer notre détermination."

Sani Ayouba

lundi 10 décembre 2012

Programme de bourse Danceweb 2013

Date limite : 15/12/2012 

Cette bourse couvre une résidence de 5 semaines à Vienne, du 10 juillet au 14 août 2013, dans le cadre du festival ImPulsTanz.
Il donne à quelque 65 jeunes danseurs et chorégraphes professionnels la possibilité de participer à un programme international et intensif de formation continue.
Les danseurs et chorégraphes des pays d'Europe, d'Europe de l'Est et d'autres pays ayant des ambitions professionnelles sont invités à présenter leur candidature. Il est préférable d'avoir entre 22 et 30 ans et de bien maîtriser l'anglais. Le principal critère de sélection pour participer au programme Danceweb est la qualité de l'expérience des candidats.
Date limite de candidature : 15 décembre 2012.
Pour plus d'infos sur les bourses : www.jardindeurope.eu/index.php?id=71

lundi 3 décembre 2012

Atelier de reformulation des projets emplois verts pour les régions.

Dans le cadre du suivi des recommandations du forum  international francophone « jeunesse et emplois verts » tenu a Niamey du 16 au 20 janvier 2012, le Ministère de la Jeunesse, des Sports  et de la Culture  appuyé par le  Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a organisé un atelier de reformulation des projets emplois verts. Cette rencontre qui s’est déroulée à Dosso du 21 au 25 novembre 2012 à l’intention des cadres régionaux du ministère en charge de la jeunesse, des chefs de services régionaux ainsi que des présidents des conseils régionaux de la jeunesse,  devait permettre d’une manière générale, aux participants de revoir les idées des projets présentées lors du forum, d’en étudier leur pertinence et de les reformuler sous forme de projets bancables.
On peut citer d’autres objectifs de l’atelier :
ü Le format du plan d’affaire à utiliser dans le montage des projets des jeunes ;
ü La description des éléments essentiels du contenu du plan d’affaire ;
ü L’élaboration d’un plan d’actions pour la mise en œuvre des projets emplois verts des jeunes en région ;
ü L’amélioration des projets emplois verts au niveau de chaque région.

Cinq jours durant, les  participants ont travaillé sur les projets en question, en vue d’en constituer une banque de projets bancables au niveau de chaque région. Le directeur général de la jeunesse et celui des PME (petites et moyennes entreprises) ont été les  facilitateurs de l’atelier.

Les participants au forum sur les emplois verts désireux d’obtenir plus d’informations, peuvent s’adresser aux présidents des conseils régionaux  de la jeunesse, ou écrire à Sani Ayouba à l’adresse suivante :  cnjniamey@gmail.com.

 Sani Ayouba


samedi 1 décembre 2012

Le Projet Paix à travers le Développement

Peace Troughout Develeoppment phase II de l‟USAID est un projet sur cinq ans, destiné à apporter sa contribution au développement du Niger. L’un des axes majeurs de ce programme est de sensibiliser la jeunesse afin qu’elle puisse jouer un rôle dans la résolution des conflits et la transformation de la société. Pour ce faire, une formation des formateurs en leadership « jeune et gestion des conflits » a été organisée à l’hôtel Home Land de Niamey en aout 2012. Elle a réuni seize jeunes leaders issus de toutes les régions du Niger, sous la conduite de Mr Quentin expert du Search for Common Ground, venu de la Côte d’Ivoire. Ces formateurs des formateurs auront à leur tour la responsabilité de former leurs pairs dans les zones d’interventions du projet. Ainsi pour la région de Niamey, c’est le 5ème  arrondissement qui a été choisi. Vingt cinq jeunes leaders ont déjà  été formés du 27 au 29 aout 2012 a l’EMIG (Ecole des Mines et de Géologie).

Le Programme PDEV II vise à promouvoir la stabilité et à accroître la résilience communautaire dans le Sahel. Un groupe d'ONG, sous limpulsion de l'IRD, œuvrera, à travers une approche holistique et communautaire, à la réalisation de ces objectifs, en mettant notamment en place de solides partenariats régionaux avec dautres intervenants basés au Tchad, au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso. Ce programme, dont le budget s’élève à 70 millions de dollars et dune durée de cinq ans, permettra la réalisation dactivités avec les OSC locales, les leaders communautaires, les radios communautaires, les jeunes et les femmes.